Santé
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 24/07/2026 à 22:07
Depuis toujours
Réponses
1643
Oui
52%
Non
44%
Sans opinion
4%
Les pensées suicidaires constituent un enjeu de santé publique majeur, souvent difficile à appréhender faute de données déclaratives directes. Interroger les Français sur leur vécu personnel permet de mesurer l'étendue d'une expérience encore largement taboue et d'éclairer les politiques de prévention. À l'échelle de l'ensemble des répondants, une majorité se dégage nettement : 52 % des Français interrogés sur Politês déclarent avoir déjà eu une ou plusieurs envies de suicide, contre 44 % qui répondent non et 4 % sans opinion. Ce résultat place le « oui » en position majoritaire, sans pour autant traduire un consensus écrasant. La répartition témoigne d'une expérience partagée par une part importante de la population, tout en demeurant moins fréquemment rapportée chez d'autres. Premier enseignement : les écarts selon le genre sont particulièrement marqués. Les femmes déclarent avoir ressenti des envies de suicide à hauteur de 65 %, contre 43 % chez les hommes. Cet écart de 22 points pourrait suggérer que les femmes rapportent plus facilement ce type d'expérience, ou qu'elles y sont davantage exposées. Ces deux lectures ne s'excluent pas : des travaux de santé publique indiquent que les femmes tendent à exprimer plus ouvertement leur mal-être, tandis que les hommes sous-déclareraient davantage les souffrances psychiques. Deuxième enseignement : un gradient générationnel se dessine clairement. Les 18-24 ans affichent le taux de réponses positives le plus élevé, à 56 %, devant les 25-34 ans à 52 % et les 35-49 ans à 51 %. À partir de 50 ans, la proportion recule sensiblement : 39 % chez les 50-64 ans, 41 % chez les 65 ans et plus. Cet écart entre jeunes adultes et seniors pourrait s'expliquer par une plus grande disposition des jeunes générations à verbaliser leur vécu émotionnel, ou par une exposition effectivement plus forte chez les moins de 35 ans, cohérente avec les tendances documentées dans la littérature de santé publique sur le mal-être des jeunes adultes. Troisième enseignement : les inactifs (57 %) et les catégories socioprofessionnelles moins favorisées (55 %) déclarent plus fréquemment avoir ressenti des envies de suicide que les CSP+ (44 %). Cet écart de l'ordre de 10 à 13 points invite à considérer le rôle des conditions de vie, de la précarité et de l'isolement comme des facteurs pouvant peser sur la santé psychique. Ces résultats prennent un relief particulier dans le contexte français actuel. Les autorités sanitaires ont progressivement élevé la prévention du suicide au rang de priorité nationale, avec la création du numéro national de prévention du suicide 3114 en 2021 et la désignation de la santé mentale comme Grande Cause Nationale 2025. La reconnaissance croissante de ce sujet dans le débat public reflète une réalité que ces données tendent à confirmer : les pensées suicidaires ne constituent pas une expérience marginale, mais un vécu présent dans de larges pans de la société française. Ces résultats sont issus de données brutes non redressées, ce qui invite à interpréter les chiffres avec prudence, notamment pour les comparaisons entre sous-groupes. Au-delà des chiffres, ces données posent une question de fond : dans quelle mesure la parole sur les envies de suicide est-elle aujourd'hui libérée de façon homogène dans la société française, et quels angles morts subsistent, notamment chez les hommes et les générations plus âgées ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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