Santé
Publié le
16/10/2025
Résultats bruts
du 17/07/2026 à 17:28
Depuis toujours
Réponses
5264
Oui
21%
Non
78%
Ne sais pas
1%
La pratique sportive et la sédentarité font l'objet d'une attention croissante en France, portée par des enjeux de santé publique et des politiques nationales ambitieuses. Dans ce contexte, la question de savoir si chacun estime faire suffisamment de sport touche à la fois à la perception individuelle et à la réalité collective d'un mode de vie plus ou moins actif. Le constat qui ressort de cette consultation est net dans sa direction : 78 % des répondants sur Politês déclarent ne pas estimer faire suffisamment de sport, contre 21 % qui pensent en faire assez. La part des indécis est marginale, à 1 %. On est donc face à un sentiment largement partagé d'insuffisance sportive personnelle, qui traverse les différentes catégories de la population. Premier enseignement, le genre constitue une ligne de partage notable. Les hommes sont 25 % à estimer faire suffisamment de sport, contre 15 % des femmes, soit un écart de dix points. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une réalité déjà documentée : les femmes seraient en moyenne moins satisfaites de leur niveau d'activité physique, ce qui pourrait refléter des pratiques effectivement différentes, mais aussi des représentations plus exigeantes vis-à-vis de soi. Deuxième enseignement, la dimension générationnelle mérite attention. Les 35-49 ans et les 50-64 ans sont les plus sévères avec eux-mêmes : respectivement 84 % et 83 % d'entre eux estiment ne pas faire assez de sport. À l'inverse, les 15-17 ans sont les plus nombreux à se dire satisfaits de leur pratique, à 31 %, et les 65 ans et plus affichent également un niveau de satisfaction relatif plus élevé que la moyenne, à 28 %. Cela pourrait suggérer que les tranches d'âge actives, potentiellement davantage contraintes par des obligations professionnelles et familiales, ressentent plus fortement le décalage entre leurs pratiques réelles et ce qu'elles considèrent comme suffisant. Troisième enseignement, les différences selon la catégorie socioprofessionnelle sont présentes mais plus modestes. Les CSP- sont 83 % à estimer ne pas faire assez de sport, contre 78 % pour les CSP+ et 76 % pour les inactifs. L'écart, bien que limité, pourrait évoquer des contraintes d'accès ou de temps propres à certaines situations professionnelles. Ce résultat prend une résonance particulière dans le contexte des politiques publiques françaises. La Stratégie Nationale Sport-Santé 2025-2030 et la campagne "Bouger 30 minutes chaque jour" témoignent d'une volonté institutionnelle de réduire l'écart entre pratiques réelles et recommandations. Or, les chiffres collectés ici suggèrent que cet écart est bien perçu par les répondants eux-mêmes, ce qui pourrait constituer un point de départ favorable à l'appropriation de ces messages. Ces résultats sont issus de données brutes non redressées, ce qui invite à une certaine prudence dans leur généralisation, en particulier pour les segments aux effectifs plus réduits. Au fond, ce que révèle cette consultation, c'est moins une indifférence à la question sportive qu'une conscience aiguë d'un manque ressenti. Reste à savoir dans quelle mesure cette perception se traduit, ou non, en intentions concrètes de modifier ses habitudes.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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