Santé

Publié le

20/10/2025

Avez-vous déjà fumés?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 19:20

Depuis toujours

Réponses

2433

Oui

61%

Non

39%

Sans opinion

0%

Synthèse des résultats

La question de l'expérimentation du tabac occupe une place particulière dans les débats de santé publique français. Au-delà du tabagisme actif, savoir si une personne a déjà fumé renseigne sur l'exposition d'une génération à la cigarette, dans un pays où la réglementation antitabac s'est progressivement durcie depuis la loi Veil de 1976. À l'échelle de l'ensemble des répondants, une majorité se déclare avoir déjà fumé : 61 % répondent oui, contre 39 % non. La part des sans-opinion est nulle. Ce résultat majoritaire, net et sans ambiguïté de positionnement, fait de cette question davantage un révélateur sociologique qu'un indicateur de débat. Le premier enseignement est générationnel. L'écart entre les tranches d'âge est particulièrement marqué. Chez les 15-17 ans, 29 % déclarent avoir déjà fumé, contre 49 % chez les 18-24 ans, 68 % chez les 25-34 ans, puis 74 %, 76 % et 80 % pour les tranches suivantes. Cette progression régulière avec l'âge peut s'interpréter de deux manières complémentaires : d'une part, les plus âgés ont mécaniquement eu plus de temps pour expérimenter ; d'autre part, les cohortes les plus jeunes ont grandi dans un contexte de dénormalisation du tabac plus avancé, avec des campagnes de prévention plus intenses et des prix significativement plus élevés. Le deuxième enseignement concerne le genre. Les répondantes déclarent avoir davantage fumé que les répondants masculins : 67 % contre 57 %. Cet écart de dix points mérite d'être signalé avec prudence : il pourrait refléter des différences dans la composition de l'échantillon par âge ou catégorie socioprofessionnelle, ou suggérer une évolution des comportements féminins vis-à-vis du tabac au cours des dernières décennies. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle. Les actifs, qu'ils soient cadres et professions intermédiaires (CSP+, 68 %) ou employés et ouvriers (CSP-, 72 %), déclarent plus fréquemment avoir fumé que les inactifs (49 %). La catégorie des inactifs regroupe des profils très hétérogènes — étudiants, retraités, personnes sans emploi — ce qui invite à interpréter cet écart avec prudence. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la France a progressivement renforcé ses politiques antitabac sur les trente dernières années, avec des mesures allant de l'introduction du paquet neutre à la hausse régulière des prix, en passant par l'opération « Mois sans tabac ». La prévalence très élevée de l'expérimentation tabagique chez les générations nées avant les années 2000 pourrait témoigner d'une époque où fumer constituait une norme sociale bien plus répandue. La moindre exposition déclarée des plus jeunes irait dans le sens d'une transformation durable des comportements, même si l'essor du vapotage chez les adolescents invite à nuancer ce constat. Ces données, collectées par Politês, sont issues de résultats bruts, sans redressement statistique. La sur-représentation possible de certains profils dans l'échantillon invite à interpréter les écarts entre segments avec prudence, en particulier pour les tranches d'âge aux effectifs plus réduits. En définitive, les données suggèrent que l'expérimentation tabagique reste un phénomène très répandu parmi les générations ayant grandi avant le durcissement des politiques de santé publique, mais qu'elle reculerait sensiblement chez les plus jeunes. La question ouverte est de savoir si cette tendance est durable, et dans quelle mesure l'émergence de nouvelles formes de consommation de nicotine redessine la réalité de l'exposition au tabac pour les cohortes à venir.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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