Santé

Publié le

20/10/2025

Avez-vous déjà fumés?

Résultats bruts

du 29/05/2026 à 20:36

Depuis toujours

Réponses

2357

Oui

62%

Non

38%

Sans opinion

0%

Synthèse IA — bêta

Le tabagisme constitue l'un des enjeux de santé publique les plus documentés en France. La question analysée ici, simple en apparence, touche à une réalité plus complexe : elle ne mesure pas le tabagisme actuel, mais l'expérimentation, c'est-à-dire le fait d'avoir un jour consommé du tabac. Ce périmètre plus large permet d'appréhender la diffusion historique du tabac dans la société française. Dans l'ensemble, une majorité des répondants sur Politês déclarent avoir déjà fumé : 62 % répondent par l'affirmative, contre 38 % qui ne l'ont jamais fait. La question ne génère pratiquement aucune indécision, avec 0 % de sans-opinion. Ce résultat traduit une expérience tabagique largement partagée au sein de la population interrogée, sans pour autant indiquer si cette consommation a été ponctuelle ou durable. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Les 15-17 ans sont les moins nombreux à déclarer avoir déjà fumé, avec seulement 29 % de réponses positives, contre 80 % chez les 50-64 ans et 78 % chez les 65 ans et plus. Les 18-24 ans se situent à 49 %, soit en deçà de la majorité, tandis que les tranches d'âge supérieures franchissent progressivement ce seuil, avec 68 % chez les 25-34 ans et 74 % chez les 35-49 ans. Ces données pourraient suggérer que l'expérimentation du tabac a été sensiblement plus répandue parmi les générations plus anciennes, et que les jeunes adultes d'aujourd'hui entretiendraient un rapport différent, potentiellement plus distant, avec le tabac. Deuxième enseignement : un écart selon le genre, à rebours des représentations classiques. Les femmes déclarent avoir davantage fumé que les hommes : 67 % contre 58 %. Ce résultat mérite d'être interprété avec prudence. Il pourrait refléter des particularités propres à la composition de l'échantillon, ou signaler une évolution des comportements selon les cohortes d'âge. Troisième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- affichent le taux d'expérimentation le plus élevé (72 %), devant les CSP+ (68 %) et les inactifs (49 %). L'écart entre inactifs et actifs est particulièrement notable ; il pourrait s'expliquer en partie par la composition structurellement plus jeune de la catégorie « inactifs », qui inclut vraisemblablement une part importante d'étudiants ou de jeunes personnes sans emploi. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la prévalence du tabagisme en France est en recul depuis plusieurs années, notamment chez les plus jeunes. Les politiques publiques successives — de la loi Évin de 1991 aux programmes nationaux de lutte contre le tabac les plus récents — ont progressivement modifié les normes sociales autour du tabac. La tendance observée ici, avec une expérimentation nettement plus faible chez les moins de 25 ans, pourrait aller dans le sens d'une transformation durable des comportements, portée par des générations ayant grandi dans un environnement législatif et culturel différent de celui de leurs aînés. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique, ce qui invite à une interprétation prudente, notamment sur les segments où la composition de l'échantillon pourrait différer de la population générale. Ce que révèle au fond ce résultat, c'est moins l'état actuel du tabagisme que la trace qu'il a laissée dans les trajectoires individuelles à travers les générations. La question qui en découle reste ouverte : s'agit-il d'un changement de comportement durable chez les jeunes, ou d'une expérimentation simplement différée ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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