Santé

Publié le

20/10/2025

Avez-vous déjà fumés?

Résultats bruts

du 25/07/2026 à 10:05

Depuis toujours

Réponses

2409

Oui

61%

Non

39%

Sans opinion

0%

Synthèse des résultats

La question du tabagisme demeure un enjeu central de santé publique en France. Interroger les répondants sur leur propre expérience avec la cigarette permet de mieux cerner la diffusion historique et sociale de cette pratique, au-delà des seules statistiques de consommation actuelle. La question posée ici vise à mesurer non pas le tabagisme présent, mais l'expérience passée ou en cours : combien ont, un jour, fumé ? Les résultats enregistrés sur Politês sont nets : 61 % des répondants déclarent avoir déjà fumé, contre 39 % qui ne l'ont jamais fait. Ce résultat reflète une expérience majoritaire, sans pour autant dessiner un consensus écrasant. La question ne distingue pas entre fumeurs occasionnels, anciens fumeurs et fumeurs réguliers ; ce chiffre est donc à lire comme un indicateur d'exposition au tabac plutôt que de dépendance. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Chez les 15-17 ans, 29 % déclarent avoir déjà fumé, contre 49 % chez les 18-24 ans, 68 % chez les 25-34 ans, et jusqu'à 79 % chez les 65 ans et plus. Ce gradient croissant avec l'âge peut s'interpréter de deux façons : d'une part, les générations plus âgées ont eu davantage de temps pour expérimenter le tabac ; d'autre part, on peut émettre l'hypothèse que les plus jeunes seraient moins enclins à initier cette pratique, possiblement en lien avec les politiques de prévention déployées ces dernières décennies. Deuxième enseignement : une différence notable selon le genre. Les femmes déclarent avoir davantage fumé que les hommes, à 67 % contre 57 %. Cet écart, s'il peut surprendre au regard des représentations traditionnelles, n'est pas sans précédent dans les données de santé publique françaises, où la convergence des comportements tabagiques entre hommes et femmes a été documentée depuis plusieurs décennies. Troisième enseignement : la catégorie socio-professionnelle joue un rôle visible. Les CSP- affichent un taux de 72 %, proches des CSP+ à 68 %, tandis que les inactifs se situent à 49 %. Cette dernière catégorie étant vraisemblablement plus jeune en moyenne, ce résultat est cohérent avec le gradient d'âge observé et invite à la prudence avant d'y lire un effet purement socio-économique. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le tabac occupe une place historique profonde dans la société française, avec une diffusion accélérée tout au long du XXe siècle. Les politiques de lutte contre le tabagisme, progressivement renforcées depuis la loi Veil de 1976 jusqu'aux restrictions sur les espaces publics introduites dans les années 2000 et 2010, ont accompagné une évolution des normes sociales autour de la cigarette. La prévalence plus faible chez les plus jeunes pourrait aller dans le sens d'une efficacité progressive de ces dispositifs, sans qu'il soit possible d'en établir un lien de causalité direct à partir de ces seuls résultats. Ces données sont issues de résultats bruts, sans redressement statistique. Une lecture prudente s'impose, en particulier pour les segments les moins représentés dans l'échantillon. Ce que ces chiffres révèlent avant tout, c'est l'ampleur du contact historique de la société française avec le tabac. La question qui demeure ouverte est celle de la trajectoire des jeunes générations : l'expérimentation plus faible chez les moins de 25 ans annonce-t-elle une rupture durable avec cette tradition, ou reflète-t-elle simplement une différence de calendrier dans l'initiation ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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