Santé

Publié le

20/10/2025

Avez-vous déjà renoncé à des soins pour des raisons financières ?

Résultats ajustés

du 15/08/2026 à 06:01

Depuis toujours

Réponses

929

Oui

57%

Non

42%

Sans opinion

1%

Synthèse des résultats

L'accès aux soins de santé constitue l'un des piliers du contrat social en France. Derrière la question du renoncement aux soins pour raisons financières se joue un enjeu concret : celui de l'équité d'accès au système de santé, dans un contexte où le reste à charge et le coût des complémentaires santé demeurent des préoccupations tangibles pour de nombreux ménages. Les résultats sont nets : 57 % des répondants sur Politês déclarent avoir déjà renoncé à des soins pour des raisons financières, contre 42 % qui ne l'ont pas fait. Les sans-opinion sont quasi absents (1 %), ce qui témoigne d'une question perçue comme concrète et vécue. Ce résultat place la majorité des répondants du côté de l'expérience du renoncement, sans pour autant révéler un consensus écrasant. Premier enseignement : l'écart entre femmes et hommes est particulièrement marqué. 75 % des femmes déclarent avoir renoncé à des soins pour raisons financières, contre 39 % des hommes. Cet écart de 36 points constitue la variable la plus clivante de l'enquête. Il pourrait refléter des différences dans le recours aux soins, dans la sensibilité aux coûts, ou dans la nature de certains types de soins concernés — une interprétation définitive nécessiterait toutefois des données complémentaires. Deuxième enseignement : une progression du renoncement avec l'âge, jusqu'à un palier. Le taux de renoncement augmente sensiblement entre les jeunes adultes et les actifs d'âge mûr. Il s'établit à 33 % chez les 18-24 ans, atteint 51 % chez les 25-34 ans, 57 % chez les 35-49 ans, et culmine à 63 % chez les 50-64 ans. Cet écart générationnel pourrait refléter une accumulation d'expériences de soins dans le temps, ainsi qu'une exposition plus longue aux arbitrages financiers liés à la santé. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles moins favorisées sont davantage concernées. 68 % des CSP- déclarent avoir renoncé à des soins, contre 53 % des CSP+. Cet écart de 15 points va dans le sens d'un lien entre niveau de revenu et accès aux soins, cohérent avec les données disponibles sur le sujet. Il souligne que le phénomène, bien que répandu dans toutes les catégories, reste plus fréquent parmi les ménages aux ressources plus modestes. Ces résultats s'inscrivent dans un débat de fond sur le financement de la santé en France. Les enquêtes nationales sur le sujet indiquent qu'environ un Français sur quatre aurait renoncé à des soins pour raisons financières, avec une surreprésentation des soins dentaires et d'optique. Les réformes successives — de la CMU-C à la Protection Universelle Maladie — ont eu des effets positifs sur certaines populations, sans pour autant faire disparaître le phénomène. La hausse annoncée du coût de certains actes et des frais d'hospitalisation à compter de 2026 pourrait, si elle se confirme, renforcer ces dynamiques. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur solidité interprétative. Il convient toutefois de noter que la question porte sur une expérience passée et déclarative, susceptible de recouvrir des situations très diverses dans leur nature et leur gravité. Au final, la majorité des répondants se reconnaît dans l'expérience du renoncement aux soins, avec des disparités notables selon le genre, l'âge et la catégorie socioprofessionnelle. La question qui demeure ouverte est celle des leviers susceptibles de réduire ces inégalités d'accès — qu'il s'agisse de la couverture complémentaire, de l'encadrement des restes à charge ou de l'organisation territoriale de l'offre de soins.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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