Santé

Publié le

24/11/2025

Avez-vous mal au dos ?

Résultats ajustés

du 07/07/2026 à 22:04

Depuis toujours

Réponses

885

Tout le temps

14%

Souvent

31%

Parfois

40%

Jamais

15%

Synthèse des résultats

Le mal de dos figure parmi les plaintes de santé les plus fréquemment rapportées au sein de la population française. Derrière la simplicité apparente de la question se dessine un enjeu de santé publique substantiel : dans quelle mesure les Français se disent-ils affectés par cette douleur, et certains profils y sont-ils davantage exposés ? Les résultats recueillis auprès des répondants sur Politês sont nets sur ce point : une très large majorité se dit concernée par le mal de dos. Seuls 15 % déclarent n'en souffrir jamais. À l'inverse, 85 % font état d'une douleur au moins occasionnelle : 40 % parfois, 31 % souvent, et 14 % tout le temps. Ce dernier chiffre, bien que minoritaire en valeur absolue, représente une fraction non négligeable de la population déclarant une douleur permanente. Premier enseignement : les femmes se déclarent plus fréquemment touchées que les hommes. Parmi les répondantes, 17 % souffrent de dos tout le temps et 33 % souvent, contre respectivement 10 % et 29 % chez les hommes. La part de ceux qui déclarent ne jamais avoir mal est légèrement plus élevée chez les hommes (17 % contre 13 %). Cet écart, bien que modéré, pourrait refléter une sensibilité différenciée ou une propension plus marquée à déclarer la douleur selon le genre. Deuxième enseignement : l'intensité déclarée de la douleur semble s'accentuer autour de la tranche des 50-64 ans. Dans ce groupe, 17 % déclarent avoir mal tout le temps et 32 % souvent, soit les proportions les plus élevées parmi toutes les tranches d'âge pour ces deux modalités combinées. Les 18-24 ans présentent quant à eux le profil le moins affecté, avec seulement 7 % de douleur permanente et une majorité (56 %) se situant dans la catégorie « parfois ». Troisième enseignement : les inactifs se distinguent nettement des autres catégories socioprofessionnelles. Parmi eux, 17 % déclarent avoir mal tout le temps et 42 % souvent, soit une proportion cumulée de 59 % pour ces deux modalités, contre 38 % chez les CSP+ et 45 % chez les CSP-. Cette catégorie regroupe des profils très hétérogènes — étudiants, retraités, personnes sans emploi —, ce qui invite à une lecture nuancée ; le contraste avec les actifs n'en reste pas moins notable. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte épidémiologique documenté : les lombalgies constituent l'une des principales causes d'arrêt de travail et d'inaptitude médicale en France. Les données disponibles estiment que plus de la moitié de la population a ressenti au moins un épisode de douleur dorsale au cours des douze derniers mois, ce qui converge avec le niveau de déclaration observé ici. Par ailleurs, le lien entre douleur chronique et facteurs psychosociaux — notamment l'anxiété ou la dépression — est de plus en plus documenté dans la littérature scientifique, et pourrait contribuer à expliquer certaines disparités entre groupes. L'analyse repose sur un échantillon redressé de 885 répondants, ce qui confère une robustesse satisfaisante à la lecture d'ensemble. Ce que ces chiffres donnent à voir, c'est moins une exception que la norme : le mal de dos apparaît comme une expérience largement partagée, quelle que soit la tranche d'âge ou la situation des répondants. La question qui reste ouverte est celle des conditions dans lesquelles cette douleur s'installe, et des ressources dont disposent les différents groupes pour y faire face.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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