Santé

Publié le

09/06/2025

Est ce grave de croire et dire que la terre est plate?

Résultats ajustés

du 30/10/2026 à 20:17

Depuis toujours

Réponses

1087

Oui

79%

Non

17%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

La théorie de la Terre plate, longtemps considérée comme une curiosité marginale, se trouve aujourd'hui au cœur des débats sur la désinformation scientifique et la diffusion des croyances pseudoscientifiques. Derrière cette question en apparence anecdotique se dessine un enjeu plus profond : comment la société perçoit-elle la diffusion d'affirmations contredisant les connaissances scientifiques établies, et où situe-t-elle la frontière entre opinion personnelle et désinformation ? Le résultat est net. Quatre Français sur cinq estiment qu'il est grave de croire et de dire que la Terre est plate, soit 80 % des répondants interrogés sur Politês. Seuls 16 % s'y opposent, et 4 % ne se prononcent pas. On est en présence d'un résultat fortement convergent, qui transcende les grandes lignes de partage habituelles. Premier enseignement : la convergence entre hommes et femmes est frappante. Les femmes sont 81 % à répondre oui, les hommes 80 %. Cet écart d'un point est négligeable et tend à indiquer que la perception du danger associé à la théorie de la Terre plate ne se distribue pas selon le genre. Deuxième enseignement : une légère variation selon l'âge mérite attention. Les 18-24 ans (84 %) et les 35-49 ans (84 %) sont les plus enclins à considérer cette croyance comme grave, tandis que les 65 ans et plus affichent le score le plus bas, à 72 %. Cet écart, bien que modéré, pourrait refléter une sensibilité différente aux enjeux de désinformation numérique selon les générations, les plus jeunes étant peut-être davantage exposés aux effets de la propagation des fausses informations en ligne. Troisième enseignement : une différence apparaît selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ approuvent à 84 % le caractère grave de cette croyance, contre 76 % pour les CSP-. Cet écart de huit points, bien que non décisif, pourrait aller dans le sens d'une relation entre niveau de diplôme ou de familiarité avec la culture scientifique et la perception du risque lié aux théories pseudoscientifiques. Les inactifs se situent à 78 %, dans une position intermédiaire. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où la diffusion des théories pseudoscientifiques s'est considérablement amplifiée avec l'essor des réseaux sociaux, créant des espaces où les croyances non étayées circulent rapidement et gagnent en visibilité. La théorie de la Terre plate est souvent décrite par les chercheurs comme un marqueur du complotisme scientifique, révélateur d'une méfiance plus large envers les institutions et le savoir expert. Le fait qu'une large majorité perçoive cette croyance comme grave pourrait refléter une forme de vigilance collective vis-à-vis de la désinformation, même si la frontière entre le droit au doute et la propagation de fausses informations demeure un sujet de discussion. Les résultats sont redressés et portent sur un échantillon de 1 134 répondants, représentatif de la population française. Au fond, ce qui ressort de ces données, c'est une adhésion majoritaire et relativement homogène à l'idée que diffuser une croyance contredisant la science établie n'est pas sans conséquence. La question qui demeure est de savoir si cette perception partagée se traduit, dans les pratiques quotidiennes, par une capacité effective à identifier et à contester la désinformation scientifique sous toutes ses formes.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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