Santé

Publié le

09/06/2025

Est ce grave de croire et dire que la terre est plate?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 14:35

Depuis toujours

Réponses

1668

Oui

82%

Non

15%

Sans opinion

3%

Synthèse des résultats

La question de savoir s'il est grave de croire et d'affirmer que la Terre est plate peut sembler anecdotique. Elle touche pourtant à des enjeux plus profonds : la place de la science dans le débat public, la diffusion des croyances alternatives sur les réseaux sociaux, et la manière dont les sociétés distinguent opinion légitime et désinformation. La réponse des répondants sur Politês est nette : 82 % estiment que oui, c'est grave. Seulement 15 % s'y opposent, et 3 % se déclarent sans opinion. On est ici en présence d'une adhésion très majoritaire qui transcende les clivages habituels, avec un consensus rare dans ce type de question. Premier enseignement : les écarts entre catégories socioprofessionnelles méritent attention. Les cadres et professions intellectuelles supérieures, regroupés sous l'appellation CSP+, répondent « oui » à 85 %, soit sept points de plus que les CSP-, qui s'établissent à 78 %. Cet écart pourrait suggérer que le rapport à l'expertise scientifique et aux institutions du savoir varie selon le milieu socioprofessionnel, sans qu'il soit possible d'en inférer de causalité directe. Deuxième enseignement : une légère variation générationnelle est observable. Les 65 ans et plus sont la seule tranche d'âge à descendre sous les 75 %, avec 71 % de réponses « oui », contre 84 % chez les 18-24 ans et les 35-49 ans. Cet écart, modéré, pourrait refléter des rapports différents à la notion même de « gravité » d'une croyance, ou à la manière dont on juge la diffusion d'une idée contestée. Il serait toutefois hasardeux d'en tirer des conclusions définitives. Troisième enseignement : la géographie ne semble pas constituer un facteur déterminant. Les écarts entre régions sont faibles, de l'ordre de deux à quatre points au maximum, et ne dessinent pas de ligne de fracture territoriale claire. Cette adhésion très majoritaire s'inscrit dans un contexte où la désinformation scientifique est perçue comme un enjeu croissant. La théorie de la Terre plate, bien que scientifiquement réfutée depuis l'Antiquité, a connu une résurgence notable à l'ère des réseaux sociaux, lesquels peuvent amplifier des croyances alternatives et rendre plus difficile la distinction entre fait établi et opinion. Dans ce cadre, le jugement porté par une large majorité des répondants sur la « gravité » de cette croyance pourrait refléter une sensibilité accrue aux effets de la désinformation, davantage qu'un simple attachement à la vérité factuelle. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique. Une certaine prudence s'impose donc dans l'interprétation des écarts entre sous-groupes, en particulier pour les tranches d'âge aux effectifs les plus réduits. Au final, ce résultat illustre une forme d'attachement largement partagé à la vérité scientifique comme bien commun. La question qui demeure ouverte est celle des frontières : à partir de quel moment une croyance contestée devient-elle une menace pour le débat public, et qui est légitime pour en juger ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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