Santé

Publié le

09/06/2025

Est ce grave de croire et dire que la terre est plate?

Résultats ajustés

du 18/07/2026 à 07:35

Depuis toujours

Réponses

1444

Oui

82%

Non

14%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

La croyance en une Terre plate, longtemps perçue comme une curiosité marginale, connaît un regain de visibilité depuis plusieurs années, notamment via les réseaux sociaux. Derrière cette question apparemment anecdotique se dessine un enjeu plus profond : dans quelle mesure les Français considèrent-ils que la diffusion d'une opinion contraire aux faits scientifiques établis constitue un problème réel ? Les résultats sont nets. Une large majorité des répondants sur Politês, soit 82%, estime qu'il est grave de croire et d'affirmer que la Terre est plate. Seulement 15% ne le jugent pas grave, et 3% se déclarent sans opinion. On observe ici un consensus prononcé, avec un niveau d'incertitude exprimée particulièrement faible. Premier enseignement : le niveau de qualification socioprofessionnelle semble associé à une sensibilité accrue à cette question. Les CSP+, qui regroupent les professions intellectuelles supérieures et cadres, affichent le taux de réponses « Oui » le plus élevé, à 87%, contre 78% pour les CSP- et 75% pour les inactifs. Cet écart de près de douze points entre CSP+ et inactifs pourrait suggérer que le rapport à l'autorité scientifique et à la désinformation varie selon le milieu socioprofessionnel, même si d'autres facteurs pourraient intervenir dans cette association. Deuxième enseignement : les variations selon l'âge sont mesurées mais méritent attention. Les 35-49 ans se démarquent légèrement avec 85% de réponses « Oui », tandis que les 65 ans et plus affichent le taux le plus bas, à 73%, accompagné d'un taux de « sans opinion » plus élevé, à 8%. On pourrait y lire une moindre préoccupation pour les effets de la désinformation en ligne chez les seniors, population statistiquement moins exposée aux réseaux sociaux, ou simplement une plus grande prudence à porter un jugement sur les croyances d'autrui. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. La théorie de la Terre plate, portée notamment par des communautés en ligne très actives, ne se réduit pas à une simple erreur factuelle : elle s'inscrit souvent dans une posture de défiance envers les institutions scientifiques et gouvernementales, parfois associée à d'autres théories du complot. Des sondages réalisés en France indiquaient qu'un jeune adulte sur six dans la tranche 18-24 ans pouvait adhérer à cette croyance, ce qui donne une résonance particulière au consensus observé ici. La majorité des Français qui jugent cette croyance grave pourrait ainsi refléter une conscience des risques que représente la désinformation pour le débat public, au-delà de la seule question de la forme de la Terre. Les données ont été redressées pour refléter la population française. Les segments DOM-TOM et agriculteurs exploitants n'ont pas été commentés en raison d'une représentation insuffisante. Au final, le consensus observé autour de la gravité de cette croyance traduit une forme de vigilance partagée face à la désinformation, qui dépasse les clivages habituels de genre ou de région. La question qui reste ouverte est celle des leviers : entre pédagogie scientifique, régulation des plateformes et renforcement de l'esprit critique, comment une société peut-elle répondre collectivement à des croyances qui, bien qu'isolées, s'inscriraient dans des dynamiques plus larges ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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