International
Publié le
16/11/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 22:12
Depuis toujours
Réponses
561
Oui
10%
Non
90%
Se reconnaître soi-même comme raciste est une démarche rare, tant la question touche à des représentations identitaires profondes et à des normes sociales fortement intériorisées. Cette question invite à une introspection que peu de personnes, dans quelque contexte que ce soit, sont prêtes à assumer publiquement. Les résultats recueillis par Politês permettent néanmoins d'observer des variations au sein de la population française. Sur l'ensemble des répondants, neuf Français sur dix déclarent ne pas se considérer comme racistes, soit 90 %. Seuls 10 % répondent par l'affirmative. Ce résultat traduit un consensus très net autour du refus de cette auto-désignation, ce qui n'est pas surprenant au regard de la charge sociale et symbolique que porte ce terme. Premier enseignement notable : un écart entre hommes et femmes. Les hommes déclarent se considérer comme racistes à hauteur de 14 %, contre 6 % chez les femmes. Cet écart pourrait suggérer des différences dans la manière dont chaque groupe perçoit et formule son rapport à l'altérité, ou dans la disposition à l'auto-critique sur ce sujet spécifique. Deuxième enseignement : une distinction selon la situation professionnelle. Les personnes inactives déclarent se considérer comme racistes à 17 %, un niveau sensiblement supérieur à celui des cadres et professions intellectuelles supérieures ou assimilées (8 %) et des catégories socioprofessionnelles moins qualifiées (6 %). Ces écarts pourraient inviter à des interrogations sur les dynamiques sociales liées à l'insertion ou à la distance vis-à-vis du marché du travail, sans qu'aucune causalité directe ne puisse être établie. Troisième enseignement : une légère variation régionale. Le Nord-Est affiche le taux d'auto-déclaration le plus élevé parmi les grandes régions (12 %), tandis que l'Île-de-France et le Sud-Ouest se situent à 6 %. Ces écarts restent modestes et appellent à la prudence dans leur interprétation, les dynamiques locales étant potentiellement multiples et complexes. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la définition même du racisme fait l'objet de débats nourris. Entre racisme déclaré, préjugés inconscients et discriminations structurelles, la frontière est souvent floue. Le cadre législatif français, renforcé au fil des décennies depuis la loi Pleven de 1972 jusqu'aux plans nationaux les plus récents, témoigne de la persistance de cette préoccupation dans le débat public. Il convient de rappeler que ces résultats, bien que redressés pour refléter la population française dans son ensemble, reposent sur une auto-déclaration. Le biais de désirabilité sociale est particulièrement fort sur une question aussi sensible : les répondants peuvent être amenés à minimiser, consciemment ou non, certaines attitudes. Au total, ce qui ressort de ces données, c'est moins un portrait du racisme en France qu'une photographie de la façon dont les Français se perçoivent eux-mêmes sur ce sujet. La question qui demeure ouverte est celle de l'écart, difficile à mesurer, entre cette auto-perception et les comportements et attitudes observés dans la vie quotidienne.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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