International

Publié le

16/11/2025

Êtes vous raciste?

Résultats ajustés

du 17/10/2026 à 20:04

Depuis toujours

Réponses

566

Oui

10%

Non

90%

Synthèse des résultats

Se déclarer raciste est une question qui touche à l'intime autant qu'au politique. Au-delà de sa dimension personnelle, elle révèle la manière dont les individus se positionnent face à un interdit moral et légal solidement ancré dans la société française. La réponse à cette question est donc autant un indicateur d'opinion qu'un révélateur de normes sociales intériorisées. Sur l'ensemble des répondants interrogés via Politês, le résultat est net : neuf Français sur dix déclarent ne pas être racistes, tandis que 10 % admettent l'être. Ce consensus apparent mérite toutefois d'être lu avec la prudence qu'impose la nature de la question, particulièrement exposée aux biais de désirabilité sociale. Premier enseignement : un écart selon le genre se dessine. Les hommes sont 14 % à se déclarer racistes, contre 6 % chez les femmes. Cet écart pourrait suggérer des différences dans la manière dont les deux groupes appréhendent la notion, ou dans leur rapport à l'auto-déclaration sur ce type de sujet. Il ne permet pas de conclure à une différence de comportement réel, mais il invite à interroger la perception que chacun a de soi. Deuxième enseignement : les inactifs se distinguent des autres catégories socioprofessionnelles. Parmi eux, 17 % se déclarent racistes, contre 8 % chez les CSP+ et 6 % chez les CSP-. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une corrélation entre insertion professionnelle et adhésion aux normes anti-discrimination, sans qu'aucune causalité directe ne puisse être établie. Troisième enseignement : une variation régionale modérée est observable. La région Nord-Est affiche le taux le plus élevé avec 12 % de réponses positives, là où l'Île-de-France et le Sud-Ouest se situent à 6 %. Ces écarts restent relativement contenus et appellent à la prudence dans leur interprétation. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la définition même du racisme fait l'objet de débats en France. La loi Pleven de 1972 a posé un cadre juridique clair, assimilant le racisme à une provocation à la haine ou à la discrimination. Mais entre l'interdit légal et la perception subjective, un écart persiste : des travaux académiques sur les discriminations suggèrent que des comportements discriminatoires peuvent exister de manière non consciente, indépendamment de l'auto-identification comme raciste. En ce sens, le taux de 10 % ne saurait être compris comme un plafond de la réalité discriminatoire, mais comme un indicateur de la manière dont les répondants se perçoivent eux-mêmes. Les résultats présentés sont issus d'un échantillon redressé de 564 répondants. La nature déclarative de la question invite à une lecture prudente : la désirabilité sociale constitue un biais structurel inhérent à ce type de mesure, susceptible de conduire à une sous-déclaration. En définitive, l'écrasante majorité des répondants refuse de se qualifier de raciste. Ce constat, s'il reflète une norme sociale largement partagée, soulève une question plus profonde : dans quelle mesure l'auto-perception constitue-t-elle un outil fiable pour appréhender la réalité des discriminations vécues au quotidien par une partie de la population ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.