International

Sécurité et Justice

Publié le

20/10/2025

L’école prépare-t-elle vraiment les jeunes à la vie adulte ?

Résultats bruts

du 17/08/2026 à 23:45

Depuis toujours

Réponses

7638

Oui

7%

Non

90%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La question de la préparation des jeunes à la vie adulte est au cœur des débats éducatifs depuis plusieurs décennies. Derrière elle se joue un enjeu fondamental : celui de la mission assignée à l'école, entre transmission de savoirs académiques et outillage pour affronter les réalités du quotidien, qu'elles soient professionnelles, sociales ou personnelles. Les résultats recueillis sur Politês sont sans équivoque : 90 % des répondants estiment que l'école ne prépare pas vraiment les jeunes à la vie adulte. Seuls 7 % répondent par l'affirmative, et 3 % se déclarent incertains. Ce niveau de consensus, rare dans les enquêtes d'opinion, mérite d'être examiné avec attention. Premier enseignement : le sentiment d'inadéquation transcende les générations, mais avec des nuances notables. Les 18-24 ans, pourtant les plus récemment passés par le système scolaire, figurent parmi les plus critiques, avec 92 % de réponses négatives. Les 50-64 ans constituent en revanche le groupe le plus modéré, avec 14 % de réponses positives et 83 % de réponses négatives, soit un écart de près de dix points par rapport à la moyenne. Cela pourrait suggérer que la distance temporelle avec l'expérience scolaire, ou une représentation différente de ce qu'était l'école à une autre époque, influe sur la perception. Deuxième enseignement : un écart est perceptible selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- affichent le taux de réponses négatives le plus élevé, à 93 %, contre 88 % pour les CSP+. Cette différence, bien que modeste en valeur absolue, pourrait aller dans le sens d'un sentiment plus prononcé d'inadéquation entre la formation reçue et les réalités du marché du travail chez les actifs aux revenus plus modestes. Troisième enseignement : les femmes expriment un rejet légèrement plus marqué que les hommes, à 93 % contre 88 %. Sans qu'il soit possible d'en tirer une explication définitive, cet écart pourrait être mis en regard avec des attentes différenciées vis-à-vis de l'école, notamment sur des dimensions telles que la gestion des émotions ou l'accompagnement à l'orientation, fréquemment citées comme des manques du système éducatif. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de critiques récurrentes adressées au système scolaire français. Les analyses disponibles pointent notamment un décalage entre les savoirs académiques transmis et les compétences pratiques attendues dans la vie adulte, qu'il s'agisse de gestion budgétaire, de droit du travail ou d'orientation professionnelle. Les réformes successives, du socle commun de compétences aux différents parcours éducatifs, ont tenté de combler ces lacunes, sans que le sentiment d'inadéquation ne semble s'en trouver réduit, du moins dans la perception collective. Au-delà du consensus chiffré, ce que révèle ce résultat, c'est peut-être moins un jugement tranché sur l'école que l'expression d'attentes très larges à son égard. La question qui reste ouverte est celle des contours de cette préparation : à quoi, précisément, devrait préparer l'école, et à qui revient cette responsabilité ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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