International

Sécurité et Justice

Publié le

20/10/2025

L’école prépare-t-elle vraiment les jeunes à la vie adulte ?

Résultats bruts

du 02/10/2026 à 19:39

Depuis toujours

Réponses

7735

Oui

7%

Non

90%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La question de la préparation des jeunes à la vie adulte est l'une des interpellations les plus constantes adressées à l'école. Elle touche à la fois aux apprentissages académiques, aux compétences psychosociales, à l'insertion professionnelle et à la formation citoyenne. Rarement neutre, elle cristallise des attentes souvent contradictoires de la part des familles, des élèves, des enseignants et des décideurs publics. Les résultats recueillis sur Politês sont particulièrement nets. Parmi les 7 731 répondants interrogés, neuf sur dix estiment que l'école ne prépare pas vraiment les jeunes à la vie adulte, soit 90 % de réponses négatives. Seuls 7 % répondent par l'affirmative, tandis que 3 % se déclarent sans opinion. Le consensus négatif est très large et semble dépasser les clivages habituels. Premier enseignement : le rejet est quasi uniforme selon le genre, mais légèrement plus prononcé chez les femmes. Elles sont 93 % à répondre non, contre 88 % chez les hommes. Cet écart, bien que modeste, pourrait suggérer une perception différenciée du décalage entre les enseignements scolaires et les réalités du quotidien, notamment dans des domaines tels que la gestion des émotions ou les compétences pratiques de la vie courante. Deuxième enseignement : la dimension générationnelle offre un résultat nuancé. Les répondants de 50 à 64 ans se distinguent légèrement du reste : 14 % d'entre eux répondent oui, contre 6 % chez les 18-24 ans et les 25-34 ans. On pourrait émettre l'hypothèse que les générations les plus jeunes, ayant grandi dans un monde du travail et un environnement numérique d'une complexité accrue, perçoivent plus vivement le décalage avec les apprentissages scolaires reçus. Troisième enseignement : la variable socioprofessionnelle apporte un éclairage complémentaire. Les CSP- expriment le rejet le plus fort, à 93 %, tandis que les CSP+ se situent à 88 %. Cet écart pourrait s'expliquer par le fait que les catégories socioprofessionnelles moins favorisées ressentiraient de manière plus directe les limites de la préparation scolaire face aux exigences concrètes du monde du travail. Ce résultat s'inscrit dans un débat documenté de longue date. Les réformes successives du baccalauréat, le renforcement de l'enseignement moral et civique ou encore les dispositifs d'orientation vers le marché du travail témoignent d'une volonté institutionnelle d'adapter l'école aux réalités contemporaines. Pourtant, des études menées notamment par l'OCDE indiquent que près de 60 % des adolescents ne se sentent pas préparés aux défis du monde moderne en quittant l'école. Des chercheurs tels que Philippe Perrenoud ou Philippe Meirieu plaident depuis plusieurs années pour une redéfinition des priorités éducatives, intégrant davantage les compétences transversales, l'esprit critique et les aptitudes psychosociales. Ces positions semblent trouver un écho très large dans les résultats observés. Il convient de préciser que les résultats présentés ici sont des données brutes, sans redressement statistique. La forte représentation des 18-34 ans dans l'échantillon invite à interpréter les variations générationnelles avec une certaine prudence. Ce qui ressort de ces résultats, c'est moins une mise en cause de l'école en tant qu'institution qu'un sentiment partagé d'inadéquation entre ce qu'elle enseigne et ce que la vie adulte exige. La question qui s'ouvre naturellement est celle des compétences que les répondants considèrent comme manquantes, et de la manière dont l'institution scolaire pourrait, ou non, les intégrer dans ses missions.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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