Santé

Publié le

20/10/2025

Faut-il autoriser l’euthanasie pour les personnes gravement malades ?

Résultats bruts

du 29/05/2026 à 13:47

Depuis toujours

Réponses

3411

Oui

87%

Non

7%

Ne sais pas

6%

Synthèse IA — bêta

La question de l'euthanasie pour les personnes gravement malades est l'une des plus sensibles du débat public français. Elle touche à la fois à l'éthique médicale, aux droits individuels et aux valeurs collectives, dans un pays où la législation sur la fin de vie a connu des évolutions importantes ces dernières années. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une adhésion très majoritaire à l'autorisation de l'euthanasie pour les personnes gravement malades. 87 % des répondants se prononcent en faveur, contre 7 % d'opinions défavorables et 6 % d'indécis. La dynamique est celle d'un consensus large, l'opposition et l'incertitude demeurant toutes deux très minoritaires. Premier enseignement : un écart générationnel. Si les tranches d'âge les plus jeunes et les actifs d'âge intermédiaire affichent des niveaux de soutien proches ou supérieurs à la moyenne, les 50-64 ans et les 65 ans et plus se distinguent par un soutien sensiblement plus mesuré — respectivement 78 % et 79 % de réponses favorables, contre 89 % chez les 25-34 ans et les 35-49 ans. L'opposition y est également plus marquée, atteignant 16 % chez les 50-64 ans. On pourrait émettre l'hypothèse que la proximité avec des questions de fin de vie, ou des représentations différentes de la mort et de la médecine, influe sur les positions exprimées — sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion causale directe. Deuxième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle, modeste mais réelle. Les catégories CSP- affichent un soutien légèrement supérieur à la moyenne (91 %), tandis que les inactifs — qui regroupent notamment étudiants et retraités — se situent légèrement en dessous (85 %), avec une opposition un peu plus forte (9 %). Cette nuance invite à ne pas lire ce consensus comme parfaitement homogène. Mis en perspective, ce résultat s'inscrit dans un mouvement de fond observable depuis plusieurs années. La Convention citoyenne sur la fin de vie, réunie en 2022-2023, avait conclu à une majorité de 75,6 % en faveur d'une aide active à mourir. Des enquêtes relayées par des associations comme l'ADMD faisaient état de proportions encore plus élevées parmi les Français. Le débat législatif, lui, a franchi une étape décisive avec l'adoption en 2025 et l'entrée en vigueur début 2026 d'un nouveau cadre autorisant l'aide à mourir sous conditions strictes, au terme d'années de discussions parlementaires marquées par des divergences politiques persistantes. Il convient toutefois de noter que ces résultats sont bruts et non redressés. L'échantillon présente une surreprésentation des jeunes adultes, notamment les 18-34 ans, ce qui pourrait orienter les résultats globaux à la hausse. La lecture des chiffres agrégés mérite donc une certaine prudence. Au final, l'adhésion très large à l'autorisation de l'euthanasie pour les personnes gravement malades apparaît comme une tendance stable et transversale, qui traverse les générations et les catégories sociales, même si des nuances persistent. La question qui demeure ouverte est celle des conditions précises d'application : dans quelle mesure les contours concrets d'une telle autorisation — critères d'accès, rôle du corps médical, garanties offertes aux personnes vulnérables — façonnent-ils l'adhésion de principe exprimée ici ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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