Santé
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 15/09/2026 à 19:27
Depuis toujours
Réponses
3509
Oui
87%
Non
7%
Ne sais pas
6%
La question de l'euthanasie pour les personnes gravement malades est l'une des plus chargées éthiquement et politiquement dans le débat public français. Elle confronte des valeurs fondamentales au carrefour de l'autonomie individuelle, de la dignité en fin de vie, du rôle de la médecine et des convictions morales ou religieuses. Dans ce contexte de longue maturation législative, la position des Français interrogés mérite d'être examinée attentivement. Sur l'ensemble des répondants, le soutien à l'autorisation de l'euthanasie est très largement majoritaire : 87 % y sont favorables, contre 7 % qui s'y opposent et 6 % qui se déclarent sans opinion. Le niveau d'opposition et d'indécision demeure résiduel, ce qui témoigne d'une adhésion très large sur ce sujet, toutes catégories confondues. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Si le soutien à l'euthanasie est élevé dans toutes les tranches d'âge, il fléchit sensiblement chez les plus âgés. Les 25-34 ans et les 35-49 ans affichent un taux de soutien de 89 %, tandis que les 50-64 ans descendent à 78 % et les 65 ans et plus à 71 %. Inversement, l'opposition progresse avec l'âge : 16 % chez les 50-64 ans, 24 % chez les 65 ans et plus, contre 5 à 7 % dans les tranches plus jeunes. Ce gradient pourrait suggérer un rapport différencié à la fin de vie selon les générations, possiblement lié à une proximité plus grande avec la question chez les aînés, ou à des convictions morales et religieuses plus ancrées. Deuxième enseignement : des écarts limités selon le genre et la catégorie socioprofessionnelle. Les femmes soutiennent l'euthanasie à 89 %, légèrement plus que les hommes à 86 %. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les CSP- affichent le taux le plus élevé (91 %), devant les CSP+ (88 %) et les inactifs (85 %). Ces variations restent modérées et ne permettent pas de dégager une ligne de clivage franche sur ces dimensions. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la législation française sur la fin de vie a connu des évolutions progressives : de la loi Leonetti de 2005 à la loi Claeys-Leonetti de 2016, qui a notamment encadré la sédation profonde et continue sans pour autant légaliser l'euthanasie active. Ce large soutien pourrait être le reflet d'une demande sociale qui dépasse le cadre législatif longtemps en vigueur, et qui alimente les débats parlementaires observés ces dernières années. Les positions des acteurs religieux, globalement opposés à toute forme d'aide active à mourir, ou celles des syndicats médicaux, plus prudents, illustrent la persistance de points de tension en dépit d'une opinion majoritairement favorable. Ces résultats étant bruts et non redressés, une lecture prudente s'impose, en particulier pour les segments aux effectifs potentiellement plus faibles ou surreprésentés dans l'échantillon. Au-delà des chiffres, les données recueillies par Politês révèlent une adhésion très large à l'idée d'un droit à disposer de sa fin de vie, portée par une grande majorité des répondants. La question qui demeure ouverte est celle des conditions et des garde-fous : selon quels critères, avec quelles garanties et selon quelle procédure une telle autorisation devrait-elle s'exercer pour recueillir, dans la pratique, un assentiment aussi large que celui exprimé dans le principe ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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