Santé

Publié le

20/10/2025

Faut-il autoriser l’euthanasie pour les personnes gravement malades ?

Résultats bruts

du 16/07/2026 à 19:24

Depuis toujours

Réponses

3454

Oui

87%

Non

7%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La question de l'euthanasie pour les personnes gravement malades figure parmi les sujets les plus sensibles du débat public français. Elle mobilise des convictions éthiques, religieuses et médicales profondes, et interroge le rapport d'une société à la souffrance, à l'autonomie individuelle et à la dignité en fin de vie. En France, l'euthanasie active demeure interdite, dans un cadre législatif qui autorise néanmoins la sédation profonde et le refus de traitement, et qui a récemment fait l'objet de discussions parlementaires sur une éventuelle aide active à mourir. Sur l'ensemble des répondants, l'adhésion à l'autorisation de l'euthanasie pour les personnes gravement malades est nettement majoritaire : 87 % se prononcent en faveur, 7 % s'y opposent et 6 % déclarent ne pas savoir. Ce niveau d'accord élevé traduit une dynamique de consensus très marquée, dans laquelle les positions d'opposition ou d'hésitation restent minoritaires. Premier enseignement : la variable de l'âge. Le soutien à l'euthanasie reste stable et élevé chez les moins de 50 ans, oscillant entre 86 % et 89 % selon les tranches. À partir de 50 ans, il diminue de manière plus sensible : 78 % chez les 50-64 ans et 74 % chez les 65 ans et plus. Chez ces derniers, le taux d'opposition atteint 21 %, soit trois fois la moyenne observée sur l'ensemble de l'échantillon. Cet écart générationnel mérite attention. Il convient toutefois de noter que l'effectif des répondants de 65 ans et plus est limité à 58 individus, ce qui invite à la prudence dans l'interprétation de ce segment. La tranche des 50-64 ans, représentée par 238 répondants, confirme néanmoins une tendance à un soutien plus mesuré avec l'avancée en âge. Deuxième enseignement : les catégories socioprofessionnelles présentent des écarts modérés mais cohérents. Les CSP- affichent un soutien légèrement supérieur (91 %) à celui des CSP+ (88 %), tandis que les inactifs se situent en retrait relatif (85 %), avec un taux d'opposition légèrement plus élevé (9 %). Ces nuances restent contenues et ne remettent pas en cause le consensus global. Mis en perspective, ce résultat s'inscrit dans un contexte de forte visibilité du débat législatif sur la fin de vie en France. La Convention citoyenne sur la fin de vie, tenue en 2023, avait elle-même conclu à une majorité favorable à une aide active à mourir sous conditions strictes. Le niveau d'adhésion observé parmi les répondants sur Politês pourrait aller dans le sens d'une attente sociale pour une évolution du cadre légal, même si la traduction politique de cette aspiration demeure complexe, notamment au regard des résistances exprimées au Parlement et par certains acteurs religieux et médicaux. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement pour compenser d'éventuels biais d'échantillonnage. La surreprésentation des tranches d'âge jeunes dans l'échantillon invite à interpréter avec prudence le résultat global, qui pourrait légèrement surestimer le niveau de soutien au sein de l'ensemble de la population française. En définitive, les répondants sur Politês expriment un soutien très largement majoritaire à l'autorisation de l'euthanasie pour les personnes gravement malades, avec une nuance générationnelle qui mérite d'être suivie dans la durée. La question des conditions et des garanties qu'une société est prête à définir pour encadrer un tel acte constitue, à ce stade, un enjeu aussi central que celle du principe lui-même.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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