Santé

Publié le

11/07/2025

Faut-il supprimer les centrales nucléaires ?

Résultats ajustés

du 15/08/2026 à 12:31

Depuis toujours

Réponses

735

Pour

16%

Contre

76%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

Le nucléaire occupe une place centrale dans le débat énergétique français. Historiquement ancré dans une logique de souveraineté et d'indépendance énergétique, le parc nucléaire national alimente une part significative de la production d'électricité du pays. La question de sa suppression concentre des enjeux à la fois climatiques, industriels et géopolitiques, ce qui en fait l'un des sujets les plus structurants du débat public. Les données recueillies par Politês sont sans ambiguïté : une très large majorité des répondants se prononce contre la suppression des centrales nucléaires. Avec 76 % d'opinions défavorables à cette suppression, 16 % favorables et 8 % sans avis tranché, on observe un niveau de consensus inhabituel sur un sujet qui fait pourtant l'objet de vifs débats politiques. Premier enseignement : l'écart entre les hommes et les femmes est le plus marqué de cette consultation. Chez les hommes, 91 % s'opposent à la suppression des centrales, contre 62 % chez les femmes. À l'inverse, 25 % des femmes y sont favorables, contre seulement 6 % des hommes. Cet écart pourrait suggérer que la perception du nucléaire — qu'elle soit liée aux questions de sécurité, d'environnement ou d'approvisionnement énergétique — ne se structurerait pas de la même façon selon le genre. Ces seules données ne permettent toutefois pas d'en identifier les déterminants précis. Deuxième enseignement : la variable socioprofessionnelle apporte un éclairage complémentaire. Les répondants appartenant aux catégories socioprofessionnelles modestes (CSP-) se montrent sensiblement plus favorables à la suppression que ceux des catégories supérieures (CSP+), avec respectivement 26 % et 12 % d'opinions favorables. Ce résultat pourrait refléter un rapport différencié à la question énergétique selon les catégories sociales, les préoccupations liées au coût de l'énergie ou à l'emploi industriel pouvant colorer différemment l'appréciation du nucléaire. Troisième enseignement : les variations régionales restent limitées. L'opposition à la suppression est homogène sur l'ensemble du territoire, oscillant entre 74 % dans le Sud-Ouest et 89 % en Île-de-France. Aucune région ne se distingue nettement, ce qui tend à confirmer un attachement au maintien du nucléaire relativement partagé géographiquement. Cette adhésion majoritaire au maintien du nucléaire s'inscrit dans un contexte historique particulier : la France a construit son modèle énergétique autour de cette filière dès les années 1970, notamment en réponse aux chocs pétroliers. Le nucléaire est fréquemment associé à une forme d'indépendance énergétique nationale, ce qui pourrait contribuer à le rendre difficile à remettre en cause aux yeux d'une majorité de la population, indépendamment des sensibilités politiques. Les résultats ont été redressés pour refléter au mieux la structure de la population française, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. L'écart observé entre hommes et femmes, bien que significatif, mériterait d'être approfondi pour en saisir les déterminants. Au total, ces résultats décrivent une population peu encline à remettre en cause l'existence du parc nucléaire, dans un pays où cette filière constitue un pilier énergétique de longue date. La question qui demeure ouverte est celle des conditions dans lesquelles cette opinion pourrait évoluer, notamment face aux débats sur la transition énergétique et le renouvellement du parc existant.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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