Santé

Publié le

11/07/2025

Faut-il supprimer les centrales nucléaires ?

Résultats ajustés

du 24/10/2026 à 14:39

Depuis toujours

Réponses

465

Pour

17%

Contre

73%

Ne sais pas

10%

Synthèse des résultats

La question de l'avenir des centrales nucléaires est l'une des plus structurantes du débat énergétique français. Depuis les années 1970, la France tire une large part de son électricité de cette source, et la question d'une éventuelle sortie du nucléaire concentre des enjeux de souveraineté, de climat, de sécurité et de coûts qui traversent l'ensemble du spectre politique et social. Les résultats recueillis sur Politês sont nets : une très large majorité des Français interrogés se prononce contre la suppression des centrales nucléaires, à hauteur de 76 %, tandis que 16 % y sont favorables et 8 % déclarent ne pas savoir. La direction du résultat est claire et cohérente, sans signe de forte polarisation. Deux enseignements méritent d'être soulignés. Le premier tient à l'écart observé entre les hommes et les femmes. Les hommes s'opposent à la suppression à 91 %, contre 62 % pour les femmes ; ces dernières sont par ailleurs 25 % à y être favorables, contre seulement 6 % des hommes. Cet écart est l'un des plus marquants de l'ensemble des segments disponibles. Il pourrait suggérer que la perception du nucléaire est associée à des préoccupations différentes selon le genre — qu'il s'agisse des questions de sécurité, d'environnement ou de risque industriel — bien que cette interprétation reste hypothétique et mériterait d'être approfondie. Le second enseignement porte sur la dimension socioprofessionnelle. Les CSP+ s'opposent à la suppression à 81 %, un chiffre déjà élevé. Les CSP-, en revanche, se montrent sensiblement moins hostiles à cette suppression, avec 63 % contre et 26 % pour. Cela pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée selon les catégories sociales : les ménages les moins aisés seraient peut-être plus sensibles aux questions de coût de l'énergie ou aux risques perçus associés au nucléaire, sans qu'il soit possible d'établir de lien de causalité direct à partir de ces seules données. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat sur l'énergie nucléaire en France est particulièrement vif. Le pays dispose de 18 centrales en activité, et des projets de nouveaux réacteurs sont à l'étude, tandis que des voix associatives et politiques appellent à une sortie progressive du parc existant. Les questions relatives aux déchets radioactifs, au démantèlement des installations et à l'impact du changement climatique sur le fonctionnement des centrales alimentent régulièrement ce débat, sans que les positions exprimées semblent, à ce stade, évoluer vers une remise en cause majoritaire. Ces résultats sont issus d'un échantillon redressé de 727 répondants. Certains segments aux effectifs trop réduits, tels que les répondants des DOM-TOM ou se déclarant non binaires, n'ont pas été commentés afin de garantir la fiabilité des interprétations. Au total, l'attachement au nucléaire apparaît solide parmi les Français interrogés, mais il n'est pas uniforme. Les variations selon le genre et la catégorie socioprofessionnelle invitent à s'interroger sur la nature de ce consensus apparent : recouvre-t-il des logiques d'acceptation très différentes selon les profils ? Ce qui fonde cet attachement — souveraineté énergétique, pragmatisme climatique ou familiarité avec un modèle établi de longue date — reste une question ouverte.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.