Santé

Publié le

20/10/2025

Pensez vous que l’IA puisse remplacer un médecin ?

Résultats bruts

du 23/07/2026 à 21:15

Depuis toujours

Réponses

3748

Oui

18%

Non

82%

Synthèse des résultats

La question de l'intelligence artificielle dans le domaine médical occupe une place croissante dans les débats publics. Au-delà des usages techniques, elle soulève une interrogation plus profonde : jusqu'où les Français sont-ils prêts à confier leur santé à une machine, au point d'envisager qu'elle puisse se substituer entièrement au médecin ? La réponse est, à ce stade, très nette. Parmi les 3 747 répondants sur Politês, 82 % estiment que l'IA ne peut pas remplacer un médecin, contre 18 % qui le pensent. On est ici face à un consensus particulièrement marqué, qui transcende a priori les grandes lignes de clivage habituelles. Premier enseignement notable : un écart sensible entre les hommes et les femmes. Les hommes sont 22 % à répondre « oui », contre seulement 10 % des femmes, soit un écart de 12 points. Cela pourrait suggérer des rapports différenciés à la technologie médicale selon le genre, ou des niveaux distincts de confiance dans la relation humaine au soin, sans qu'il soit possible d'en établir une cause directe. Deuxième enseignement : une variation notable selon l'âge. Les 50-64 ans se distinguent avec 25 % de réponses favorables à un remplacement par l'IA, soit le taux le plus élevé de toutes les tranches d'âge. À l'opposé, les 65 ans et plus ne partagent cette position qu'à hauteur de 4 %. Les tranches plus jeunes (15-34 ans) se situent autour de 16-17 %, légèrement en retrait par rapport aux 35-49 ans (20 %). Ces variations pourraient aller dans le sens d'une perception différente du corps médical selon les générations, ou d'expériences de santé plus ou moins marquées avec l'âge. Troisième enseignement : une relative homogénéité régionale, avec toutefois une exception à signaler avec prudence. Les répondants des DOM-TOM enregistrent 36 % de réponses « oui », un chiffre nettement supérieur à la moyenne nationale. Cet écart est notable, mais l'effectif de ce segment est très faible (28 répondants), ce qui invite à ne pas surinterpréter ce résultat. Ce résultat peut être lu dans un contexte où les usages de l'IA en médecine progressent rapidement, notamment pour l'aide au diagnostic ou l'analyse d'imagerie médicale. Pour autant, la dimension relationnelle du soin — l'écoute, l'examen clinique, le jugement contextuel — semblerait constituer un espace que les répondants associent encore très majoritairement à la présence humaine. Le débat porterait ainsi moins sur les capacités techniques de l'IA que sur la nature même de l'acte médical. Il convient de rappeler que les résultats présentés sont des données brutes, sans redressement statistique, et que les segments à faibles effectifs, à l'image des DOM-TOM, appellent à une interprétation particulièrement prudente. Au fond, ce que révèle ce résultat, c'est moins une méfiance envers l'IA qu'une conviction forte que la médecine implique quelque chose qui dépasse la seule performance algorithmique. La question qui se pose alors est de savoir comment évolueront ces perceptions à mesure que l'IA s'intégrera davantage dans les pratiques de soin quotidiennes.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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