Santé

Publié le

20/10/2025

Pensez vous que l’IA puisse remplacer un médecin ?

Résultats bruts

du 08/09/2026 à 14:26

Depuis toujours

Réponses

3797

Oui

18%

Non

82%

Synthèse des résultats

L'intelligence artificielle investit progressivement le champ médical, des outils de diagnostic à la gestion administrative des dossiers patients. Dans ce contexte, la question de savoir si l'IA pourrait un jour remplacer un médecin cristallise des inquiétudes et des espoirs qui traversent l'ensemble de la société. Ce que l'on pense de cette possibilité en dit autant sur la confiance accordée à la technologie que sur la valeur attribuée à la relation humaine dans le soin. La réponse des répondants sur Politês sur ce point est nette. Avec 82 % d'entre eux qui estiment que l'IA ne peut pas remplacer un médecin, contre 18 % qui le pensent, on observe un consensus large autour d'un refus de l'équivalence entre machine et praticien. Ce résultat ne traduit pas nécessairement un rejet de l'IA en santé, mais pourrait plutôt suggérer que la figure du médecin conserve une place singulière dans l'imaginaire collectif, difficile à déléguer à un algorithme. Le premier enseignement notable concerne l'écart entre hommes et femmes. Les hommes se montrent nettement plus enclins à envisager ce remplacement : 22 % d'entre eux répondent oui, contre 10 % des femmes. Cet écart de douze points pourrait suggérer une relation différenciée à la technologie et à la médecine selon le genre, même si les raisons précises de cette divergence resteraient à explorer. L'âge constitue un second axe d'analyse. Les 50-64 ans sont la tranche la plus encline à envisager le remplacement par l'IA, avec 24 % de réponses affirmatives. À l'opposé, les 65 ans et plus y sont très peu favorables, avec seulement 4 % de réponses positives. Ce dernier résultat pourrait aller dans le sens d'un attachement plus fort à la relation médicale personnelle chez les personnes âgées, qui sont aussi statistiquement les plus grandes utilisatrices du système de santé. Ces résultats s'inscrivent dans un débat plus large sur la place de l'IA en médecine. Les experts et les institutions du secteur tendent à distinguer remplacement et assistance : l'IA serait davantage perçue comme un outil venant renforcer le jugement du médecin que comme son substitut. L'Association Médicale Mondiale a ainsi formulé le concept d'« intelligence augmentée », dans lequel la décision finale reste entre les mains du praticien. Cette vision semble résonner avec la posture majoritaire observée dans ces résultats, qui écartent le scénario du remplacement sans nécessairement nier l'utilité de la technologie. Au fond, ce que ces chiffres révèlent, c'est moins une méfiance envers l'IA qu'une résistance à l'idée de son autonomie dans un domaine aussi sensible que la santé. La question qui demeure ouverte est celle des conditions dans lesquelles cette perception pourrait évoluer, à mesure que les usages concrets de l'IA médicale se diffusent et s'inscrivent dans le quotidien des patients.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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