Santé
Publié le
23/10/2025
Résultats bruts
du 15/07/2026 à 20:13
Depuis toujours
Réponses
2514
Oui
33%
Non
67%
Le Syndrome des Ovaires Polykystiques, ou SOPK, est l'une des pathologies hormonales les plus répandues chez les femmes en âge de procréer, touchant potentiellement une femme sur dix. Sa visibilité dans l'espace public demeure pourtant limitée, et la question de sa connaissance par le grand public constitue un enjeu réel de santé publique. Selon les résultats recueillis auprès de 2 513 répondants sur Politês, seulement un tiers d'entre eux (33 %) déclarent savoir ce qu'est le SOPK, tandis que les deux tiers (67 %) indiquent ne pas connaître ce syndrome. La tendance dominante est donc celle d'une méconnaissance largement répandue. Le premier enseignement majeur tient à l'écart très marqué selon le genre. Chez les femmes, 63 % déclarent connaître le SOPK, contre 12 % chez les hommes, soit un écart de plus de 50 points. Cela pourrait suggérer que la connaissance de cette pathologie reste étroitement liée à une expérience ou une proximité personnelle avec le sujet, les femmes étant directement concernées ou susceptibles de l'être. Les personnes se déclarant non binaires affichent un taux de 55 %, niveau proche de celui des femmes. Le deuxième enseignement notable porte sur les variations selon l'âge. Les 25-34 ans se distinguent nettement avec un taux de connaissance de 45 %, soit le niveau le plus élevé toutes tranches d'âge confondues. Les 18-24 ans et les 35-49 ans se situent à des niveaux comparables, respectivement 31 % et 30 %, tandis que les 50-64 ans (8 %) et les 65 ans et plus (4 %) témoignent d'une connaissance très faible. On peut émettre l'hypothèse que la sensibilisation à cette pathologie, portée notamment par les réseaux sociaux et les communautés en ligne, aurait davantage touché les générations plus jeunes, et en particulier les femmes en âge de procréer. Sur le plan socioprofessionnel, les écarts restent modestes. Les CSP- affichent un taux de connaissance de 39 %, légèrement supérieur à celui des CSP+ (33 %) et des inactifs (30 %), sans qu'une tendance structurelle forte ne se dégage. Les variations régionales sont également peu prononcées, les taux oscillant entre 29 % en Île-de-France et 39 % dans le Sud-Ouest. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le SOPK souffre historiquement d'un déficit de reconnaissance, y compris parmi certains professionnels de santé. L'errance diagnostique, qui peut durer plusieurs années selon les données disponibles, illustre cette difficulté de visibilité. Des associations de patientes et des campagnes de sensibilisation, notamment à l'occasion de la Journée Mondiale du SOPK, œuvrent à faire évoluer cette situation. Le récent changement de dénomination du syndrome, rebaptisé SMOP en 2026, témoigne par ailleurs de la volonté des acteurs médicaux de mieux refléter la nature systémique de cette pathologie. Ces données étant issues de résultats bruts non redressés, les interprétations par sous-groupe gagnent à être abordées avec prudence, des biais d'échantillonnage pouvant influencer les chiffres observés. Au total, ces résultats pointent vers une connaissance du SOPK encore très partielle dans la population française, portée principalement par les personnes directement concernées. La question des leviers susceptibles de faire progresser cette connaissance au-delà du seul cercle des personnes touchées par la pathologie reste entière.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours