Santé

Publié le

20/10/2025

Vous sentez-vous capable d'inclure des criquets, des vers ou encore des grillons à votre routine alimentaire ?

Résultats bruts

du 04/10/2026 à 09:53

Depuis toujours

Réponses

2037

Oui

33%

Non

59%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

L'intégration des insectes dans l'alimentation humaine est l'un des sujets qui cristallise à la fois les ambitions de l'alimentation durable et les résistances culturelles profondes. En Europe, et en France particulièrement, la question dépasse le simple goût : elle touche à l'identité culinaire, aux habitudes ancrées et aux discussions en cours autour des nouvelles sources de protéines. Sur l'ensemble des répondants, une majorité claire se dit incapable d'intégrer des insectes à sa routine alimentaire : 59 % répondent non, contre 33 % qui se disent capables de le faire. Les indécis représentent 8 % des répondants. La dynamique est donc celle d'un rejet majoritaire, sans pour autant être unanime, puisqu'un tiers des répondants se montre ouvert à cette perspective. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les hommes se montrent sensiblement plus enclins à envisager la consommation d'insectes que les femmes. Parmi les répondants masculins, 39 % répondent oui, contre 25 % chez les femmes, soit un écart de 14 points. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une différenciation des attitudes alimentaires selon le genre, phénomène déjà documenté autour de l'alimentation dite atypique ou à fort contenu symbolique. Deuxième enseignement : un gradient générationnel. Les plus jeunes sont proportionnellement plus ouverts à l'entomophagie. Chez les 18-24 ans et les 25-34 ans, 36 % répondent oui, un chiffre qui s'érode progressivement avec l'âge : 33 % chez les 35-49 ans, 22 % chez les 50-64 ans, et 20 % chez les 65 ans et plus. Cet écart générationnel pourrait suggérer une plus grande perméabilité des cohortes plus jeunes aux nouvelles tendances alimentaires, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion causale directe. Troisième enseignement : une relative homogénéité géographique et socioprofessionnelle. Les variations régionales restent limitées, aucune zone ne se démarquant significativement du résultat national. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les CSP+ affichent un taux d'acceptation légèrement supérieur (36 % de oui) par rapport aux CSP- (30 %), sans que l'écart soit particulièrement marqué. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de transformation progressive du cadre réglementaire européen. Depuis l'entrée en vigueur du règlement européen sur les nouveaux aliments, plusieurs espèces — dont les vers de farine (Tenebrio molitor) et les grillons domestiques (Acheta domesticus) — ont obtenu des autorisations de mise sur le marché au sein de l'Union européenne. Parallèlement, des filières nationales se développent et des initiatives de sensibilisation se multiplient. Il est par ailleurs avancé que les Français consommeraient déjà, à leur insu, une certaine quantité d'insectes via des produits transformés. Dans ce contexte, la résistance exprimée dans cette consultation pourrait refléter davantage un frein culturel et psychologique qu'une opposition de principe à la valeur nutritionnelle ou environnementale de ces aliments. Les données collectées par Politês étant brutes — c'est-à-dire non redressées pour compenser d'éventuels biais d'échantillonnage —, une certaine prudence s'impose dans leur interprétation, en particulier pour les segments à faible effectif. Au fond, si deux tiers des répondants se disent aujourd'hui incapables d'intégrer des insectes à leur alimentation, un tiers se montre ouvert à cette idée — ce qui n'est pas négligeable pour un aliment encore largement perçu comme étranger aux habitudes culinaires françaises. La question qui se pose dès lors est celle des conditions — pratiques, culturelles ou symboliques — qui pourraient faire évoluer cette disposition dans un sens ou dans l'autre.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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