Santé
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 25/07/2026 à 10:10
Depuis toujours
Réponses
1881
Oui
28%
Non
65%
Ne sais pas
7%
L'entomophagie, soit la consommation d'insectes, s'impose progressivement dans les débats sur l'alimentation durable. En Europe, et particulièrement en France, cette pratique reste culturellement marginale malgré un cadre réglementaire européen qui s'est structuré au fil des années et une filière industrielle en développement. La question posée aux répondants sur Politês permet d'évaluer, concrètement, jusqu'où cette disposition à changer les habitudes alimentaires est partagée au sein de la population française. Le résultat global est sans ambiguïté : près de deux Français sur trois (65 %) se déclarent incapables d'intégrer des insectes à leur routine alimentaire, tandis que 28 % affirment en être capables. La part d'indécis reste limitée, à 7 %. On est donc face à un rejet majoritaire, mais loin d'être unanime, ce qui laisse entrevoir un segment non négligeable ouvert à cette évolution. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les hommes se montrent sensiblement plus enclins que les femmes à envisager la consommation d'insectes, avec 33 % de réponses favorables contre 23 % chez les femmes. Cet écart de dix points pourrait suggérer des différences dans les représentations culturelles associées à ces aliments, ou dans le rapport au risque alimentaire, sans qu'il soit possible d'en établir une cause directe. Deuxième enseignement : un gradient générationnel marqué. Les 18-34 ans affichent les taux d'acceptation les plus élevés, autour de 35-36 %, quand les 50-64 ans descendent à 22 % et les 65 ans et plus à 19 %. Les jeunes générations paraissent davantage disposées à expérimenter, ce qui pourrait refléter une plus grande exposition aux discours sur la transition alimentaire et une ouverture plus large aux nouvelles habitudes de consommation. Troisième enseignement : un léger avantage pour les CSP+. Les catégories socioprofessionnelles supérieures se déclarent plus disposées à consommer des insectes (31 %) que les CSP- et les inactifs (25 % chacun). Cet écart, modéré, pourrait aller dans le sens d'une corrélation entre niveau socio-économique et sensibilité aux enjeux de durabilité alimentaire, ou refléter un accès plus fréquent à une offre de produits innovants. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture soutient le développement de l'entomophagie pour des raisons de durabilité, et plusieurs entreprises françaises structurent une filière industrielle depuis le début des années 2010. La réglementation européenne sur les nouveaux aliments a progressivement autorisé la commercialisation de plusieurs espèces, et des produits dérivés comme les pâtes ou biscuits enrichis en farine d'insectes visent à réduire la distance psychologique avec ces aliments. Pourtant, une barrière culturelle semble persister, cohérente avec les données observées ici. Les résultats sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. Certains segments ne sont pas commentés en raison d'effectifs insuffisants pour en tirer des enseignements fiables. Si une large majorité des Français ne se voit pas franchir le pas, près d'un sur trois envisage pourtant cette possibilité, avec une ouverture plus prononcée chez les jeunes et les hommes. La question reste ouverte : ces dispositions déclarées constituent-elles un signal d'évolution durable des pratiques alimentaires, ou reflètent-elles avant tout un potentiel théorique encore loin de se concrétiser dans les assiettes ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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