Santé
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 15/07/2026 à 20:10
Depuis toujours
Réponses
1859
Oui
28%
Non
65%
Ne sais pas
7%
L'entomophagie, soit la consommation d'insectes par l'être humain, s'impose progressivement dans les débats sur l'alimentation durable. Portée par des arguments environnementaux et nutritionnels, elle se heurte à de fortes résistances culturelles en Occident. La question posée aux répondants sur Politês cherchait à mesurer non pas une pratique effective, mais une disposition subjective : se sent-on capable d'inclure criquets, vers ou grillons dans sa routine alimentaire ? La réponse est sans ambiguïté : deux répondants sur trois se déclarent incapables d'une telle démarche. Avec 65 % de réponses négatives et seulement 28 % de réponses positives, le rejet est net, même si une minorité significative d'un peu moins d'un tiers reste ouverte à l'idée. Les indécis représentent 7 %, un chiffre modeste qui reflète la clarté du positionnement majoritaire sur ce sujet. Premier enseignement, l'écart entre hommes et femmes est l'un des plus marquants. Les hommes se déclarent capables d'intégrer des insectes à leur alimentation à hauteur de 33 %, contre 22 % des femmes, soit un écart de onze points. Ce résultat pourrait suggérer que la barrière psychologique ou sensorielle liée à la consommation d'insectes est perçue différemment selon le genre, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Deuxième enseignement, l'âge joue un rôle notable dans les dispositions déclarées. Les tranches les plus jeunes, de 15 à 34 ans, affichent les taux d'ouverture les plus élevés, entre 30 et 36 %. À l'inverse, les 50-64 ans et les 65 ans et plus se montrent nettement plus réticents, avec respectivement 22 % et 19 % de réponses positives. Cet écart générationnel pourrait s'expliquer par une plus grande familiarité des jeunes générations avec les discours de durabilité alimentaire et les nouvelles tendances culinaires, même si cette hypothèse demeure difficile à confirmer sur la seule base des déclarations recueillies. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) affichent une ouverture légèrement plus grande, à 31 %, par rapport aux CSP- et aux inactifs, qui se situent tous deux à 25 %. L'écart reste mesuré, mais il pourrait aller dans le sens d'une corrélation entre niveau socioprofessionnel et exposition aux discours sur l'alimentation alternative. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où l'entomophagie cherche encore à trouver sa place en France. La réglementation européenne encadre désormais la commercialisation de plusieurs espèces d'insectes comestibles, et des entreprises françaises développent des produits intégrant de la farine d'insectes sous des formes moins identifiables. La barrière symbolique que représente la consommation d'insectes entiers ou reconnaissables reste visiblement forte. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture souligne le potentiel de cette filière pour la durabilité mondiale, mais les dispositions individuelles semblent encore loin de suivre le rythme de ces ambitions institutionnelles. Les résultats présentés sont issus d'un échantillon redressé de 1 859 participants, ce qui renforce leur fiabilité d'ensemble. Si une majorité de Français ne se sent pas prête à franchir le pas, la part non négligeable de personnes ouvertes à l'idée — notamment chez les plus jeunes — invite à observer comment ces dispositions pourraient évoluer à mesure que les produits à base d'insectes gagnent en visibilité et en accessibilité. La question est peut-être moins celle de la volonté individuelle que celle des conditions concrètes qui rendraient ce passage à l'acte envisageable.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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