Société

Publié le

23/10/2025

Aimeriez-vous apprendre la langue des signes ?

Résultats ajustés

du 16/07/2026 à 20:36

Depuis toujours

Réponses

1198

J’ai déjà appris

3%

Je suis en d’apprendre

3%

Pourquoi pas

74%

Non, ça ne m’intéresse pas

20%

Synthèse des résultats

La Langue des Signes Française occupe une place particulière dans le débat public : reconnue comme langue à part entière depuis la loi de 2005, elle reste peu diffusée dans la population, tandis que les enjeux d'inclusion et d'accessibilité pour les personnes sourdes et malentendantes occupent une place croissante dans les politiques publiques. Dans ce contexte, interroger les Français sur leur envie d'apprendre la LSF revient à mesurer non seulement un intérêt linguistique, mais aussi une disposition à s'engager dans une démarche d'inclusion. Les résultats recueillis sur Politês dressent un tableau marqué par une ouverture de principe très large, combinée à un passage à l'acte encore marginal. Les trois quarts des répondants (74 %) expriment une curiosité ou une bienveillance vis-à-vis de l'apprentissage de la LSF, choisissant l'option « pourquoi pas ». Seuls 20 % déclarent ne pas être intéressés. Ceux qui apprennent actuellement la LSF ou l'ont déjà apprise représentent chacun 3 % des répondants, une part très faible au regard de l'intérêt déclaré. Premier enseignement : un écart notable s'observe selon le genre. Les femmes expriment davantage d'intérêt que les hommes : 79 % d'entre elles choisissent l'option « pourquoi pas », contre 68 % des hommes. Le refus est également plus fréquent chez les hommes (28 %) que chez les femmes (13 %). Ces écarts pourraient suggérer des dispositions différenciées selon le genre face aux apprentissages à vocation sociale ou relationnelle, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Deuxième enseignement : l'âge introduit des variations sensibles. Les 35-49 ans sont les plus enclins à répondre positivement (81 % de « pourquoi pas »), suivis de près par les 25-34 ans (79 %). À l'inverse, les 65 ans et plus se distinguent nettement : 55 % seulement déclarent un intérêt, tandis que 41 % expriment un refus, un niveau sensiblement plus élevé que dans tous les autres groupes d'âge. Ces résultats pourraient aller dans le sens d'une distance plus marquée, dans cette tranche d'âge, vis-à-vis d'un apprentissage perçu comme nouveau ou moins familier. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la LSF bénéficie d'une visibilité croissante, portée par des initiatives éducatives, associatives et culturelles. La multiplication des formations accessibles au grand public — notamment via le Compte Personnel de Formation — ainsi que les débats récurrents sur l'inclusion scolaire et professionnelle des personnes sourdes, pourraient contribuer à entretenir cette curiosité déclarée. Pour autant, l'écart persistant entre l'intention et la pratique effective invite à s'interroger sur les freins réels à l'apprentissage, qu'ils soient d'ordre pratique, économique ou culturel. Au fond, si une disposition favorable à l'apprentissage de la LSF semble largement partagée parmi les répondants français, elle demeure pour l'heure très majoritairement déclarative. La question qui reste ouverte est de savoir quelles conditions — pédagogiques, institutionnelles ou symboliques — seraient susceptibles de transformer cette ouverture en engagement concret.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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