Société

Publié le

23/10/2025

Aimeriez-vous apprendre la langue des signes ?

Résultats ajustés

du 12/09/2026 à 15:41

Depuis toujours

Réponses

1232

J’ai déjà appris

3%

Je suis en d’apprendre

3%

Pourquoi pas

74%

Non, ça ne m’intéresse pas

20%

Synthèse des résultats

La langue des signes française (LSF) occupe une place particulière dans le paysage linguistique et culturel du pays. Reconnue officiellement comme langue à part entière par la loi de 2005, elle reste pourtant peu enseignée et peu pratiquée en dehors de la communauté sourde. Dans ce contexte, mesurer l'appétence du grand public pour son apprentissage permet d'éclairer à la fois les dynamiques d'inclusion et l'état de la sensibilisation collective. Sur l'ensemble des répondants, la tonalité dominante est celle d'une ouverture de principe. Trois quarts des Français interrogés sur Politês (74 %) déclarent être favorables à l'idée d'apprendre la langue des signes, sous la modalité « pourquoi pas ». Un refus explicite ne concerne qu'un répondant sur cinq (20 %), tandis que les pratiquants actuels ou passés restent marginaux : respectivement 3 % déclarent être en cours d'apprentissage, et 3 % avoir déjà appris. L'image d'ensemble est donc celle d'un intérêt largement partagé, mais qui demeure pour l'essentiel virtuel. Premier enseignement : un écart notable entre les femmes et les hommes. Les femmes se montrent sensiblement plus ouvertes, avec 79 % répondant « pourquoi pas », contre 68 % chez les hommes. L'absence d'intérêt est également plus marquée chez ces derniers (28 %, contre 14 % chez les femmes). Cet écart pourrait suggérer une proximité perçue différente avec les enjeux d'inclusion ou de communication, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Deuxième enseignement : une relation à l'âge qui mérite attention. Les tranches d'âge intermédiaires, notamment les 25-34 ans (79 %) et les 35-49 ans (81 %), affichent les taux d'ouverture les plus élevés. À l'inverse, les 65 ans et plus se distinguent par un niveau de refus nettement supérieur (40 %), accompagné d'un intérêt plus modéré (57 %). Cet écart générationnel pourrait s'expliquer en partie par des différences d'exposition aux enjeux d'accessibilité et aux discours sur l'inclusion, davantage présents dans les parcours professionnels et sociaux des actifs. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles moins favorisées (CSP-) présentent le taux de refus le plus bas (13 %), et le taux d'ouverture le plus élevé (83 %), devant les CSP+ (73 %). Les inactifs, en revanche, se montrent les plus réticents (29 % de refus). Ces variations invitent à nuancer l'idée d'un intérêt uniformément réparti selon le capital culturel ou économique. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où l'offre d'apprentissage de la LSF s'est considérablement élargie ces dernières années : formations universitaires, plateformes en ligne, contenus sur les réseaux sociaux ou encore parcours financés via le Compte Personnel de Formation. La multiplication de ces dispositifs a pu contribuer à rendre l'apprentissage de la LSF plus visible et moins perçu comme réservé aux seuls proches de personnes sourdes. Les résultats sont redressés pour tenir compte de la structure de la population française, ce qui en renforce la robustesse globale. La modalité « pourquoi pas » reste néanmoins une expression d'intention faible, qu'il convient de ne pas assimiler à une disposition concrète à l'action. Au final, ces résultats dessinent moins un élan militant qu'une bienveillance diffuse à l'égard de la langue des signes. La question qui demeure ouverte est celle du passage de cette ouverture de principe à un engagement effectif : quels leviers, quelles opportunités ou quels contextes seraient susceptibles de transformer cette curiosité latente en apprentissage réel ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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