Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

10/10/2025

Devrait-on exiger un casier judiciaire vierge pour chaque candidat à une élection ?

Résultats bruts

du 17/08/2026 à 23:44

Depuis toujours

Réponses

8667

Oui

84%

Non

13%

Sans opinion

3%

Synthèse des résultats

La question de l'intégrité des élus est au cœur des débats démocratiques contemporains. En France, la loi n'impose pas de casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection : seule une peine complémentaire d'inéligibilité prononcée par un juge peut faire obstacle à une candidature. C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês se sont prononcés sur l'opportunité de rendre cette exigence obligatoire. Le résultat est d'une clarté peu commune : 84 % des répondants se déclarent favorables à l'exigence d'un casier judiciaire vierge pour tout candidat à une élection, contre 13 % d'avis contraire et 3 % sans opinion. Cette adhésion très large dessine un quasi-consensus, qui transcende les clivages habituels et témoigne d'une attente forte en matière de probité dans la vie publique. Premier enseignement, l'effet générationnel est particulièrement net. Le soutien à cette mesure progresse régulièrement avec l'âge : de 79 % chez les 15-17 ans, il atteint 93 % chez les 65 ans et plus. Cet écart entre les plus jeunes et les plus âgés pourrait suggérer des sensibilités différentes à la question de la réhabilitation et du droit à l'erreur, ou encore une relation au politique et à ses normes qui évoluerait selon les générations, sans qu'il soit possible d'en établir une cause précise. Deuxième enseignement, l'écart entre hommes et femmes est notable. Les femmes sont 90 % à soutenir cette exigence, contre 80 % des hommes, soit un écart de dix points. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus marquée, chez les répondantes, aux questions d'exemplarité et d'éthique dans l'exercice du mandat. Les répondants se déclarant non binaires se situent à 79 %, à un niveau proche de celui observé chez les hommes. Troisième enseignement, les différences socioprofessionnelles restent limitées mais méritent d'être signalées. Les CSP- soutiennent la mesure à 88 %, soit cinq points de plus que les CSP+ (83 %). Ce léger écart pourrait refléter une perception différente des institutions et de leurs représentants selon le positionnement social, sans qu'il soit possible d'aller au-delà de cette observation. Mis en perspective, ce résultat prend tout son relief dans un contexte où la France a été pointée pour ses difficultés en matière de lutte contre la corruption, et où plusieurs affaires politico-judiciaires impliquant des élus de premier plan ont nourri la défiance envers les institutions. Des propositions législatives en ce sens ont déjà été déposées, notamment en 2016, sans aboutir à une réforme générale. L'argument selon lequel de nombreuses professions ordinaires exigent un casier vierge, quand les fonctions électives n'y sont pas soumises, résonne probablement dans cette adhésion très large. Ces résultats étant des données brutes non redressées, une certaine prudence s'impose dans leur interprétation, notamment en ce qui concerne la représentativité exacte de l'échantillon. Au-delà des chiffres, ce qui ressort de cette consultation est la force d'une aspiration à un standard éthique plus élevé pour ceux qui briguent un mandat. La question qui demeure ouverte est celle de la mise en œuvre : comment concilier cette exigence avec les principes de réhabilitation et de pluralisme politique qui fondent la démocratie française ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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