Économie

Société

Publié le

23/10/2025

Une femme et un homme doivent ils toucher le même salaire à poste équivalent ?

Résultats bruts

du 02/10/2026 à 19:35

Depuis toujours

Réponses

8227

Oui

94%

Non

4%

Sans opinion

2%

Synthèse des résultats

La question de l'égalité salariale entre femmes et hommes à poste équivalent est l'un des débats les plus structurants de la vie sociale et économique française. Elle touche à la fois à des principes fondamentaux de justice et à des réalités mesurables : malgré un cadre légal qui interdit toute discrimination salariale fondée sur le sexe, des écarts de rémunération persistent, même à poste comparable, selon les données disponibles. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une adhésion très large au principe d'égalité salariale. Neuf répondants sur dix se prononcent en faveur d'un même salaire pour un poste équivalent, quel que soit le genre, soit 94 % de réponses favorables. Seuls 4 % s'y opposent, et 2 % n'expriment pas d'opinion. Le consensus est net, quelle que soit la façon dont on découpe la population. Premier enseignement : l'adhésion dépasse les clivages de genre, mais un léger différentiel est observable. Les femmes sont 97 % à répondre favorablement, contre 92 % des hommes, soit un écart de 5 points. Cela pourrait suggérer que les femmes, davantage concernées directement par cette problématique, expriment une conviction plus uniforme. Chez les hommes, la proportion de réponses négatives reste faible mais légèrement plus élevée (5 % contre 2 % chez les femmes), ce qui indique que l'opposition au principe, bien que marginale, est davantage portée par ce groupe. Deuxième enseignement : l'âge n'est pas un facteur de différenciation significatif, à une exception près. Les tranches d'âge de 15 à 65 ans et plus affichent toutes des niveaux d'adhésion compris entre 92 % et 95 %. La tranche des 50-64 ans présente le taux le plus bas avec 92 %, et un taux d'opposition légèrement supérieur à 7 %, ce qui reste modeste mais constitue l'écart le plus marqué observé par âge. Il serait hasardeux d'en tirer une conclusion ferme, mais on peut émettre l'hypothèse d'une adhésion peut-être plus uniforme chez les générations plus jeunes. Troisième enseignement : la dimension géographique réserve une singularité. Les répondants des DOM-TOM se distinguent avec un taux d'adhésion de 86 %, soit 8 points sous la moyenne nationale, et un taux d'opposition de 11 %. Cet écart mérite d'être noté comme un point d'attention, même si la taille de cet échantillon (111 répondants) invite à interpréter ce résultat avec prudence. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le cadre légal français affirme depuis des décennies le principe d'égalité salariale, sans pour autant l'avoir pleinement traduit en pratique. L'Index de l'égalité professionnelle, instauré en 2018, et la transposition en cours d'une directive européenne sur la transparence salariale témoignent d'une volonté institutionnelle de réduire les écarts persistants, évalués à environ 4 % à poste comparable selon l'Insee. L'adhésion massive au principe ne renseigne pas, en revanche, sur les opinions relatives aux moyens à déployer pour y parvenir. Les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées, ce qui appelle à une lecture prudente, en particulier pour les segments de taille réduite. En définitive, l'adhésion au principe d'égalité salariale à poste équivalent apparaît comme l'une des valeurs les plus largement partagées parmi les répondants sur Politês, au-delà des lignes habituelles de clivage. La question qui reste ouverte est celle du passage du principe à la pratique : entre conviction partagée et réalité des rémunérations, quels rôles les citoyens attendent-ils des entreprises et des pouvoirs publics ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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