Culture et Loisirs

Publié le

23/10/2025

Allez vous dans un office de tourisme lorsque vous ne connaissez pas le lieu où vous êtes?

Résultats ajustés

du 22/10/2026 à 19:17

Depuis toujours

Réponses

511

Oui

21%

Non

37%

Non mais je n’y avais jamais pensé

9%

Oui quelques fois

32%

Sans opinion

1%

Synthèse des résultats

Les offices de tourisme occupent une place historique dans l'accueil des visiteurs en France. Nés à la fin du XIXe siècle sous la forme de syndicats d'initiative, ils ont longtemps constitué le point de passage quasi obligé pour tout voyageur souhaitant s'orienter dans un lieu inconnu. À l'ère du numérique, où l'information est disponible en quelques clics, la question de leur fréquentation effective se pose avec une acuité nouvelle. Les résultats recueillis sur Politês dressent un tableau nuancé. Une majorité relative des répondants déclare ne pas se rendre dans un office de tourisme lorsqu'ils découvrent un nouveau lieu : 38 % répondent non, et 31 % indiquent y aller quelquefois seulement. À l'inverse, 21 % affirment y aller systématiquement, auxquels s'ajoutent 9 % qui déclarent ne jamais l'avoir envisagé. La pratique de la visite ponctuelle et la non-fréquentation dominent donc nettement, sans pour autant effacer la présence d'un noyau d'usagers réguliers. Premier enseignement, l'écart selon l'âge est particulièrement marqué. Chez les 65 ans et plus, 56 % déclarent fréquenter systématiquement les offices de tourisme, contre seulement 11 % chez les 18-24 ans et 9 % chez les 25-34 ans. Ces dernières tranches d'âge affichent également les taux de refus les plus élevés, avec respectivement 48 % et 40 % de réponses négatives. Ces écarts pourraient suggérer que la visite de l'office de tourisme reste davantage ancrée dans les pratiques des générations plus anciennes, possiblement plus familières de ce canal d'information avant l'essor du numérique. Deuxième enseignement, une différence notable s'observe selon le genre. Les hommes déclarent fréquenter les offices de tourisme de manière systématique à hauteur de 27 %, contre 16 % pour les femmes. En revanche, ces dernières sont plus nombreuses à y aller quelquefois (35 % contre 27 %). Au total, la proportion d'usagers, qu'ils soient réguliers ou occasionnels, reste comparable entre les deux groupes, tandis que les modalités d'usage diffèrent. Troisième enseignement, les variations régionales méritent attention. Les répondants d'Île-de-France se distinguent par un recours ponctuel plus fréquent (48 % de « quelques fois »), tandis que les résidents du Nord-Est affichent le taux de refus le plus élevé (47 %) et le recours occasionnel le plus faible (23 %). Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les offices de tourisme font face à une double pression : la montée en puissance des outils numériques — applications mobiles, avis en ligne et plateformes de réservation — qui répondent désormais à une grande partie des besoins d'information des voyageurs ; et une restructuration institutionnelle du secteur, illustrée par la fusion des fédérations en ADN Tourisme en 2020. Certains offices de tourisme, comme celui d'Argelès-sur-Mer, continuent d'investir dans la rénovation de leurs espaces physiques, ce qui témoigne de la conviction que l'accueil en présentiel conserve une valeur propre pour une partie de la population. Au regard de ces résultats, la fréquentation des offices de tourisme ne semble pas avoir disparu, mais pourrait s'être transformée : elle demeurerait le fait d'une part significative de la population, plus âgée, tandis que les jeunes générations auraient largement migré vers d'autres sources d'information. La question de savoir si l'office de tourisme peut réinventer son utilité auprès de ces publics, au-delà du simple accueil physique, reste entièrement ouverte.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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