Culture et Loisirs
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 17/08/2026 à 23:53
Depuis toujours
Réponses
7544
Oui
17%
Non
77%
Ne sais pas
6%
La question du lien entre jeux vidéo et violence nourrit le débat public depuis plusieurs décennies, régulièrement ravivée par des faits divers ou des prises de position politiques. Au-delà du ressenti, elle touche à la manière dont les Français perçoivent l'influence des médias numériques sur les comportements, notamment chez les plus jeunes. Les résultats collectés par Politês sont nets : 77 % des répondants estiment que les jeux vidéo ne rendent pas vraiment violents, contre 17 % qui l'affirment. Seulement 6 % déclarent ne pas savoir. On est donc face à une adhésion majoritaire à l'idée que ce lien n'est pas établi, avec peu d'indécis, ce qui traduit une opinion globalement tranchée sur le sujet. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Parmi les 18-24 ans et les 25-34 ans, seuls 13 % répondent « oui », contre 41 % chez les 50-64 ans et 56 % chez les 65 ans et plus. Ce gradient par âge est l'un des éléments les plus saillants de ce sondage. Il pourrait suggérer que les générations ayant grandi avec les jeux vidéo entretiennent un rapport plus familier au médium, et perçoivent différemment son influence supposée. À l'inverse, les tranches d'âge plus élevées, moins exposées à la pratique, pourraient davantage avoir intégré les représentations médiatiques traditionnelles associant jeux violents et comportements agressifs. Deuxième enseignement : une différence sensible selon le genre. Les hommes sont 86 % à répondre « non », tandis que chez les femmes, cette proportion descend à 61 %, avec 29 % répondant « oui ». Cet écart pourrait aller dans le sens d'une familiarité plus grande des hommes avec la pratique du jeu vidéo, susceptible d'influencer leur appréciation des effets du médium. Chez les personnes non binaires (n=137), les résultats sont proches de ceux des 18-34 ans, avec 82 % de « non ». Troisième enseignement : une relative homogénéité territoriale, avec une exception notable. Les résultats par région métropolitaine varient peu, de 15 % de « oui » dans le Nord-Ouest à 18 % dans le Nord-Est et le Sud-Ouest. En revanche, les répondants des DOM-TOM affichent 36 % de « oui », un niveau sensiblement plus élevé. L'effectif de ce segment étant limité (n=86), ce résultat mérite d'être interprété avec prudence. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la recherche scientifique, depuis plusieurs années, ne parvient pas à établir de lien de causalité direct entre la pratique de jeux vidéo violents et des comportements violents dans la vie réelle. Des institutions comme l'Association américaine de psychologie soulignent que mettre en cause les jeux vidéo risque de détourner l'attention d'autres facteurs, tels que les antécédents personnels ou la fragilité psychosociale. Des effets à court terme sur l'humeur ou la désensibilisation émotionnelle ont toutefois été observés dans certaines études, ce qui entretient l'ambiguïté du débat. L'opinion exprimée ici semble donc relativement alignée avec le consensus scientifique dominant, même si une partie de la population, notamment les plus âgés, continue d'associer jeux vidéo et violence. L'échantillon porte sur des résultats bruts, sans redressement statistique. Les segments généraux portant sur l'âge et le genre reposent sur des effectifs suffisamment larges pour être interprétés avec confiance, tandis que certains sous-groupes — comme les DOM-TOM (n=86) ou les agriculteurs (n=45) — sont trop peu représentés pour en tirer des conclusions solides. Au final, les répondants français rejettent largement l'idée que les jeux vidéo rendent violents, et ce rejet est d'autant plus prononcé chez ceux qui ont grandi avec ce médium. La question qui reste ouverte est de savoir si cette perception évoluera avec les générations, ou si certains événements médiatisés continueront d'alimenter le doute chez une fraction de la population.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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