Politique

Publié le

06/10/2025

Après le départ de Lecornu, Macron doit-il:

Résultats ajustés

du 06/08/2026 à 11:54

Depuis toujours

Réponses

684

Démissionner

53%

Rester en place et dissoudre l’assemble nationale

14%

Nommer un 1re ministre issue de la gauche

23%

Ne sais pas

10%

Synthèse des résultats

La démission de Sébastien Lecornu, survenue à peine quatre semaines après sa nomination comme Premier ministre, relance le débat sur l'avenir du quinquennat d'Emmanuel Macron. Dans un contexte politique marqué par une succession de gouvernements fragilisés depuis la dissolution de 2024, la question de la conduite à tenir par le chef de l'État cristallise des attentes très diverses. Sur l'ensemble des répondants, la réponse dominante est sans ambiguïté : 53 % des Français interrogés sur Politês estiment que Macron devrait démissionner. Loin derrière, 23 % souhaitent qu'il reste en place et nomme un Premier ministre issu de la gauche, tandis que 14 % préfèrent une dissolution de l'Assemblée nationale. Enfin, 10 % déclarent ne pas savoir. La demande de départ du président constitue ainsi le signal le plus fort de cette consultation, mais elle coexiste avec des préférences alternatives non négligeables. Premier enseignement : la demande de démission présidentielle progresse avec l'âge. Elle passe de 41 % chez les 18-24 ans à 65 % chez les 65 ans et plus, avec une progression régulière à chaque tranche d'âge. Les répondants les plus jeunes, moins tranchés sur cette option, se montrent en revanche proportionnellement plus ouverts à une alternance par la gauche (29 % chez les 18-24 ans). Cela pourrait suggérer que la rupture avec l'exécutif actuel, si elle est partagée, prend des formes différentes selon les générations. Deuxième enseignement : un écart notable apparaît selon la catégorie socioprofessionnelle. Les répondants appartenant aux CSP- et les inactifs sont respectivement 59 % et 60 % à demander la démission, contre 47 % chez les CSP+. Ces derniers sont également plus nombreux à envisager une dissolution (18 %, contre 6 % pour les CSP-). On peut émettre l'hypothèse que la perception de la crise varie selon les milieux socioéconomiques, les catégories les moins aisées apparaissant plus enclines à une rupture nette. Troisième enseignement : des disparités régionales méritent d'être soulignées. L'Île-de-France se distingue nettement avec seulement 37 % de répondants favorables à une démission, soit le taux le plus bas de toutes les régions, et un soutien proportionnellement plus marqué à la nomination d'un Premier ministre de gauche (30 %). Le Nord-Ouest, à l'inverse, affiche la proportion la plus élevée en faveur du départ du président (61 %). Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la succession rapide de gouvernements fragilisés depuis 2024 alimente une perception de blocage institutionnel. La question de la nomination d'un nouveau Premier ministre, et plus largement celle de l'orientation politique à donner au pays, reste entière. La forte proportion favorable à une démission ne dit pas, à elle seule, vers quelle solution les répondants souhaitent se tourner ensuite. Les résultats présentés ont été redressés afin de mieux refléter la diversité de la population française. Ce que ces chiffres révèlent avant tout, c'est une forte attente de renouvellement, sans consensus clair sur la forme qu'il devrait prendre. Dans un paysage politique aussi fragmenté, la question de l'issue institutionnelle qui serait perçue comme légitime par le plus grand nombre reste ouverte.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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