Politique

Publié le

06/10/2025

Après le départ de Lecornu, Macron doit-il:

Résultats ajustés

du 01/10/2026 à 08:52

Depuis toujours

Réponses

685

Démissionner

53%

Rester en place et dissoudre l’assemble nationale

14%

Nommer un 1re ministre issue de la gauche

23%

Ne sais pas

10%

Synthèse des résultats

La crise gouvernementale ouverte par le départ de Sébastien Lecornu a replacé au centre du débat public une question fondamentale : quelle voie le Président de la République devrait-il emprunter pour sortir d'une période marquée par une succession rapide de gouvernements et une instabilité institutionnelle durable ? Ce sondage, dont les résultats ont été recueillis et analysés sur Politês, interrogeait les répondants sur trois options distinctes : la démission d'Emmanuel Macron, la dissolution de l'Assemblée nationale, ou la nomination d'un Premier ministre issu de la gauche. La dynamique d'ensemble est relativement nette. Une majorité de 53 % des répondants se prononce pour la démission du Président de la République. Loin derrière, 23 % privilégient la nomination d'un Premier ministre issu de la gauche, 14 % optent pour une dissolution de l'Assemblée nationale, et 10 % déclarent ne pas savoir. La démission s'impose comme l'orientation dominante, sans pour autant rassembler les deux tiers du corps social. Premier enseignement : la préférence pour la démission tend à s'accentuer avec l'âge. Les 18-24 ans sont 41 % à retenir cette option, une part qui monte à 59 % chez les 35-49 ans et atteint 65 % chez les 65 ans et plus. On pourrait émettre l'hypothèse que les générations plus âgées, historiquement plus attachées à la stabilité institutionnelle, perçoivent la démission présidentielle comme la réponse la plus directe à une crise de légitimité. À l'inverse, les plus jeunes apparaissent davantage partagés, avec une part plus élevée accordée à la nomination d'un Premier ministre de gauche. Deuxième enseignement : un écart notable selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- sont 59 % à demander la démission, contre 47 % chez les CSP+. Ces derniers sont par ailleurs plus enclins à envisager une dissolution (18 % contre 6 % pour les CSP-). Ces écarts pourraient suggérer une lecture différenciée de la crise selon le positionnement social : les catégories populaires sembleraient davantage enclines à un rejet direct du pouvoir en place, tandis que les catégories supérieures paraîtraient plus ouvertes à une reconfiguration institutionnelle par les urnes. Troisième enseignement : une singularité francilienne. L'Île-de-France se distingue nettement des autres régions. Seuls 36 % des répondants franciliens demandent la démission, contre 62 % dans le Nord-Ouest. La région capitale enregistre par ailleurs la part la plus élevée en faveur d'un Premier ministre de gauche (30 %) ainsi que la proportion d'indécis la plus forte (17 %). Ce profil pourrait s'expliquer par une sociologie électorale propre à la métropole parisienne, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Ce résultat s'inscrit dans une séquence politique marquée par une accumulation de crises gouvernementales depuis 2024. La succession de gouvernements en moins de deux ans, jusqu'à la formation du gouvernement Lecornu II en octobre 2025, pourrait avoir contribué à installer un sentiment de défiance durable à l'égard de l'exécutif. Dans ce contexte, la forte proportion de réponses favorables à une démission présidentielle pourrait également être lue comme le reflet d'une lassitude vis-à-vis de l'instabilité politique perçue, davantage que comme un soutien explicite à une alternative précise. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. Au-delà des chiffres, ce sondage illustre une tension entre le rejet de la situation actuelle et l'absence d'adhésion forte à une alternative clairement définie. Ni la dissolution ni la nomination d'un Premier ministre de gauche ne rassemblent suffisamment pour constituer une option de substitution nette. La question qui demeure ouverte est celle de savoir si cette demande de démission traduit une aspiration à un changement de cap profond ou, plus simplement, une fatigue face à une séquence institutionnelle perçue comme épuisante.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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