Société

Publié le

20/10/2025

As-tu déjà volé un panneau dans la rue ?

Résultats bruts

du 01/11/2026 à 06:03

Depuis toujours

Réponses

2867

Oui

22%

Non

78%

Sans opinion

0%

Synthèse des résultats

Le vol de panneaux de signalisation dans la rue appartient à cette catégorie d'actes situés à la frontière entre l'incivilité banalisée et l'infraction pénale. S'il est rarement au cœur de l'actualité, il s'inscrit dans un contexte plus large de préoccupations autour de la dégradation du mobilier urbain et de ses conséquences sur la vie collective. La question posée ici invite les répondants sur Politês à se livrer sur un comportement que l'on confesse rarement publiquement. Dans l'ensemble, une large majorité déclare ne jamais avoir volé de panneau dans la rue : 77 % indiquent non, contre 22 % qui l'admettent, et 1 % se déclarent sans opinion. Ce résultat dessine un consensus négatif clair, tout en révélant qu'un répondant sur cinq revendique cet acte — ce qui n'est pas négligeable pour un comportement illégal. Premier enseignement notable : un écart selon le genre. Les hommes sont 26 % à déclarer avoir déjà volé un panneau, contre 16 % chez les femmes. Cet écart d'une dizaine de points pourrait suggérer des dynamiques différentes dans le rapport aux transgressions de l'espace public, phénomène documenté dans d'autres contextes liés aux comportements à risque ou aux incivilités déclarées. Les personnes se déclarant non binaires affichent un taux similaire à celui des hommes (27 %), bien que l'effectif de ce groupe reste modeste. Deuxième enseignement : une variation générationnelle en forme de courbe. Ce sont les 18-24 ans (24 %) et les 25-34 ans (25 %) qui déclarent le plus fréquemment cet acte, tandis que les 15-17 ans (18 %), les 35-49 ans (19 %), les 50-64 ans (17 %) et les 65 ans et plus (13 %) se montrent moins nombreux à l'admettre. Cette configuration pourrait aller dans le sens d'un acte associé à une période de la vie jeune adulte, plutôt qu'à l'adolescence stricto sensu, ce qui invite à s'interroger sur les contextes sociaux dans lesquels il se produit. Troisième enseignement : une relative homogénéité régionale, à une exception près. Les résultats varient peu d'une région à l'autre sur le territoire métropolitain, oscillant entre 20 % en Île-de-France et 25 % en Sud-Est. En revanche, les répondants des DOM-TOM affichent un taux très faible (5 %), segment pour lequel les effectifs restent limités et invitent à la prudence dans l'interprétation. Cette prévalence déclarée d'un répondant sur cinq mérite d'être lue à la lumière du caractère sensible de la question. Le vol de mobilier urbain constitue une infraction pénale en France, susceptible de sanctions. Dans ce contexte, la propension à déclarer un tel acte pourrait témoigner d'une certaine banalisation perçue du geste, voire d'une mise à distance de sa dimension illégale. Les collectivités locales, qui font face à des coûts réels liés au remplacement du mobilier urbain dégradé ou volé, suivent ces comportements avec attention. Au fond, ce résultat soulève une question qui dépasse le seul vol de panneau : dans quelle mesure certains actes illégaux dans l'espace public sont-ils intégrés comme des rites de passage ou des anecdotes par une partie de la population, et comment cela se traduit-il dans les représentations collectives du bien commun ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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