Culture et Loisirs
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 09/09/2026 à 18:07
Depuis toujours
Réponses
1214
Oui
52%
Non
48%
Ne sais pas
0%
La parentalité constitue l'un des marqueurs les plus structurants de la trajectoire de vie des individus. Interroger les répondants sur le fait d'avoir ou non des enfants, c'est aussi sonder indirectement les évolutions démographiques, les choix de vie et les contraintes sociales qui façonnent la société contemporaine. À l'échelle nationale, les résultats apparaissent relativement équilibrés : 52 % des répondants déclarent avoir des enfants, contre 48 % qui n'en ont pas. Cette quasi-parité reflète moins un consensus qu'une diversité de situations de vie, selon l'âge, le statut professionnel ou encore la région de résidence. Premier enseignement, et le plus saillant : l'âge structure très fortement les réponses. Chez les 18-24 ans, seuls 2 % déclarent avoir des enfants, contre 16 % chez les 25-34 ans. Le basculement s'opère à partir de la tranche 35-49 ans, où la proportion atteint 48 %, avant de grimper à 81 % chez les 50-64 ans et 82 % chez les 65 ans et plus. Cet écart générationnel marqué traduit une réalité bien documentée : la parentalité est un phénomène qui s'inscrit dans le temps. Il pourrait également suggérer que les générations les plus jeunes tendent à retarder l'entrée dans la parentalité, ce qui s'inscrirait dans la continuité des observations démographiques sur le recul de l'âge moyen à la première naissance en France. Deuxième enseignement : les catégories socioprofessionnelles présentent des écarts notables. Les CSP+ déclarent avoir des enfants à 60 %, contre 46 % pour les CSP- et 42 % pour les inactifs. Cette différence pourrait en partie refléter un effet d'âge, les CSP+ étant potentiellement plus représentées dans les tranches d'âge où la parentalité est plus fréquente. Elle pourrait aussi suggérer que les conditions économiques et professionnelles jouent un rôle dans les trajectoires familiales, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion causale directe. Troisième enseignement : les résultats par genre sont strictement identiques, avec 52 % des hommes et 52 % des femmes déclarant avoir des enfants. Cette symétrie confirme la robustesse de la distribution de l'échantillon sur cette variable. Mis en perspective, ces résultats s'inscrivent dans un contexte démographique que les pouvoirs publics suivent avec attention. Le taux de natalité en France affiche une tendance baissière depuis plusieurs années. Les débats sur les politiques familiales — qu'il s'agisse des réformes des congés parentaux ou de l'accès aux modes de garde — reflètent une préoccupation croissante autour du renouvellement des générations. Le retard dans l'entrée en parentalité, que les données recueillies par Politês sur la tranche des 18-34 ans semblent illustrer, s'inscrirait dans ce contexte plus large. Au fond, ce que révèlent ces résultats, c'est moins une fracture qu'une superposition de temporalités différentes selon les profils. La question qui demeure ouverte est celle-ci : dans quelle mesure les aspirations à la parentalité des générations les plus jeunes correspondent-elles aux conditions concrètes qui leur sont offertes pour y accéder ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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