Culture et Loisirs

Publié le

20/10/2025

As-tu fais les scouts ?

Résultats bruts

du 15/09/2026 à 19:32

Depuis toujours

Réponses

3053

Oui

8%

Non

92%

Sans opinion

0%

Synthèse des résultats

Le scoutisme occupe une place singulière dans le paysage éducatif français. Mouvement historique fondé sur des valeurs de service, de vie en plein air et d'engagement civique, il touche aujourd'hui environ 200 000 jeunes en France. La question posée aux répondants sur Politês cherchait à mesurer la part de ceux qui ont personnellement vécu cette expérience, et à en identifier les contours sociaux et générationnels. Le résultat global est sans ambiguïté : 92 % des répondants déclarent ne pas avoir fait les scouts, contre seulement 8 % qui y ont participé. La pratique scoute reste donc une expérience minoritaire dans la population, même si elle jouit d'une image globalement positive dans l'opinion publique. Le premier enseignement notable est d'ordre générationnel. Parmi les 50-64 ans, 16 % déclarent avoir été scouts, et ce chiffre monte à 19 % chez les 65 ans et plus. Ces taux sont nettement supérieurs à ceux observés chez les plus jeunes, où la participation oscille entre 5 % et 8 %. Cela pourrait suggérer que le scoutisme était plus répandu dans les générations nées entre les années 1940 et 1970, une période qui correspond à l'apogée du mouvement en France, notamment dans l'après-guerre. La tendance plus récente semblerait indiquer un recul relatif de la pratique scoute parmi les générations nées à partir des années 1980, même si d'autres facteurs pourraient également contribuer à cet écart. Deuxième enseignement : un léger écart est observable selon le genre. Les hommes déclarent avoir fait les scouts à 9 %, contre 5 % pour les femmes. Cet écart, modeste mais cohérent, pourrait refléter une accessibilité historiquement inégale des mouvements scouts aux filles, la coéducation ne s'étant généralisée que progressivement dans la plupart des associations. Troisième enseignement : la dimension géographique. L'Île-de-France se distingue avec un taux de participation de 11 %, soit le niveau le plus élevé parmi les régions observées. Ces écarts géographiques pourraient refléter des différences dans la densité et l'implantation des mouvements scouts selon les territoires, le scoutisme étant historiquement plus structuré dans les zones urbaines et périurbaines. Les données relatives aux DOM-TOM, où 3 % des répondants déclarent avoir été scouts, sont à lire avec prudence en raison du faible nombre de répondants dans ce segment. Ces résultats invitent à une mise en perspective plus large. Le scoutisme français, fort d'une histoire centenaire et d'une dizaine de mouvements agréés, reste une expérience vécue par une minorité de Français. Son développement a suivi les transformations sociales et religieuses du pays, avec une période faste dans les décennies d'après-guerre, puis une stabilisation voire un relatif recul des effectifs à partir des années 1970-1980. Au final, la pratique scoute en France apparaît comme une expérience partagée par une minorité, mais dont le poids symbolique et éducatif dépasse largement sa diffusion statistique. La question de sa capacité à se renouveler et à toucher de nouveaux publics, dans un contexte d'évolution des pratiques associatives et éducatives, reste entière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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