Société

Publié le

29/10/2025

Avez vous déjà eu recours aux restos du coeur, croix rouge, secours catholique ?

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 06:35

Depuis toujours

Réponses

965

Oui

14%

Non

86%

Synthèse des résultats

Les grandes associations caritatives françaises — les Restos du Cœur, la Croix-Rouge, le Secours Catholique — occupent une place centrale dans le paysage de la solidarité nationale. Si leur notoriété est largement établie, leur fréquentation effective constitue un indicateur plus révélateur du rapport des Français à la précarité et à l'aide sociale. Les données recueillies par Politês permettent de mesurer, au-delà des intentions déclarées, une expérience vécue. Dans l'ensemble, 14 % des répondants déclarent avoir eu recours à l'une de ces associations. Une large majorité, 86 %, indique n'y avoir jamais recouru. Ce résultat témoigne d'une situation qui demeure minoritaire dans la population, mais qui représente néanmoins une part non négligeable des répondants, à mettre en regard des estimations nationales sur la précarité. Trois enseignements méritent d'être mis en avant. Le premier concerne l'écart entre hommes et femmes. Parmi les femmes interrogées, 21 % déclarent avoir eu recours à ces associations, contre 6 % parmi les hommes. Cet écart marqué pourrait suggérer une exposition différenciée à la précarité selon le genre, ou un rapport distinct à l'aide sociale — les femmes étant statistiquement plus représentées parmi certains profils de bénéficiaires, comme les familles monoparentales. Le deuxième enseignement porte sur la situation professionnelle. Les inactifs se distinguent nettement : 27 % d'entre eux déclarent avoir eu recours à ces structures, contre 16 % pour les catégories socioprofessionnelles dites « moins favorisées » (CSP-) et 7 % pour les catégories plus favorisées (CSP+). Cette gradation suit la hiérarchie des niveaux de ressources supposés de chaque catégorie et pourrait indiquer un lien entre fragilité économique et recours à l'aide associative. Troisième point saillant : la tranche d'âge des 50-64 ans affiche le taux de recours le plus élevé parmi les grandes tranches d'âge, à 18 %, devant les 25-34 ans et les 35-49 ans, qui se situent tous deux à 14 %. Ce résultat pourrait refléter une précarité accumulée ou des situations de rupture professionnelle plus fréquentes à cet âge, même si d'autres facteurs pourraient également entrer en jeu. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté de tension sur l'aide alimentaire et sociale en France. Les associations concernées ont vu leur nombre de bénéficiaires augmenter sensiblement ces dernières années, sous l'effet notamment de l'inflation et des crises économiques successives. Les Restos du Cœur ont ainsi distribué plus de 163 millions de repas lors de la campagne 2023-2024, illustrant une sollicitation croissante. Les associations elles-mêmes alertent sur leurs capacités de financement, dans un contexte où la demande d'aide progresse plus vite que leurs ressources. Sur le plan méthodologique, les résultats présentés ici sont redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble. Il convient toutefois de noter que la question porte sur un comportement déclaré, ce qui peut induire une sous-déclaration liée à la sensibilité du sujet. Au-delà des chiffres, ces données rappellent que le recours à l'aide associative demeure une réalité vécue par une part notable des Français, distribuée de manière inégale selon le genre, l'âge et la situation professionnelle. La question reste ouverte de savoir si ces inégalités de recours reflètent des inégalités d'exposition à la précarité, ou également des différences dans la manière dont les individus s'autorisent à solliciter une aide.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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