Société

Publié le

11/04/2026

Avez vous aimer vos années de collège

Résultats ajustés

du 17/08/2026 à 13:31

Depuis toujours

Réponses

732

Oui

43%

Non

35%

Bof

22%

Synthèse des résultats

Le collège occupe une place singulière dans le parcours de vie des Français. Première étape du secondaire, il coïncide avec l'adolescence, période de construction identitaire intense, et constitue souvent un prisme à travers lequel se forme le rapport durable à l'institution scolaire. La question de savoir si l'on a aimé ces années révèle autant sur le vécu individuel que sur la réalité collective d'un système éducatif en constante évolution. Globalement, les résultats font apparaître une opinion divisée, sans consensus clair. Parmi les répondants sur Politês, 43 % déclarent avoir aimé leurs années de collège, 35 % répondent non, et 22 % optent pour un « bof » nuancé. On est donc loin d'une adhésion unanime : une majorité relative est positive, mais plus d'un répondant sur trois exprime un souvenir négatif de cette période. Premier enseignement notable : un écart de perception entre les hommes et les femmes. Les hommes sont 49 % à répondre « oui », contre 36 % des femmes, qui sont par ailleurs plus nombreuses à répondre « non » (38 % contre 34 %). Cet écart pourrait suggérer que l'expérience collégienne n'est pas vécue de la même manière selon le genre, ce qui pourrait aller dans le sens de dynamiques sociales et relationnelles différenciées au sein de l'institution scolaire. Deuxième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les répondants issus des catégories CSP+ sont 48 % à avoir aimé le collège, contre 35 % pour les CSP-. À l'inverse, les CSP- sont bien plus nombreux à répondre « non » (43 % contre 30 %). Ce résultat s'inscrit dans un contexte où les études sur le système éducatif français soulignent de longue date que l'expérience scolaire, malgré l'ambition d'égalité portée par le collège unique, resterait associée à l'origine sociale. Troisième enseignement : les 65 ans et plus se distinguent nettement avec 61 % de réponses positives, un niveau sensiblement au-dessus de la moyenne. À l'inverse, les 25-34 ans sont les plus critiques, avec 37 % de « non ». Cette tendance invite à la prudence interprétative : le temps écoulé depuis le collège, ainsi que les transformations du système éducatif entre les générations, pourraient influer différemment sur les souvenirs. Cette mise en perspective générationnelle prend un relief particulier dans un contexte où les enjeux de bien-être scolaire, de harcèlement et de santé mentale des adolescents font l'objet d'une attention croissante. Le collège contemporain se trouve au carrefour de défis que les générations plus anciennes n'ont pas nécessairement vécus avec la même intensité, notamment avec l'essor du cyberharcèlement et la pression amplifiée des réseaux sociaux. Les résultats reposent sur un échantillon redressé de 732 répondants, ce qui en assure une robustesse globale. Au final, l'expérience du collège apparaît comme profondément différenciée selon le genre, le milieu social et, dans une moindre mesure, la génération. Plus qu'une nostalgie partagée ou un rejet collectif, c'est une pluralité de vécus que révèlent ces résultats. On peut dès lors s'interroger sur la mesure dans laquelle les réformes successives du collège ont contribué, ou non, à réduire ces inégalités de vécu.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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