Sciences et Technologies
Publié le
16/12/2025
Résultats ajustés
du 04/10/2026 à 02:59
Depuis toujours
Réponses
914
Oui
90%
Non
5%
Sans opinion
5%
La confiance accordée à la science constitue un marqueur central du rapport des sociétés au savoir et à l'expertise. Dans un contexte où les crises sanitaires, les controverses climatiques et la montée des désinformations ont mis à l'épreuve les institutions scientifiques, mesurer cette confiance offre un éclairage utile sur l'état d'esprit des répondants sur Politês. Les résultats sont nets : neuf Français sur dix déclarent faire confiance à la science, soit 91 % de réponses positives. Seuls 5 % expriment une défiance explicite, et 4 % se placent sans opinion. La dynamique d'ensemble est donc celle d'une adhésion très large, sans signe de polarisation marquée. Premier enseignement, l'écart entre genres mérite attention. Les hommes déclarent faire confiance à la science à hauteur de 92 %, contre 89 % pour les femmes, soit un écart de trois points. Ce différentiel reste limité et ne constitue pas une ligne de clivage structurante, mais il est cohérent avec une tendance observée dans plusieurs enquêtes sur l'attachement aux institutions. Les femmes expriment par ailleurs une défiance légèrement plus marquée, à 7 % contre 3 % chez les hommes. Deuxième enseignement, la variation selon l'âge dessine un profil en U inversé. La confiance culmine chez les 50-64 ans, qui atteignent 98 % de réponses positives, et reste élevée chez les 25-34 ans (91 %) et les 35-49 ans (93 %). Les tranches aux deux extrémités du spectre, à savoir les 15-17 ans (86 %) et les 65 ans et plus (82 %), affichent des niveaux légèrement inférieurs. Cela pourrait suggérer que les générations intermédiaires, davantage exposées aux débats publics sur la science tout en ayant vécu la crise sanitaire à l'âge adulte, expriment une relation plus affirmée à l'institution scientifique. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles présentent un écart notable. Les CSP+ affichent une confiance à 94 %, contre 87 % pour les CSP-. Sans pouvoir établir de lien causal, cette différence pourrait aller dans le sens d'une relation entre niveau de diplôme ou de proximité avec le monde du savoir et adhésion aux institutions scientifiques. Ces résultats peuvent être lus à la lumière des débats qui ont traversé la période récente. La pandémie de COVID-19 avait mis en tension l'expertise scientifique face à la désinformation et aux contradictions inhérentes à toute crise sanitaire inédite. Certains baromètres de l'époque signalaient une confiance nuancée, voire fragilisée. La très large adhésion enregistrée ici pourrait indiquer que ce choc n'a pas durablement ébranlé le rapport des Français à la science, ou du moins à l'idée qu'ils s'en font. Il convient toutefois de distinguer la confiance dans la science comme institution de la confiance accordée à telle ou telle prise de position scientifique spécifique : cette nuance reste une variable que ce type de question générale ne permet pas de saisir pleinement. Les résultats sont redressés pour refléter au mieux la population française. La question posée porte sur la confiance en la science de manière générale, sans distinction entre ses sous-disciplines ou ses applications, ce qui peut orienter les réponses vers une adhésion de principe plutôt que vers une évaluation circonstanciée. Au final, la confiance en la science apparaît comme une valeur largement partagée en France, traversant les générations, les genres et les catégories sociales, même si des nuances subsistent selon les profils. La question qui reste ouverte est de savoir si cette confiance déclarée se traduit par une réception différenciée des controverses scientifiques concrètes, et dans quelle mesure elle résiste aux épisodes de doute que l'actualité peut provoquer.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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Depuis toujours
EricCantonnais
a demandé
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4697
matauxfrites
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Cysiboul
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