Culture et Loisirs

Publié le

20/10/2025

Avez-vous déjà fait un don à une œuvre caritative ?

Résultats ajustés

du 30/10/2026 à 16:48

Depuis toujours

Réponses

1260

Oui

84%

Non

16%

Synthèse des résultats

La générosité envers les œuvres caritatives occupe une place singulière dans le débat public français. Au-delà de sa dimension morale et sociale, elle cristallise des enjeux fiscaux, économiques et démographiques qui mobilisent régulièrement associations, pouvoirs publics et citoyens. Mesurer la proportion de Français ayant déjà effectué un don permet de dresser un état des lieux de cet engagement. Le résultat global est sans ambiguïté : 83 % des répondants déclarent avoir déjà fait un don à une œuvre caritative. Seuls 17 % indiquent ne jamais l'avoir fait. On est donc en présence d'une adhésion très large à la pratique du don, qui transcende a priori les clivages habituels. Ce niveau de réponse positive en fait l'une des pratiques citoyennes les plus répandues parmi celles mesurées. Premier enseignement : un écart générationnel marqué entre les plus jeunes et les autres tranches d'âge. Les 15-17 ans ne sont que 53 % à déclarer avoir déjà donné, contre 73 % chez les 18-24 ans, 84 % chez les 25-34 ans et jusqu'à 90 % chez les 35-49 ans. Ces résultats pourraient suggérer que la pratique du don se construit progressivement avec l'âge — effet de socialisation d'une part, mais aussi, vraisemblablement, effet lié aux ressources disponibles, nécessairement plus limitées chez les mineurs. Deuxième enseignement : un écart selon le genre, relativement modeste mais notable. Les hommes déclarent avoir déjà donné à 87 %, contre 79 % pour les femmes. Cet écart de 8 points invite à la prudence dans l'interprétation : il pourrait refléter des différences dans la perception même du don, dans les types d'associations soutenues, ou encore dans les modalités de déclaration. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle joue un rôle visible. Les CSP+ déclarent avoir donné à 88 %, contre 83 % pour les CSP- et 71 % pour les inactifs. L'écart de 17 points entre les CSP+ et les inactifs pourrait aller dans le sens d'une sensibilité aux contraintes financières dans la décision de donner. Ce résultat peut également être lu à la lumière du dispositif français d'incitations fiscales au don, qui bénéficie mécaniquement davantage aux contribuables imposables. Ces résultats s'inscrivent dans les tendances documentées sur la générosité des Français. Si environ 45 % des Français déclaraient avoir effectué au moins un don au cours de l'année écoulée selon des sources récentes, la question posée ici porte sur la pratique cumulée sur l'ensemble de la vie, ce qui explique naturellement des taux bien plus élevés. Le secteur fait par ailleurs face à une baisse chronique du nombre de nouveaux donateurs et à un recul des petits dons, ce qui nuance le tableau d'ensemble malgré des montants collectés globalement en progression. Les résultats présentés, collectés par Politês, sont redressés pour refléter au mieux la structure de la population française. La répartition géographique n'a pas révélé d'écarts suffisamment marqués pour appeler un commentaire spécifique, les variations régionales restant relativement contenues. Au total, la pratique du don apparaît comme un geste largement partagé, mais dont la diffusion reste inégale selon l'âge et la situation économique. La question qui se pose dès lors est celle de l'avenir de cet engagement : dans quelles conditions les nouvelles générations, aujourd'hui moins proches de cette pratique, s'y inscriront-elles demain ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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