Culture et Loisirs

Publié le

20/10/2025

Avez-vous déjà fait un don à une œuvre caritative ?

Résultats bruts

du 15/07/2026 à 20:41

Depuis toujours

Réponses

1822

Oui

80%

Non

20%

Synthèse des résultats

La pratique du don aux œuvres caritatives est souvent présentée comme un marqueur d'engagement civique et de solidarité. Mesurer dans quelle mesure les Français y ont recours, et si cette pratique varie selon l'âge, le milieu social ou la région, permet d'éclairer les formes concrètes de participation à la vie collective. Les résultats sont nets : 80 % des répondants sur Politês déclarent avoir déjà fait un don à une œuvre caritative, contre 20 % qui ne l'ont jamais fait. On se trouve ainsi face à une adhésion largement majoritaire à cette pratique, qui transcende a priori les grandes lignes de clivage habituelles. Premier enseignement, l'effet de l'âge est particulièrement marqué. Les 15-17 ans sont les seuls à afficher une proportion inférieure à la majorité : 52 % déclarent avoir déjà donné, contre 74 % chez les 18-24 ans, 84 % chez les 25-34 ans et jusqu'à 90 % chez les 35-49 ans. Ces écarts pourraient suggérer que la pratique du don s'ancre progressivement avec l'avancée en âge, ce qui pourrait aller dans le sens d'une corrélation avec l'autonomie financière, l'exposition à des sollicitations caritatives, ou encore la maturité du rapport à la solidarité. Deuxième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle introduit un écart notable. Les CSP+ affichent le taux le plus élevé avec 89 % de donateurs déclarés, devant les CSP- à 83 %. Les inactifs sont significativement moins nombreux à déclarer avoir donné : 71 %, soit un écart de 18 points par rapport aux CSP+. Ce résultat pourrait s'expliquer en partie par le fait que la capacité financière conditionne partiellement l'accès au don, même si les inactifs constituent un groupe hétérogène incluant étudiants, retraités et personnes sans emploi. Troisième enseignement, le genre n'introduit ici aucune différenciation : hommes et femmes affichent exactement le même taux de 80 %. Les variations régionales restent, quant à elles, relativement contenues, oscillant entre 78 % dans le Sud-Est et 83 % en Île-de-France, sans dessiner de contraste territorial saillant. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le don caritatif bénéficie en France d'un cadre fiscal incitatif, avec des réductions d'impôt pouvant atteindre 66 % des sommes versées. Ce dispositif, dont le maintien a été récemment réaffirmé par les pouvoirs publics, constituerait un levier susceptible de soutenir la pratique, notamment parmi les ménages imposables. La montée en puissance des dons en ligne et du don de produits témoignerait par ailleurs d'une diversification des modalités d'accès à la générosité, potentiellement favorable à une diffusion plus large. Ces données étant issues de résultats bruts, sans redressement de l'échantillon, une certaine prudence s'impose dans l'interprétation, en particulier pour les segments dont les effectifs sont les plus modestes. Au fond, ces résultats décrivent une pratique déclarée du don solidement ancrée dans la population française, mais dont l'intensité varie sensiblement selon l'âge et la situation socioprofessionnelle. Reste à savoir si cette déclaration reflète une régularité dans le geste ou des actes plus ponctuels, et dans quelle mesure les évolutions du cadre fiscal ou du contexte économique pourraient en modifier la dynamique.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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