Culture et Loisirs
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 23/07/2026 à 22:13
Depuis toujours
Réponses
1716
Oui
83%
Non
17%
La pratique du don aux œuvres caritatives occupe une place singulière dans le débat public français. Au croisement de l'engagement civique, des convictions personnelles et des incitations fiscales, elle renseigne autant sur les valeurs d'une société que sur ses équilibres structurels. Interroger les Français sur leur expérience du don, c'est aussi sonder leur rapport à la solidarité et à l'action collective. Sur l'ensemble des répondants, une très large majorité déclare avoir déjà fait un don à une œuvre caritative : 83 % répondent par l'affirmative, contre 17 % par la négative. Ce résultat témoigne d'une adhésion majoritaire à la pratique du don, quelles que soient les nuances que l'analyse par sous-groupes peut y apporter. Le premier enseignement notable concerne l'âge. Les écarts entre tranches générationnelles sont marqués. Chez les 15-17 ans, 52 % déclarent avoir déjà fait un don, contre 74 % chez les 18-24 ans, 84 % chez les 25-34 ans et jusqu'à 90 % chez les 35-49 ans. Ces chiffres pourraient suggérer que la pratique du don s'ancre progressivement avec l'avancée en âge, ce qui pourrait aller dans le sens d'un effet de socialisation économique et de l'accumulation de ressources disponibles au fil du temps. Les répondants de 65 ans et plus affichent quant à eux un taux de 86 %, confirmant une pratique solidement établie passé un certain âge. Deuxième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle introduit un différentiel sensible. Les CSP+ déclarent à 88 % avoir donné, contre 83 % pour les CSP- et 69 % pour les inactifs. On peut émettre l'hypothèse que la disponibilité financière constitue un levier parmi d'autres dans la propension à donner, d'autres facteurs pouvant également jouer un rôle, tels que l'exposition à des sollicitations ou la familiarité avec les dispositifs existants. Troisième enseignement, les différences entre genres sont faibles mais présentes : les hommes déclarent avoir donné à 84 %, les femmes à 81 %. Cet écart limité ne permet pas de tirer de conclusion robuste ; il invite néanmoins à nuancer l'idée selon laquelle les femmes seraient systématiquement plus engagées dans les actes de générosité déclarée. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. En France, le don bénéficie d'un cadre fiscal incitatif, avec des réductions d'impôt pouvant atteindre 66 à 75 % du montant versé selon les organismes bénéficiaires. Ce dispositif, renforcé pour les associations venant en aide aux personnes en difficulté, pourrait contribuer à rendre la pratique accessible et attractive pour les ménages imposables. Par ailleurs, les données disponibles indiquent qu'en 2023, les dons aux associations et fondations ont progressé légèrement après une période de stagnation, dans un contexte de besoins croissants liés à la précarité. Au total, la pratique déclarée du don apparaît largement répandue parmi les Français, telle que mesurée sur Politês, mais distribuée de manière inégale selon l'âge et la situation socioprofessionnelle. La question qui reste ouverte est celle du passage de la déclaration à la régularité : dans quelle mesure ces donateurs s'inscrivent-ils dans une démarche pérenne au fil du temps ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours