Société

Publié le

28/10/2025

Avez-vous déjà menti dans l'un des sondages précédents ?

Résultats ajustés

du 15/09/2026 à 19:36

Depuis toujours

Réponses

2311

Oui

4%

Non

95%

Sans opinion

1%

Synthèse des résultats

La question de la sincérité des répondants dans les sondages d'opinion est un enjeu fondamental pour quiconque cherche à mesurer l'opinion publique. Interroger directement les Français sur un éventuel mensonge passé dans un sondage constitue un exercice rare et paradoxalement éclairant : il touche à la fois à la confiance dans le dispositif d'enquête et à la propension des individus à se présenter sous un jour favorable. Le constat global est clair : 95 % des répondants sur Politês déclarent n'avoir jamais menti dans un sondage précédent, contre seulement 4 % qui l'admettent. La part des sans-opinion est marginale, à 1 %. On est donc face à un résultat fortement consensuel, sans ambiguïté apparente. Plusieurs enseignements méritent d'être relevés. Du côté du genre, les hommes déclarent légèrement plus souvent avoir menti que les femmes : 5 % contre 3 %. Cet écart, modeste en valeur absolue, pourrait suggérer une légère différence dans la manière dont les deux groupes perçoivent ou assument cet aveu. Du côté de l'âge, une gradation notable se dessine : les 15-17 ans sont les plus nombreux à admettre avoir menti, à 8 %, tandis que cette proportion décroît régulièrement avec l'avancée en âge, pour atteindre 2 % chez les 65 ans et plus. Cela pourrait aller dans le sens d'une relation différenciée à l'enquête selon les générations, les plus jeunes étant peut-être moins enclins à percevoir le sondage comme un acte à forte portée civique. En termes de catégorie socioprofessionnelle, les CSP- affichent un taux de 6 %, contre 2 % pour les CSP+ et 3 % pour les inactifs. Ce clivage, bien que limité en ampleur, pourrait être lu comme le signe d'un rapport différent à l'institution sondagière selon le niveau de capital social et culturel. Ce résultat doit toutefois être lu avec une précaution particulière : il est lui-même soumis au phénomène qu'il cherche à mesurer. La désirabilité sociale, largement documentée dans la littérature sur les biais de réponse, pousse les individus à se présenter favorablement à leurs interlocuteurs. Avouer avoir menti dans un sondage constitue en soi un aveu potentiellement inconfortable, ce qui pourrait conduire à une sous-déclaration du phénomène. Autrement dit, le chiffre de 4 % pourrait sous-estimer la réalité effective des comportements de non-sincérité. Cette tension est bien connue des spécialistes : les questions introspectives portant sur des comportements socialement réprouvés figurent parmi les plus exposées à ce type de biais. Les résultats présentés ici sont redressés afin de corriger les éventuels biais d'échantillonnage. Certains segments dont les effectifs sont insuffisants pour autoriser une lecture fiable n'ont pas été commentés. Au final, la quasi-unanimité des Français à affirmer n'avoir jamais menti dans un sondage constitue un signal d'adhésion déclarée aux règles implicites du dispositif. Mais cette cohérence même invite à s'interroger : dans quelle mesure un sondage peut-il vraiment mesurer sa propre sincérité ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.