Société

Publié le

28/10/2025

Avez-vous déjà menti dans l'un des sondages précédents ?

Résultats ajustés

du 18/07/2026 à 20:25

Depuis toujours

Réponses

2258

Oui

4%

Non

95%

Sans opinion

1%

Synthèse des résultats

Mesurer la fiabilité d'un sondage constitue une ambition permanente des instituts d'opinion. Poser directement la question aux répondants, en leur demandant s'ils ont déjà menti dans un sondage précédent, représente une démarche originale, presque paradoxale : la réponse à cette question est elle-même soumise aux mêmes biais qu'elle cherche à détecter. L'enjeu est pourtant réel, car la qualité des données collectées dépend en grande partie de la sincérité des participants. Les résultats sont nets : 95 % des répondants interrogés sur Politês déclarent n'avoir jamais menti dans un sondage précédent, tandis que 4 % admettent l'avoir fait. La part des sans-opinion est marginale, à 1 %. On est donc face à un résultat très homogène, qui dessine un consensus apparent autour de la bonne foi déclarée des répondants. Premier enseignement, un écart générationnel mérite attention. Chez les 15-17 ans, la proportion d'aveux de mensonge atteint 9 %, soit plus du double de la moyenne nationale. Elle décroît ensuite régulièrement avec l'âge : 5 % chez les 18-24 ans, 4 % chez les 25-34 ans et les 35-49 ans, 3 % chez les 50-64 ans, et seulement 2 % chez les 65 ans et plus. Ces écarts pourraient suggérer que les plus jeunes entretiennent un rapport plus distancié ou plus ludique à l'exercice du sondage, voire qu'ils seraient plus enclins à reconnaître ouvertement des comportements considérés comme déviants. Deuxième enseignement, une légère variation selon la catégorie socioprofessionnelle est observable. Les CSP+ déclarent avoir menti à hauteur de 2 % seulement, contre 6 % pour les CSP-. Cette différence, bien que modeste en valeur absolue, pourrait aller dans le sens d'une relation différenciée à la parole publique et à la norme sociale de sincérité selon le milieu d'appartenance. Ces résultats méritent d'être lus avec une précaution particulière. La question du mensonge dans les sondages est au cœur des débats méthodologiques sur la fiabilité des enquêtes d'opinion. Des travaux en psychologie sociale ont bien documenté le phénomène de désirabilité sociale : un répondant peut, consciemment ou non, adapter sa réponse pour se conformer à ce qu'il perçoit comme la norme attendue. Appliqué à cette question précise, ce mécanisme prendrait une dimension presque circulaire : la grande majorité des répondants dit ne pas mentir, mais cette réponse elle-même pourrait être influencée par la désirabilité sociale, rendant la mesure du phénomène difficile à objectiver. Par ailleurs, le cadre légal français, qui encadre les sondages d'opinion et vise à en garantir la rigueur, ne résout pas à lui seul la question de la sincérité individuelle des répondants. Au fond, ce que révèle ce résultat n'est pas tant l'absence quasi-totale de mensonge déclaré que la difficulté à mesurer objectivement ce phénomène. La déclaration de sincérité est elle-même un acte social. La question qui demeure ouverte est donc moins de savoir si les Français mentent dans les sondages, que de comprendre dans quelles conditions ils seraient davantage enclins à le faire.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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