Société

Publié le

05/11/2025

Avez vous déjà subi dès violences conjugales ? (Physiques ou psychologiques)

Résultats ajustés

du 20/08/2026 à 05:57

Depuis toujours

Réponses

547

Oui

35%

Non

65%

Synthèse des résultats

Les violences conjugales, qu'elles soient physiques ou psychologiques, constituent l'un des enjeux sociaux les plus documentés en France. Leur mesure reste cependant délicate : la définition de ce que recouvrent ces violences, notamment dans leur dimension psychologique, peut varier d'un individu à l'autre. Interroger les Français sur leur expérience personnelle de ces situations permet d'approcher une réalité vécue qui dépasse souvent les seules statistiques officielles. À l'échelle nationale, les données recueillies sur Politês indiquent qu'un tiers des Français déclare avoir subi des violences conjugales. Plus précisément, 35 % répondent oui à cette question, contre 65 % qui n'en ont pas connu. Si une majorité de répondants n'a pas vécu ce type de situation, la proportion d'un tiers constitue un résultat qui mérite d'être analysé plus finement. L'enseignement le plus saillant tient à l'écart selon le genre. Parmi les femmes, 58 % déclarent avoir subi des violences conjugales, contre 11 % chez les hommes. Cet écart très marqué pourrait suggérer que les violences conjugales touchent de manière disproportionnée les femmes, ce qui rejoint les constats régulièrement établis par les autorités sanitaires et les services de sécurité en France. Il convient néanmoins d'interpréter ce résultat avec prudence : la propension à reconnaître et à déclarer ces situations peut elle-même varier selon le genre. Une autre dimension mérite attention : celle du profil socioprofessionnel. Les personnes appartenant aux catégories socioprofessionnelles moins favorisées (CSP-) déclarent plus fréquemment avoir été victimes de violences conjugales, à hauteur de 49 %, contre 32 % pour les CSP+ et 27 % pour les inactifs. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une exposition inégale selon les conditions de vie, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion directe sur une relation de causalité. Sur le plan de l'âge, les 50-64 ans se distinguent avec un taux de 47 % de réponses positives, soit le niveau le plus élevé parmi les tranches d'âge. Les 18-24 ans et les 25-34 ans affichent respectivement 18 % et 31 %. Cette gradation pourrait refléter un effet d'accumulation biographique : avec l'âge, la probabilité d'avoir connu au moins une relation conjugale conflictuelle augmente mécaniquement. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de prise de conscience sociétale progressive. Les données publiques disponibles font état d'une augmentation des signalements depuis plusieurs années, en lien notamment avec l'évolution du cadre légal, le renforcement des dispositifs d'accompagnement des victimes et la libération de la parole qu'ont contribué à favoriser plusieurs mobilisations sociales récentes. La reconnaissance croissante des violences psychologiques comme forme à part entière de violence conjugale a également pu élargir le périmètre de ce que les personnes reconnaissent rétrospectivement comme relevant de ces situations. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble. La nature déclarative de la question invite toutefois à une lecture nuancée : les taux observés traduisent avant tout la perception et la reconnaissance que les répondants ont de leur propre vécu, ce qui constitue en soi une information précieuse, mais distincte d'une mesure clinique ou judiciaire. Le fait qu'un tiers des Français déclare avoir subi des violences conjugales souligne la prévalence de ces expériences dans les trajectoires de vie. La dimension genrée, particulièrement prononcée, invite à s'interroger sur les dynamiques à l'œuvre dans la reconnaissance et la déclaration de ces situations, et plus largement sur les conditions dans lesquelles cette parole continue d'évoluer.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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