Société

Publié le

10/11/2025

Avez-vous déjà subit du harcèlement de rue ?

Résultats ajustés

du 15/07/2026 à 17:50

Depuis toujours

Réponses

1151

Oui

46%

Non

53%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

Le harcèlement de rue — qu'il s'agisse de remarques déplacées, de sifflements ou d'attitudes intimidantes dans l'espace public — est au cœur des débats sur la sécurité et l'égalité en France depuis plusieurs années. Interroger les Français sur leur expérience personnelle de ce phénomène permet de mesurer l'ampleur ressentie d'une réalité que les statistiques nationales documentent de longue date. Au global, près d'un répondant sur deux déclare avoir déjà subi du harcèlement de rue. Selon les résultats redressés recueillis par Politês, 46 % répondent par l'affirmative, contre 53 % qui n'en ont pas fait l'expérience. La part d'indécision est marginale, à 1 %. La distribution est donc relativement équilibrée, sans consensus marqué dans un sens ou dans l'autre, ce qui reflète une expérience vécue de manière très différente selon les profils. L'enseignement le plus saillant est l'écart considérable observé selon le genre. Les femmes interrogées sont 68 % à déclarer avoir subi du harcèlement de rue, contre 21 % des hommes, soit un écart de 47 points. Cet écart selon le genre constitue de loin la ligne de partage la plus nette de l'enquête et pourrait suggérer que le harcèlement de rue reste avant tout une expérience féminine dans sa grande majorité, tout en touchant également d'autres groupes. La dimension générationnelle apporte un second éclairage. Les 25-34 ans sont la tranche d'âge la plus exposée selon leurs déclarations, avec 54 % de réponses positives. À l'inverse, les 15-17 ans (28 %) et les 65 ans et plus (20 %) sont les moins nombreux à en avoir fait l'expérience. Ce gradient pourrait s'interpréter de plusieurs façons : une plus grande présence dans l'espace public à certaines périodes de la vie, mais aussi une sensibilisation plus récente au phénomène, susceptible d'avoir favorisé une meilleure reconnaissance des situations vécues. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de prise de conscience accrue du harcèlement de rue en France. Le mouvement #MeToo, lancé en 2017, et la loi du 3 août 2018 créant le délit d'outrage sexiste ont contribué à nommer et à reconnaître juridiquement des comportements longtemps minimisés. Les études disponibles pointent des taux de victimisation élevés chez les femmes, cohérents avec les résultats observés ici. Le fait que près de la moitié des répondants, toutes catégories confondues, déclarent une expérience directe pourrait s'inscrire dans cette dynamique de libération de la parole. Les résultats présentés sont redressés afin de corriger les éventuels biais d'échantillonnage et de mieux refléter la population française dans son ensemble. Au-delà des chiffres, ce sondage rappelle que le harcèlement de rue demeure une expérience asymétrique, vécue de manière très inégale selon les individus. Reste à savoir dans quelle mesure cette prise de conscience partagée se traduit par une évolution des comportements et de la tolérance sociale à l'égard de ce type d'actes.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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