Société

Publié le

10/11/2025

Avez-vous déjà subit du harcèlement de rue ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 08:33

Depuis toujours

Réponses

1197

Oui

45%

Non

54%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

Le harcèlement de rue figure depuis plusieurs années parmi les sujets qui structurent le débat public et législatif en France. La question posée ici est celle de la perception déclarée : dans quelle mesure les répondants sur Politês indiquent-ils avoir personnellement vécu cette expérience, et comment cette perception se distribue-t-elle selon les profils ? Dans l'ensemble, les résultats font apparaître un pays partagé en deux blocs sensiblement proches. 45 % des répondants déclarent avoir déjà subi du harcèlement de rue, contre 54 % qui répondent par la négative. La part d'indécis est quasi nulle, à 1 %. Ce résultat global, qui ne penche que légèrement du côté du non, ne doit pas masquer des disparités marquées selon les profils. Le premier enseignement, et sans doute le plus saillant, est l'écart entre les femmes et les hommes. 67 % des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement de rue, contre 21 % des hommes. Cet écart de 46 points constitue le clivage le plus net de l'ensemble des résultats. Il pourrait suggérer que le harcèlement de rue reste une expérience vécue de manière très inégalement répartie selon le genre, les femmes en portant l'essentiel du poids déclaré. Le deuxième enseignement notable concerne la dimension générationnelle. La tranche des 25-34 ans présente la proportion la plus élevée de répondants ayant déclaré avoir subi du harcèlement de rue, à 54 %. À l'inverse, les 15-17 ans (28 %) et les 65 ans et plus (19 %) enregistrent les taux les plus faibles. Cette courbe, qui croît puis décroît avec l'âge, pourrait s'expliquer de plusieurs façons : une plus grande exposition dans les espaces urbains à l'âge adulte jeune, une évolution de la perception de ce que recouvre le terme de harcèlement selon les générations, ou encore des différences dans les comportements déclaratifs. Ces hypothèses restent des pistes d'interprétation et non des conclusions établies. Troisième enseignement, la variable socioprofessionnelle révèle un léger différentiel entre les catégories actives. Les CSP- affichent un taux de 52 % contre 48 % pour les CSP+. L'écart est modeste, mais il va dans le sens d'une légère surexposition déclarée chez les catégories moins favorisées. On pourrait émettre l'hypothèse d'un lien avec des modes de déplacement ou des environnements de vie différenciés, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion ferme. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la question du harcèlement de rue fait l'objet d'une attention publique et législative accrue. Depuis la loi du 3 août 2018 créant l'infraction d'outrage sexiste, un cadre juridique spécifique a été mis en place pour sanctionner ces comportements dans l'espace public. La hausse régulière des infractions enregistrées depuis cette date pourrait indiquer à la fois une meilleure prise en charge institutionnelle et une disposition croissante des victimes à signaler les faits. Les 67 % de femmes déclarant avoir subi du harcèlement, bien qu'issus d'une question déclarative et non d'un relevé d'infractions, résonnent avec les données issues d'études spécialisées qui pointent une prévalence particulièrement élevée chez les femmes. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur robustesse globale. La nature déclarative de la question laisse néanmoins une part d'interprétation individuelle : la définition de ce que chacun considère comme du harcèlement de rue peut varier d'une personne à l'autre. Ces chiffres sont donc à lire comme des indicateurs de perception davantage que comme des mesures objectives d'un phénomène. Au fond, ce que ces résultats donnent à voir, c'est un phénomène qui, selon les Français interrogés sur Politês, touche près d'une personne sur deux, mais de façon très asymétrique selon le genre, l'âge et la catégorie socioprofessionnelle. La question ouverte reste entière : dans quelle mesure cette perception déclarée se traduit-elle par une évolution des comportements dans l'espace public ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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