Société

Publié le

10/11/2025

Avez-vous déjà subit du harcèlement de rue ?

Résultats ajustés

du 24/07/2026 à 10:08

Depuis toujours

Réponses

1168

Oui

46%

Non

53%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

Le harcèlement de rue occupe une place croissante dans le débat public français. Longtemps banalisé, ce phénomène — qui recouvre remarques déplacées, sifflements, gestes intrusifs ou suivis insistants dans l'espace public — a fait l'objet d'une pénalisation spécifique en 2018. Mesurer la part de ceux qui déclarent en avoir été victimes permet de prendre la mesure de son ancrage dans les expériences vécues. À l'échelle de l'ensemble des répondants, 46 % des Français interrogés sur Politês déclarent avoir déjà subi du harcèlement de rue, contre 53 % qui répondent non. Ce résultat dessine une population presque partagée en deux, sans consensus établi ni polarisation nette. La part d'indécision reste très marginale, à 1 %. Le premier enseignement, et le plus saillant, concerne l'écart entre les femmes et les hommes. 68 % des femmes interrogées déclarent avoir été victimes de harcèlement de rue, contre 21 % des hommes. Cet écart de près de 47 points est considérable. Il pourrait suggérer que le harcèlement de rue demeure avant tout une expérience genrée, vécue de manière très inégale selon le sexe. Ce résultat est cohérent avec la nature même du phénomène, tel qu'il est documenté dans les études nationales. Le deuxième enseignement porte sur l'âge. Les 25-34 ans se distinguent nettement avec un taux de déclaration de 54 %, le plus élevé de toutes les tranches d'âge. À l'opposé, les 15-17 ans (28 %) et les 65 ans et plus (20 %) affichent les taux les plus bas. Ce gradient pourrait s'interpréter de plusieurs façons : une plus grande exposition à l'espace public à certaines périodes de la vie, une sensibilisation accrue aux formes de violence sexiste chez les jeunes adultes, ou encore une évolution de la parole facilitant la reconnaissance de ces faits parmi les générations intermédiaires. Troisième point notable : les catégories socioprofessionnelles actives, qu'il s'agisse des CSP+ (50 %) ou des CSP- (52 %), déclarent des taux proches et supérieurs à la moyenne nationale. Les inactifs, en revanche, se situent nettement en dessous, à 31 %. Cet écart pourrait tenir à une fréquentation différenciée de l'espace public et des transports, davantage liée aux rythmes professionnels. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. La loi du 3 août 2018, introduisant l'infraction d'outrage sexiste, a marqué une étape dans la prise en charge légale du phénomène. Des études nationales estimaient déjà que plus de 80 % des femmes françaises avaient été confrontées à des actes de harcèlement de rue, un chiffre supérieur aux 68 % observés ici. Cet écart pourrait indiquer une perception variable de ce qui constitue du harcèlement selon les individus, ou des différences de formulation entre les études. Des campagnes de sensibilisation régulières et le développement d'outils de signalement témoignent d'une mobilisation persistante sur ce sujet. Ces résultats sont redressés pour refléter au mieux la population française. Ils reposent toutefois sur une question déclarative, ce qui implique que les chiffres mesurent la perception et la reconnaissance subjective du phénomène autant que sa réalité objective. Cet indicateur dit quelque chose d'essentiel sur la façon dont une part significative des Français, et en premier lieu des Françaises, vivent leur rapport à l'espace public. Il reste à observer dans quelle mesure l'évolution des normes sociales et du cadre légal influe, à terme, sur ces déclarations et sur le phénomène lui-même.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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