Sciences et Technologies
Publié le
20/08/2026
Résultats ajustés
du 18/10/2026 à 14:52
Depuis toujours
Réponses
620
Oui
96%
Non
1%
Ne sais pas
3%
L'essor des intelligences artificielles génératives, et de ChatGPT en particulier, a placé la question de leur fiabilité au cœur des préoccupations publiques. Savoir si ces outils peuvent se tromper n'est pas anodin : cela conditionne la confiance que leur accordent les utilisateurs, ainsi que les usages qui en sont faits dans des domaines aussi sensibles que la santé, le droit ou l'information. Sur ce sujet, les résultats recueillis par Politês sont particulièrement nets. Parmi les répondants, 96 % estiment que ChatGPT peut effectivement commettre des erreurs. Seul 1 % répond par la négative, et 3 % déclarent ne pas savoir. On est en présence d'un consensus rare, qui traverse l'ensemble des catégories de population. Premier enseignement : cette adhésion à l'idée que ChatGPT peut se tromper est quasi uniforme selon le genre. Les femmes y souscrivent à 97 %, les hommes à 94 %, un écart marginal qui ne remet pas en question la cohérence d'ensemble du résultat. Deuxième enseignement : une légère variation est perceptible selon l'âge. Les tranches 18-24 ans, 25-34 ans et 35-49 ans affichent toutes 98 % de réponses positives. Les 15-17 ans se situent à 96 %, dans la moyenne générale. En revanche, les 50-64 ans et les 65 ans et plus sont légèrement en retrait, à respectivement 92 % et 93 %, avec des taux de « ne sais pas » plus élevés, atteignant 5 % et 7 %. Cela pourrait suggérer une familiarité moindre avec l'outil chez les répondants les plus âgés, rendant le jugement sur ses limites moins affirmé, sans pour autant remettre en cause la tendance dominante. Troisième enseignement : du côté des catégories socioprofessionnelles, les inactifs se distinguent légèrement avec 92 % de réponses « oui » et 7 % de « ne sais pas », contre 97 % chez les CSP+ et les CSP-. Cette différence pourrait être associée à une exposition quotidienne aux outils numériques variable selon les situations professionnelles, ce qui pourrait influer sur le degré de certitude exprimé. Ce résultat s'inscrit dans un débat de fond sur la nature même des grands modèles de langage. Ces systèmes fonctionnent sur une logique probabiliste : ils génèrent des réponses vraisemblables plutôt que nécessairement exactes. Le phénomène dit des « hallucinations », par lequel une IA produit des informations incorrectes avec assurance, est documenté et reconnu par la communauté scientifique et les régulateurs, notamment à travers l'AI Act européen entré en vigueur en 2024. Dans ce contexte, la perception des répondants apparaît alignée avec ce que les experts identifient comme une limite structurelle de la technologie. Les résultats présentés sont redressés afin de corriger les éventuels biais d'échantillonnage, ce qui renforce la solidité des conclusions globales. La prudence reste néanmoins de mise pour les segments aux effectifs les plus réduits. Au fond, ce que révèle ce résultat, c'est une forme de lucidité collective face à une technologie encore jeune. Que cette conscience des limites de l'IA se traduise par des comportements de vérification effectifs dans les usages quotidiens reste, en revanche, une question ouverte.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
EricCantonnais
a demandé
Réponses
4713
matauxfrites
a demandé
Réponses
4475
Cysiboul
a demandé
Réponses
4354