Culture et Loisirs
Publié le
20/06/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 21:39
Depuis toujours
Réponses
950
1 fois
23%
Je vais quasiment toutes les semaines au cinéma
6%
Je n’y suis pas allé dernièrement
71%
La question de la fréquentation cinématographique touche à un sujet plus large que la simple sortie culturelle : elle interroge la place du cinéma en salle dans les habitudes de vie des Français, à l'heure où les modes de consommation des contenus audiovisuels se diversifient. Le résultat global est sans ambiguïté : sept répondants sur dix (71 %) déclarent ne pas être allés au cinéma au cours du dernier mois. Seulement 23 % y sont allés une fois, et 6 % s'y rendent quasiment toutes les semaines. La fréquentation régulière reste donc un comportement très minoritaire, tandis que l'abstention domine largement. Premier enseignement : un écart générationnel notable. Les 15-17 ans et les 18-24 ans se distinguent du reste de la population, avec respectivement 36 % et 36 % déclarant être allés au cinéma au moins une fois dans le mois, contre 23 % en moyenne. À l'inverse, les 35-49 ans affichent le taux d'abstention le plus élevé (73 %), suivis de près par les 50-64 ans (72 %). Ces résultats pourraient suggérer que le cinéma reste davantage ancré dans les pratiques des plus jeunes, peut-être en lien avec des modes de socialisation spécifiques à ces tranches d'âge. Deuxième enseignement : un effet territorial perceptible. L'Île-de-France se distingue nettement des autres régions : 31 % des répondants franciliens déclarent y être allés au moins une fois dans le mois, et le taux d'abstention y est le plus bas (62 %). À l'opposé, le Sud-Est présente le taux d'abstention le plus élevé (74 %). Ce différentiel pourrait être mis en lien avec une densité d'offre cinématographique plus importante en Île-de-France, même si d'autres facteurs sont susceptibles d'intervenir. Troisième enseignement : peu de différences selon le genre ou la catégorie socioprofessionnelle. Les hommes et les femmes affichent des résultats quasi identiques sur la fréquentation occasionnelle (23 % chacun), avec un léger écart sur la pratique hebdomadaire (7 % pour les femmes, 4 % pour les hommes). Les CSP+ et CSP- présentent également des profils proches, même si les CSP- semblent légèrement plus représentées parmi les pratiquants réguliers (8 % contre 5 %). Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de reprise progressive de la fréquentation des salles après les perturbations liées à la crise sanitaire. Selon les données du secteur, la fréquentation serait revenue à un niveau comparable à celui d'avant-crise en 2023, avec un public estimé à 50 millions d'individus cette année-là. Pourtant, la photographie mensuelle issue de cette enquête menée sur Politês rappelle que pour une majorité de Français, le cinéma reste une pratique intermittente plutôt qu'une habitude régulière. La concurrence des plateformes de streaming, le prix des billets ou encore la perception de l'offre disponible sont autant de facteurs susceptibles de peser sur cette dynamique. Ce que révèle cette enquête, c'est moins un désintérêt pour le cinéma qu'une fréquentation qui demeure sporadique pour la grande majorité. La question qui reste ouverte est de savoir si cette intermittence est appelée à se stabiliser, ou si les évolutions des modes de consommation culturelle continueront de remodeler le rapport des Français à la salle obscure.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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