Environnement
Publié le
08/01/2026
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 06:27
Depuis toujours
Réponses
954
Jamais
63%
1-4 vols
28%
4-10 vols
5%
+ de 10 vols
4%
En 2025, la mobilité aérienne se trouve au croisement de plusieurs tensions : la reprise du trafic mondial, le renforcement de la fiscalité sur les billets d'avion et les injonctions à la sobriété écologique. Interroger les Français sur leur fréquence de vol cette année, c'est sonder à la fois leurs habitudes de déplacement réelles et leur rapport concret à ces arbitrages. Le premier enseignement est une donnée de structure : une large majorité des Français déclare ne pas avoir pris l'avion en 2025. Ils sont 63 % à répondre « jamais », tandis que 28 % indiquent avoir effectué entre un et quatre vols sur l'année. Les usagers plus fréquents restent très minoritaires : 5 % déclarent entre quatre et dix vols, et 4 % plus de dix. Le transport aérien, bien que présent dans les discours, demeure donc une pratique absente pour une majorité de la population. Les écarts entre catégories socioprofessionnelles sont particulièrement marqués. Parmi les CSP+, 54 % déclarent ne jamais avoir pris l'avion, contre 70 % chez les CSP- et 72 % chez les inactifs. À l'inverse, les CSP+ sont 15 % à déclarer quatre vols ou plus dans l'année, contre 4 % chez les CSP-. Ces résultats pourraient suggérer que la mobilité aérienne reste étroitement associée au niveau de revenu et aux contraintes professionnelles, l'avion fonctionnant davantage comme un outil de déplacement régulier pour les catégories les plus aisées. La région de résidence introduit également un différentiel notable. En Île-de-France, 40 % des répondants déclarent ne jamais avoir pris l'avion en 2025, contre 72 % en Nord-Est et 68 % en Nord-Ouest. Par ailleurs, 60 % des Franciliens déclarent au moins un vol dans l'année, un niveau nettement supérieur au reste du territoire. On pourrait émettre l'hypothèse que cette surreprésentation francilienne reflète une mobilité aérienne plus intégrée aux modes de vie métropolitains, liée à une plus grande densité d'activités professionnelles à dimension internationale ou à la proximité des grands aéroports. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le trafic aérien en France aurait atteint des niveaux élevés en 2025, selon les données disponibles, tout en masquant une contraction des vols intérieurs. La hausse de la taxe de solidarité sur les billets d'avion, entrée en vigueur en mars 2025, et les restrictions imposées à certaines liaisons intérieures au profit du train, ne semblent pas avoir profondément modifié les comportements déclarés. Les répondants sur Politês confirment ainsi que le débat sur la « honte de prendre l'avion » paraît davantage exister comme phénomène discursif que comme réalité comportementale généralisée. Au fond, ce que ces données dessinent, c'est une pratique aérienne qui demeure l'apanage d'une minorité, fortement structurée par les ressources économiques et la localisation géographique. La question qui se pose alors est celle de savoir si les évolutions fiscales et réglementaires en cours sont susceptibles de modifier cette répartition, ou si elles agissent principalement sur les marges d'un usage déjà très concentré.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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