Environnement

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Pensez vous qu’un jour 80% de la population sera végétarienne

Résultats bruts

du 05/10/2026 à 21:03

Depuis toujours

Réponses

5853

Oui

22%

Non

71%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La question de l'évolution des régimes alimentaires vers le végétarisme s'est imposée ces dernières années comme un sujet de société majeur, portée par des préoccupations environnementales, sanitaires et éthiques croissantes. Interroger les Français sur la possibilité qu'un jour 80 % de la population soit végétarienne revient à sonder leur vision de l'avenir alimentaire, et plus profondément, leur rapport au changement des modes de vie à grande échelle. Les résultats sont nets : sept répondants sur dix (71 %) répondent non à cette perspective, tandis que 22 % y croient et 7 % déclarent ne pas savoir. Le scepticisme constitue la posture largement dominante, sans pour autant être totalement monolithique : un répondant sur cinq juge ce scénario possible, ce qui n'est pas négligeable sur une question aussi prospective. Premier enseignement, le genre constitue la variable la plus clivante de ce sondage. Les femmes expriment une adhésion nettement plus forte à cette hypothèse que les hommes : 26 % d'entre elles répondent oui, contre 19 % des hommes, soit un écart de sept points. Les répondants se identifiant comme non binaires se distinguent encore davantage, avec 47 % de réponses positives — un effectif (n=101) qui invite toutefois à interpréter ce chiffre avec prudence. Ces écarts pourraient suggérer que la sensibilité aux questions alimentaires et environnementales varie selon le genre, dans le sens d'une plus grande ouverture aux changements de mode de vie chez les femmes. Deuxième enseignement, une légère inflexion est perceptible selon l'âge. Les 35-64 ans affichent des taux d'adhésion légèrement supérieurs à la moyenne (25 à 26 % de oui), tandis que les 65 ans et plus sont les plus sceptiques (17 % de oui, 76 % de non). Les 18-24 ans se montrent quant à eux parmi les moins convaincus (19 % de oui), ce qui pourrait paraître contre-intuitif dans un contexte où la sensibilité écologique est souvent associée à la jeunesse. Ce résultat pourrait néanmoins refléter un pragmatisme générationnel : adhérer aux enjeux environnementaux ne signifie pas nécessairement juger ce scénario réaliste. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le végétarisme reste encore minoritaire en France, avec environ 3 % de végétariens stricts selon les données disponibles, et où la consommation de viande demeure stable sur la dernière décennie. Des études prospectives envisagent une transition alimentaire à l'horizon 2050 pour des raisons de durabilité, et des initiatives publiques — comme l'introduction d'un menu végétarien hebdomadaire dans les cantines scolaires — dessinent une évolution progressive. Pour autant, le passage à 80 % de végétariens reste perçu comme un scénario lointain et peu vraisemblable par une large majorité des répondants interrogés via Politês. Note méthodologique : ces résultats sont issus de données brutes, non redressées, sur un échantillon de 1 667 répondants. Les tranches d'âge jeunes, notamment les 18-24 ans, y sont surreprésentées, ce qui invite à interpréter les variations par segment avec une prudence supplémentaire. En définitive, l'hypothèse d'un monde majoritairement végétarien suscite un scepticisme largement partagé, mais non unanime. La question ouverte reste de savoir si ce scepticisme reflète un jugement sur la faisabilité pratique du scénario ou sur sa désirabilité — une distinction que ce sondage ne permet pas de trancher, mais que l'évolution du débat alimentaire dans les années à venir contribuera peut-être à éclairer.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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