Environnement

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Pensez vous qu’un jour 80% de la population sera végétarienne

Résultats bruts

du 18/08/2026 à 12:52

Depuis toujours

Réponses

5774

Oui

22%

Non

71%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La question de l'évolution des modes alimentaires occupe une place croissante dans les débats contemporains, à la croisée des enjeux environnementaux, sanitaires et éthiques. Demander aux répondants sur Politês s'ils estiment qu'un jour 80 % de la population sera végétarienne, c'est sonder leur perception des transformations possibles de la société, et leur degré de confiance dans la capacité des habitudes alimentaires à se reconfigurer en profondeur. Le résultat est net : 71 % des répondants répondent non à cette question, contre 22 % qui y croient, et 7 % qui ne se prononcent pas. La tendance dominante est donc celle d'un scepticisme marqué, partagé très largement à travers les différentes catégories de population. On n'est pas ici face à une opinion divisée en deux camps équilibrés, mais face à un rejet majoritaire et assez homogène de cette perspective. Premier enseignement : le genre constitue la ligne de clivage la plus notable. Les femmes sont 26 % à répondre oui, contre 19 % des hommes, soit un écart de 7 points. Les personnes se déclarant non binaires se distinguent nettement du reste de la population, avec 47 % de réponses positives. Ce résultat pourrait suggérer que la sensibilité à la question végétarienne est associée à des positionnements identitaires et culturels spécifiques, même si la prudence s'impose compte tenu de la taille de ce segment. Deuxième enseignement : la tranche d'âge des 35-49 ans se montre légèrement plus encline à croire en cette transition, avec 26 % de réponses positives, suivie des 50-64 ans à 25 %. À l'inverse, les 18-24 ans enregistrent le taux le plus bas parmi les actifs, à 19 %, et les 65 ans et plus à 17 %. Ce résultat peut sembler contre-intuitif dans la mesure où les jeunes générations sont souvent associées aux préoccupations environnementales. Il pourrait néanmoins refléter un pragmatisme plus affirmé chez les plus jeunes, davantage conscients des obstacles à une telle transformation culturelle. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures, les CSP+, affichent la proportion de oui la plus élevée parmi les catégories professionnelles, à 24 %, devant les CSP- à 21 % et les inactifs à 21 %. L'écart reste modeste, mais il pourrait aller dans le sens d'une sensibilité légèrement plus marquée aux évolutions alimentaires chez les profils plus diplômés ou à revenus plus élevés. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où le végétarisme, tout en progressant, demeure une pratique très minoritaire en France, concernant environ 2 % de la population selon les estimations disponibles. La tendance croissante du flexitarisme, qui toucherait une part plus significative de Français, ne semble pas suffire à rendre crédible, aux yeux d'une large majorité, l'hypothèse d'un basculement aussi radical que celui évoqué dans la question. Le chiffre de 80 % représente un horizon qui paraît, pour l'heure, très lointain dans les représentations collectives. Au fond, ce que révèlent ces données, c'est moins une opinion sur le végétarisme lui-même qu'une perception des limites du changement social. La question qui demeure ouverte est de savoir si ce scepticisme reflète un ancrage culturel profond autour des pratiques alimentaires, ou s'il pourrait évoluer à mesure que les enjeux environnementaux et sanitaires s'imposent davantage dans le débat public.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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