Société
Publié le
14/12/2025
Résultats bruts
du 25/07/2026 à 00:09
Depuis toujours
Réponses
3892
Oui
91%
Non
9%
La question du rapport à la parentalité est l'une des plus intimes qui soit, et pourtant elle traverse aujourd'hui le débat public avec une intensité croissante. Dans un contexte où le taux de fécondité en France connaît une baisse notable et où les choix de vie non conventionnels gagnent en visibilité, demander aux Français s'ils comprennent ceux qui ne souhaitent pas d'enfant revient à mesurer le degré d'ouverture de la société à une diversité croissante de parcours de vie. Le résultat est net : neuf répondants sur dix déclarent comprendre les personnes qui ne souhaitent pas d'enfant. Avec 91 % de réponses positives, on se trouve face à une adhésion très large qui transcende les grandes lignes de fracture habituelles. Les 9 % qui répondent non restent minoritaires, mais représentent une part non négligeable de la population qui peine à se projeter dans ce choix ou à l'accepter. Premier enseignement, le genre constitue la variable la plus saillante. Les femmes expriment une compréhension sensiblement plus élevée que les hommes : 95 % contre 89 %. Cet écart pourrait suggérer que les femmes, davantage exposées aux injonctions sociales liées à la maternité, sont aussi plus susceptibles d'en percevoir le poids et d'en comprendre le refus. Les personnes non binaires affichent quant à elles un niveau de compréhension de 99 %, bien que cet effectif reste limité et invite à interpréter ce résultat avec prudence. Deuxième enseignement, on observe un écart générationnel notable. La compréhension est plus forte chez les jeunes générations — 93 % chez les 15-24 ans comme chez les 25-34 ans — et diminue progressivement avec l'âge, pour atteindre 84 % chez les 50-64 ans et 82 % chez les 65 ans et plus. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une évolution des représentations collectives : les générations plus jeunes auraient grandi dans un contexte où la diversité des trajectoires familiales est perçue comme plus légitime, tandis que les générations plus âgées pourraient avoir davantage intériorisé des normes sociales où la parentalité occupait une place centrale dans la construction de l'identité adulte. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large de mutation des normes familiales en France. Des données récentes indiquent qu'une proportion significative de femmes en âge de procréer déclarent ne pas vouloir d'enfants, et que la parole se libère progressivement sur ce choix, longtemps peu reconnu socialement. Dans le même temps, la baisse de la natalité suscite des inquiétudes démographiques et économiques, ce qui peut conduire à des lectures très différentes du choix de non-parentalité selon que l'on y voit une liberté individuelle ou une question d'intérêt collectif. Les données collectées par Politês étant issues de réponses brutes non redressées, les résultats par segment — notamment ceux portant sur des groupes aux effectifs plus réduits — appellent une lecture nuancée. Au fond, la très large compréhension exprimée ne signifie pas nécessairement adhésion au choix lui-même : comprendre n'est pas approuver. La question qui reste ouverte est de savoir si cette compréhension déclarée se traduit également dans les interactions quotidiennes et dans la manière dont la société traite concrètement ceux qui s'écartent du modèle parental dominant.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8142
Aztek21
a demandé
Réponses
7737
Lisa
a demandé
Réponses
7567