Politique

Publié le

09/06/2025

Considérez-vous en 2025 que la France est encore une démocratie ?

Résultats ajustés

du 28/08/2026 à 08:12

Depuis toujours

Réponses

1132

Oui

45%

Non

51%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

La question posée aux répondants sur Politês, « Considérez-vous en 2025 que la France est encore une démocratie ? », touche à l'un des fondements du contrat social. Elle ne porte pas sur un bilan électoral ou une politique publique précise, mais sur le sentiment profond que le cadre démocratique lui-même reste ou non opérant. C'est une question de légitimité, autant qu'une question de confiance. Le résultat global est net : 51 % des répondants répondent « Non », contre 45 % qui répondent « Oui ». Seulement 4 % se déclarent sans opinion. La répartition est serrée, mais l'équilibre penche du côté du doute. On est loin d'un consensus dans un sens ou dans l'autre, mais la tendance majoritaire exprime une remise en question du caractère démocratique du pays. Premier enseignement : un écart de perception notable entre les femmes et les hommes. Les femmes sont 57 % à estimer que la France n'est plus une démocratie, contre 45 % des hommes, qui sont eux majoritairement du côté du « Oui » à 52 %. Cet écart pourrait suggérer des rapports différenciés aux institutions, voire une perception inégale des protections et des représentations offertes par le système politique actuel. Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle structure fortement les réponses. Les personnes appartenant aux catégories CSP+ sont majoritairement convaincues que la France est une démocratie (52 % de « Oui »), tandis que les CSP- expriment un doute bien plus marqué, avec 60 % de réponses négatives. Les inactifs suivent une tendance similaire, à 56 % de « Non ». Ces écarts pourraient aller dans le sens d'un lien entre position sociale et confiance dans les institutions, les catégories moins favorisées se sentant potentiellement plus éloignées des centres de décision. Troisième enseignement : une différence régionale significative. L'Île-de-France se distingue nettement du reste du territoire, avec 61 % de réponses positives, soit le seul territoire où une majorité franche considère la France comme démocratique. À l'opposé, le Sud-Ouest affiche 58 % de réponses négatives. Cette géographie du doute pourrait refléter une distance ressentie vis-à-vis du pouvoir central, plus forte en périphérie qu'au cœur de la capitale. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large de défiance envers les institutions démocratiques françaises. Des baromètres de confiance politique, suivis notamment par des organismes académiques, ont documenté une progression de ce sentiment au fil des années. La France a par ailleurs été reclassée en « démocratie défaillante » par l'indice de l'Economist Intelligence Unit en 2024, après avoir longtemps figuré parmi les démocraties dites complètes. Les critiques récurrentes portant sur la concentration des pouvoirs au sein de la Cinquième République, les débats autour de certaines lois perçues comme attentatoires aux libertés publiques, ou encore la montée des demandes de démocratie participative, forment un arrière-plan qui pourrait colorer la manière dont les citoyens répondent à cette question. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter la population française dans sa diversité. Ils offrent une lecture robuste, même si, comme tout sondage déclaratif, ils captent une perception à un instant donné, susceptible d'évoluer avec l'actualité politique. Au fond, ce que révèle ce sondage, ce n'est pas nécessairement un rejet de la démocratie comme idéal, mais peut-être le sentiment que ses formes actuelles ne répondent plus pleinement aux attentes. La question qui reste ouverte est celle de savoir si ce doute majoritaire traduit une aspiration à réformer le système de l'intérieur, ou une remise en cause plus profonde de ses fondements.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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