Société
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 09/09/2026 à 09:22
Depuis toujours
Réponses
1585
Oui
47%
Non
43%
Ne sais pas
10%
Se considérer plus intelligent que la moyenne est, par définition, une position que la moitié de la population ne peut pas occuper simultanément. Et pourtant, c'est précisément ce que révèle cette question posée sur Politês : une majorité relative des répondants se perçoit au-dessus de la norme collective. Ce type de question touche à quelque chose de fondamental dans la manière dont les individus construisent leur image d'eux-mêmes, entre lucidité, biais cognitifs et représentations sociales. Globalement, 47 % des répondants français se considèrent plus intelligents que la moyenne de leurs compatriotes, contre 43 % qui répondent non et 10 % qui expriment une incertitude. La configuration est celle d'une légère tendance à la surestimation de soi, sans consensus clair, dans un résultat assez équilibré où l'écart entre les deux positions affirmées reste mesuré. Le premier enseignement notable est celui du genre. L'écart entre hommes et femmes est ici particulièrement marqué : 56 % des hommes se considèrent plus intelligents que la moyenne, contre 39 % des femmes. À l'inverse, plus d'une femme sur deux (52 %) répond non, contre seulement 33 % des hommes. Ces chiffres pourraient suggérer que la confiance cognitive auto-déclarée est fortement genrée, les femmes ayant tendance à se sous-estimer davantage, ou les hommes à surestimer leurs capacités, voire les deux simultanément. Deuxième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle dessine un clivage net. Parmi les CSP+, 55 % se déclarent plus intelligents que la moyenne, contre 38 % seulement chez les CSP-. Les inactifs affichent un profil proche des CSP- avec 39 % de réponses positives. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'un lien entre position sociale perçue et image de soi cognitive, sans qu'il soit possible d'établir un sens de causalité. Troisième enseignement, l'effet de l'âge mérite attention. Les 25-34 ans affichent la proportion la plus élevée de réponses positives (54 %), tandis que les 65 ans et plus sont les seuls à inverser la tendance, avec une majorité qui se dit moins intelligente que la moyenne (48 % de non, contre 35 % de oui). Cette évolution avec l'âge pourrait refléter une plus grande modestie ou un rapport différent à l'auto-évaluation au fil du temps. Ces résultats s'inscrivent dans un phénomène bien documenté en psychologie cognitive : l'effet Dunning-Kruger, qui décrit la tendance des individus à surestimer leurs compétences, notamment lorsqu'ils en manquent. Le fait qu'une proportion nette des répondants se considère au-dessus de la moyenne statistique — une position logiquement impossible pour une majorité — peut être lu à la lumière de ce biais. Par ailleurs, la corrélation observée entre position sociale et perception de soi soulève des questions sur le rôle des inégalités d'accès à l'éducation dans la construction de l'image cognitive individuelle. Les résultats sont redressés afin de refléter au mieux la population française. L'écart notable entre hommes et femmes est suffisamment tranché pour être considéré comme robuste, tandis que les résultats sur certains segments plus restreints sont à interpréter avec prudence. Au fond, cette question révèle moins ce que pensent les Français de leur intelligence que la manière dont ils se positionnent par rapport à un collectif imaginaire. Les lignes de partage, plus sociales et genrées que géographiques, invitent à s'interroger : dans quelle mesure l'auto-évaluation cognitive est-elle le reflet d'une réalité individuelle, ou le produit d'une position dans la société ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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Aztek21
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