Politique

Publié le

14/10/2025

Pour ou contre supprimer les avantages du président une fois le mandat fini

Résultats ajustés

du 04/07/2026 à 18:26

Depuis toujours

Réponses

627

Pour

84%

Contre

10%

Sans opinion

6%

Synthèse des résultats

La question des avantages accordés aux anciens présidents de la République après leur mandat cristallise depuis plusieurs années un débat récurrent en France, mêlant enjeux budgétaires, exigences de transparence et attachement à certaines traditions républicaines. Voitures avec chauffeur, collaborateurs, logement pris en charge : ces dispositifs, dont le coût annuel global est régulièrement cité dans le débat public, interrogent sur la frontière entre reconnaissance du service rendu et dépense jugée superflue. Les résultats enregistrés par Politês sont nets : 84 % des Français interrogés se déclarent favorables à la suppression de ces avantages, contre 10 % qui s'y opposent, et 6 % sans opinion. La distribution reflète un large consensus, avec une minorité d'opposition et très peu d'indécision. Quelle que soit la façon dont on découpe la population, la tendance reste orientée dans le même sens. Premier enseignement : l'écart entre les femmes et les hommes est notable. Les femmes sont 91 % à se déclarer pour la suppression, contre 77 % chez les hommes, qui concentrent également une part plus importante des opposants (15 % contre 5 %). Cela pourrait suggérer que la sensibilité aux dépenses publiques perçues comme injustifiées serait légèrement plus prononcée chez les répondantes, même s'il serait hasardeux d'en établir une causalité directe. Deuxième enseignement : l'adhésion croît avec l'âge. Les 18-34 ans affichent un soutien autour de 74-75 %, les 35-49 ans atteignent 83 % et les 50-64 ans 81 %. Cette progression pourrait indiquer que les générations plus âgées expriment une attente plus ferme de rigueur dans la gestion des finances publiques, ou peut-être une plus grande lassitude vis-à-vis de ces dispositifs, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Troisième enseignement : la géographie introduit une nuance. Les répondants d'Île-de-France affichent le taux d'adhésion le plus faible parmi les grandes régions (66 %), ainsi que la part d'opposition la plus élevée (21 %). Les autres régions oscillent entre 77 % et 86 %. Cet écart francilien pourrait aller dans le sens d'une plus grande proximité perçue avec les institutions et leurs représentants dans la capitale, même si cette interprétation reste hypothétique en l'absence d'éléments complémentaires. Ce résultat s'inscrit dans un contexte législatif précis. Le Sénat avait adopté un amendement visant à supprimer plusieurs de ces avantages en janvier 2025, avant que la Commission mixte paritaire ne le rejette. Des propositions de loi ont par ailleurs été déposées à l'Assemblée nationale au printemps 2025, dans le cadre des discussions autour du budget 2025. Cette actualité législative pourrait nourrir la perception citoyenne du sujet. Les résultats ont été redressés pour refléter la diversité de la population française, ce qui renforce leur robustesse. L'orientation de l'opinion publique sur ce sujet apparaît très nettement dessinée, portée par une large majorité transversale. La question qui reste ouverte est celle du passage à l'acte législatif : dans quelle mesure les décideurs politiques traduiront-ils cette attente dans des textes de loi effectivement adoptés ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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