Société
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 20/07/2026 à 16:39
Depuis toujours
Réponses
2450
Pour
81%
Contre
12%
Sans opinion
7%
La question de l'introduction de cours spécifiques contre le sexisme dans les établissements scolaires, à l'image d'initiatives engagées au Royaume-Uni, touche à la fois à l'organisation des programmes éducatifs et à la place que la société entend donner à la lutte contre les discriminations de genre dès le plus jeune âge. Elle s'inscrit dans un contexte où plusieurs pays réévaluent le rôle de l'école dans la transmission de valeurs liées au respect et à l'égalité. Les répondants sur Politês se prononcent très largement en faveur d'une telle mesure : 81 % y sont favorables, contre 12 % d'opposants et 7 % sans opinion. Cette adhésion majoritaire dessine un paysage peu polarisé, où le consensus l'emporte nettement sur la contestation. L'enseignement le plus saillant tient à l'écart selon le genre. Les femmes soutiennent cette proposition à 91 %, contre 76 % des hommes, soit un écart de 15 points. Cet écart pourrait suggérer que les femmes, davantage exposées aux comportements sexistes au quotidien, percevraient l'école comme un levier d'action prioritaire sur ces questions. Les personnes se définissant comme non binaires affichent également un soutien très élevé, à 90 %. Un second enseignement mérite attention : l'évolution du soutien selon l'âge. Ce sont les tranches 25-34 ans et 35-49 ans qui expriment l'adhésion la plus forte, à 84 % chacune. À l'inverse, les répondants de 65 ans et plus sont les moins favorables, avec 69 % de soutien et 24 % d'opposition, ce qui représente l'écart générationnel le plus marqué. Les 15-17 ans, directement concernés par la mesure en tant qu'élèves, se situent légèrement en retrait de la moyenne avec 76 % de soutien. On pourrait émettre l'hypothèse que la proximité avec l'institution scolaire ne génère pas nécessairement une adhésion plus forte à des évolutions de programme, même si d'autres facteurs pourraient également expliquer ce résultat. Ces données s'inscrivent dans un contexte où le débat sur l'éducation à l'égalité est déjà engagé en France. Le cadre légal prévoit des séances d'éducation à la sexualité et, plus récemment, le programme d'Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle a fait l'objet d'une révision en 2024. Des syndicats enseignants et des associations signalent une progression du sexisme chez les jeunes, tandis que le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes documente la persistance du phénomène. Le modèle britannique, qui a introduit des cours ciblant notamment le sexisme en ligne et la culture dite incel, illustre une tendance à adapter les contenus éducatifs aux formes contemporaines des discriminations de genre. Ces résultats sont issus d'une collecte brute, sans redressement de l'échantillon. La composition de la population répondante, potentiellement surreprésentée par certains profils, invite à une lecture prudente sur les segments présentant de faibles effectifs. Au-delà du chiffre global, ces résultats traduisent une attente forte et transversale à l'égard de l'école comme espace de sensibilisation. La question qui demeure ouverte est celle des modalités concrètes : comment intégrer de tels enseignements dans des programmes déjà chargés, et quelles formes pédagogiques seraient les plus adaptées à des publics d'âges et de contextes très divers ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8142
Aztek21
a demandé
Réponses
7737
Lisa
a demandé
Réponses
7567