Société
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 15/09/2026 à 23:59
Depuis toujours
Réponses
2467
Pour
81%
Contre
12%
Sans opinion
7%
La question de l'éducation contre le sexisme à l'école s'inscrit dans un débat qui dépasse les frontières nationales. L'annonce, en juillet 2025, par le gouvernement britannique de l'obligation d'instaurer des cours contre la misogynie dans les collèges et lycées dès la rentrée 2026 a relancé, en France, la discussion sur l'efficacité des dispositifs existants et l'opportunité d'aller plus loin. C'est dans ce contexte de politiques éducatives en évolution et de débats sociaux soutenus que Politês a soumis la question à ses répondants. Le résultat global est net : 81 % des répondants se déclarent favorables à l'instauration de tels cours à l'école, contre 12 % d'opposants et 7 % sans opinion. L'adhésion est largement majoritaire, et le taux d'opposition reste contenu. La dynamique d'ensemble témoigne d'un consensus solide sur le principe d'une telle mesure. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes est l'un des plus marqués de cette enquête. Les femmes soutiennent la mesure à 91 %, contre 76 % des hommes. L'opposition masculine (16 %) est trois fois plus élevée que l'opposition féminine (5 %). Cet écart pourrait suggérer que la perception du sexisme comme problème urgent, et de l'école comme levier d'action, n'est pas encore également partagée selon le genre — ce qui constitue en soi un éclairage sur les enjeux mêmes que ces cours entendent traiter. Deuxième enseignement : une tendance générationnelle mérite attention. Le soutien est légèrement moins prononcé chez les 15-17 ans (76 %) et chez les 65 ans et plus (69 %), tandis qu'il atteint son niveau le plus élevé chez les 25-49 ans (84 %). L'opposition croît avec l'âge au-delà de 50 ans, atteignant 18 % chez les 50-64 ans et 23 % chez les 65 ans et plus. On pourrait y lire une certaine réserve des générations plus anciennes à l'égard d'une institutionnalisation de ces thématiques dans les programmes scolaires, sans qu'il soit possible d'affirmer avec certitude les ressorts de cet écart. Troisième enseignement : une relative homogénéité régionale se dégage. Les écarts entre les grandes régions métropolitaines sont faibles, le soutien oscillant entre 79 % dans le Nord-Est et 84 % dans le Sud-Ouest. Ce résultat pourrait indiquer que l'adhésion à ce type de mesure transcende les clivages géographiques habituels. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte français déjà structuré. La France dispose d'un cadre légal affirmant l'égalité filles-garçons dans l'éducation depuis plusieurs décennies, et un programme d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle a été présenté en 2024. Pourtant, le Haut Conseil à l'Égalité a alerté sur la persistance, voire la progression, du sexisme. Le fort soutien observé ici pourrait aller dans le sens d'un sentiment que les dispositifs existants demeurent insuffisants ou insuffisamment visibles aux yeux du grand public. Au-delà des chiffres, ces résultats révèlent une attente forte et transversale en faveur d'une action éducative explicite contre le sexisme. La question qui demeure ouverte est celle des conditions concrètes de mise en œuvre : comment former les enseignants, définir les contenus et prévenir les résistances pour que ces cours produisent l'effet attendu ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8741
Aztek21
a demandé
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8197
Lisa
a demandé
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8187