Société

Publié le

20/10/2025

Des cours contre le sexisme doivent-ils être donnés à l'école, comme cela a été initié au Royaume-Uni ?

Résultats ajustés

du 30/10/2026 à 17:32

Depuis toujours

Réponses

1154

Pour

82%

Contre

12%

Sans opinion

6%

Synthèse des résultats

La question de l'éducation à l'égalité de genre à l'école fait l'objet d'un débat public renouvelé, notamment depuis l'annonce par le Royaume-Uni de rendre obligatoires des cours contre la misogynie dans ses collèges et lycées à partir de 2026. En France, la lutte contre le sexisme est déjà inscrite dans les textes : depuis 2001, la loi impose des séances d'éducation à la vie affective et sexuelle, mais leur application demeure inégale sur le territoire. C'est dans ce contexte que se pose la question d'aller plus loin, en instaurant des cours dédiés. Sur ce sujet, les Français interrogés sur Politês expriment une adhésion très nette. Quatre-vingt-deux pour cent des répondants se déclarent favorables à l'instauration de tels cours, contre 12 % d'opposants et 6 % sans opinion. Ce résultat traduit une convergence rare entre différentes composantes de la population, davantage qu'un clivage marqué. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes est réel, mais les deux groupes restent largement majoritaires dans le camp du « pour ». Les femmes soutiennent cette mesure à 87 %, tandis que les hommes y adhèrent à 75 %. L'opposition masculine, à 19 %, demeure minoritaire mais constitue le point de résistance le plus visible dans les données. Cela pourrait suggérer que la question de l'éducation au genre renvoie à des représentations différenciées selon le vécu et la position sociale des individus. Deuxième enseignement : on observe un léger écart générationnel. Le soutien est le plus faible chez les 65 ans et plus, où il descend à 69 %, avec une opposition atteignant 23 %. À l'inverse, les 25-49 ans affichent les niveaux d'adhésion les plus élevés, autour de 84 %. Les 15-17 ans, premiers concernés par la mesure, se montrent légèrement moins favorables que la moyenne (76 %), ce qui invite à nuancer l'idée d'une génération unanimement acquise à ce type d'enseignement. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où les dispositifs existants peinent à trouver une application uniforme. Selon les données disponibles, moins de la moitié des jeunes de 18 à 29 ans auraient bénéficié de plusieurs séances d'éducation à la sexualité au cours de leur scolarité, alors même que la loi les rend obligatoires. Ce décalage entre l'intention légale et la réalité du terrain pourrait nourrir une attente forte en faveur d'une formalisation plus explicite, ce que traduirait ce niveau d'adhésion. Par ailleurs, la progression de contenus sexistes en ligne, portés notamment par des influenceurs masculinistes touchant les jeunes générations, est identifiée comme un facteur de préoccupation croissante, susceptible de renforcer la demande d'une réponse éducative structurée. Les résultats ont été redressés afin de refléter au mieux la diversité de la population française, ce qui renforce leur robustesse. La taille réduite de certains sous-groupes invite néanmoins à la prudence dans leur interprétation. Au total, l'adhésion exprimée à l'idée de cours contre le sexisme à l'école apparaît large et transversale. La question qui se profile derrière ce résultat est moins celle du principe que celle de la mise en œuvre : comment concevoir, déployer et évaluer un tel enseignement de manière efficace et partagée par l'ensemble des acteurs éducatifs ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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