Société

Publié le

07/05/2026

Croyez vous au réchauffement climatique ?

Résultats ajustés

du 09/10/2026 à 18:46

Depuis toujours

Réponses

976

Oui

86%

Non

12%

Sans opinion

2%

Synthèse des résultats

La question du réchauffement climatique occupe une place centrale dans les débats publics, scientifiques et politiques. Au-delà du constat scientifique établi par des institutions comme le GIEC, la perception qu'en a le grand public constitue un enjeu en soi, car elle conditionne en partie l'acceptabilité des politiques climatiques et l'ampleur de la mobilisation collective. Sur l'ensemble des répondants, une très large majorité des Français interrogés déclare croire au réchauffement climatique : 86 % répondent « Oui », 12 % « Non » et 2 % se déclarent sans opinion. Cette adhésion majoritaire traduit une convergence notable autour d'un phénomène pourtant régulièrement contesté dans certains espaces publics. Premier enseignement, un écart générationnel marqué ressort des données. Les 15-17 ans (94 %) et les 18-24 ans (93 %) expriment une adhésion nettement plus forte que les 65 ans et plus, dont 64 % répondent « Oui » et 27 % « Non ». Les tranches d'âge intermédiaires se situent entre ces deux pôles, avec des taux allant de 80 % chez les 50-64 ans à 90 % chez les 35-49 ans. Cet écart générationnel pourrait être associé au fait que les plus jeunes ont grandi dans un contexte de plus grande visibilité médiatique et scolaire des enjeux climatiques, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Deuxième enseignement, une différence selon le genre est observable. Les femmes adhèrent à hauteur de 92 % contre 81 % pour les hommes, soit un écart de onze points. Le scepticisme est également plus présent chez les hommes, qui sont 15 % à répondre « Non » contre 8 % chez les femmes. Cet écart, fréquemment relevé dans les études sur les perceptions environnementales, pourrait aller dans le sens d'une sensibilité différenciée aux risques selon le genre, sans que l'on puisse en déterminer ici les ressorts précis. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles présentent également des variations notables. Les CSP- affichent un taux d'adhésion de 94 %, supérieur à celui des CSP+ qui s'établit à 82 %. Cette différence peut paraître contre-intuitive si l'on associe a priori l'accès à l'information scientifique au niveau de qualification. Elle invite plutôt à nuancer les interprétations simples et à considérer d'autres facteurs, comme les représentations du risque ou l'exposition directe aux effets du dérèglement climatique. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat sur le réchauffement climatique reste vif en France. Des événements météorologiques extrêmes récents, des mobilisations associatives et des positionnements politiques variés alimentent une actualité dense sur le sujet. Il convient par ailleurs de noter que les divergences d'opinion ne portent pas nécessairement sur l'existence du phénomène, mais parfois sur ses causes ou sur l'ampleur de la responsabilité humaine — une nuance que cette question binaire ne permet pas de saisir pleinement. Les données recueillies par Politês sont redressées afin de refléter au mieux la structure de la population française. Le segment des 65 ans et plus repose sur un effectif limité, ce qui invite à lire ces résultats avec prudence. Au final, l'adhésion majoritaire au réchauffement climatique ressort clairement de ces données, mais elle n'est pas uniforme. Les variations selon l'âge, le genre et la catégorie socioprofessionnelle rappellent que la perception d'un phénomène scientifique reste traversée par des expériences et des ancrages sociaux distincts. La question de ce qui se joue derrière le mot « croire » demeure ouverte : s'agit-il d'une conviction profonde, d'une adhésion de principe, ou d'une acceptation partielle dont les contours mériteraient d'être précisés ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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