Société

Publié le

29/10/2025

Croyez vous aux esprits, fantômes, phénomènes paranormaux ?

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 06:33

Depuis toujours

Réponses

968

Oui

39%

Non

53%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

La croyance aux esprits, fantômes et phénomènes paranormaux occupe une place ambivalente dans les sociétés contemporaines : entre héritage culturel profond et rationalité scientifique, elle interroge la manière dont les individus appréhendent l'inconnu et le non-expliqué. Bien que la question puisse sembler éloignée des enjeux politiques du quotidien, elle touche à des dimensions plus larges : rapport à la science, aux traditions, et aux différentes façons de donner du sens au monde. Sur l'ensemble des répondants, une majorité se dit incrédule : 53 % répondent non à la question, tandis que 39 % y croient et 8 % se déclarent incertains. Le résultat dessine un paysage où le scepticisme domine, sans pour autant écraser une minorité substantielle de croyants, qui représentent près de quatre personnes sur dix. L'enseignement le plus saillant de cette enquête est l'écart considérable observé selon le genre. Les femmes sont 50 % à déclarer croire aux esprits et phénomènes paranormaux, contre 25 % des hommes. L'incrédulité est, à l'inverse, nettement plus répandue chez les hommes : 69 % d'entre eux répondent non, soit près du double du taux observé chez les femmes (41 %). Cet écart de 25 points sur le « oui » constitue la ligne de fracture la plus marquée de l'enquête. Il pourrait suggérer des rapports différenciés à l'intuition, à la spiritualité ou aux récits de transmission, sans qu'il soit possible d'en établir une cause directe. Un second enseignement mérite attention : la dimension socioprofessionnelle. Les inactifs (52 % de « oui ») et les CSP- (44 %) expriment une adhésion nettement plus élevée que les CSP+ (29 %). Cette gradation invite à lire, avec prudence, une possible corrélation entre niveau d'exposition aux discours scientifiques ou académiques et degré de scepticisme, sans qu'il soit possible d'en déduire un lien causal. Sur le plan générationnel, les 50-64 ans se distinguent légèrement avec 45 % de réponses positives, un niveau supérieur à celui des tranches plus jeunes (30 % à 36 %). Ce résultat va à contre-courant d'une idée reçue selon laquelle les générations plus jeunes seraient davantage enclines à ces croyances, peut-être sous l'influence des cultures numériques et des réseaux sociaux. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où la coexistence entre rationalité scientifique et croyances diffuses est documentée de longue date par les anthropologues et sociologues. La persistance de ces croyances à travers les époques, y compris dans des sociétés à fort capital scientifique, pourrait suggérer qu'elles répondent à des besoins symboliques ou existentiels qui ne se résument pas à un simple déficit de connaissance. L'analyse repose sur un échantillon redressé de 968 répondants, ce qui confère une bonne robustesse aux résultats globaux. Les données ont été recueillies via la plateforme Politês, auprès d'un panel représentatif de la population française. Certains sous-groupes restent de taille limitée et appellent à la prudence dans leur interprétation. Si le scepticisme domine en France sur cette question, la proportion non négligeable de croyants et les écarts structurels selon le genre ou la catégorie sociale rappellent que le rapport à l'irrationnel ne se réduit pas à une question marginale. Il resterait à explorer dans quelle mesure ces dispositions entretiennent des liens avec d'autres représentations du monde, qu'elles soient politiques, religieuses ou culturelles.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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