Société

Publié le

29/10/2025

Croyez vous aux esprits, fantômes, phénomènes paranormaux ?

Résultats ajustés

du 04/10/2026 à 02:57

Depuis toujours

Réponses

973

Oui

39%

Non

53%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

La croyance aux esprits, fantômes et phénomènes paranormaux constitue un marqueur culturel et psychologique durable, présent dans toutes les civilisations depuis l'Antiquité. Au-delà de la simple curiosité, la question de l'adhésion à ces croyances touche à des représentations profondes de la mort, de l'inconnu et de ce qui échappe à la raison. Elle constitue également un indicateur indirect de la façon dont les individus articulent science et croyance dans leur rapport au monde. Dans l'ensemble, les résultats recueillis par Politês dessinent un paysage nuancé. Parmi les répondants, 54 % déclarent ne pas croire aux esprits, fantômes ou phénomènes paranormaux, tandis que 38 % y croient. Une part résiduelle de 8 % exprime une incertitude. Il ne s'agit donc pas d'un consensus, mais d'une majorité relative de sceptiques coexistant avec une minorité significative de croyants. Le premier enseignement notable tient à l'écart de genre, qui est particulièrement prononcé. Parmi les femmes, 50 % déclarent croire aux phénomènes paranormaux, contre 25 % chez les hommes. À l'inverse, 68 % des hommes se disent non-croyants, contre 41 % des femmes. Cet écart de 25 points constitue la ligne de clivage la plus nette de l'enquête. On observe par ailleurs que cet écart entre hommes et femmes sur les croyances au surnaturel est cohérent avec des tendances documentées dans la littérature consacrée à la religiosité et à la spiritualité. La dimension socioprofessionnelle apporte un éclairage complémentaire. Les inactifs affichent le taux de croyance le plus élevé, à 52 %, suivis des CSP- à 44 %, tandis que les CSP+ se montrent nettement plus sceptiques, avec seulement 29 % de croyants. Ces écarts pourraient suggérer un lien entre niveau de diplôme ou de formation et propension à rejeter les croyances paranormales, même si cette lecture reste hypothétique et mérite d'être nuancée. La variable d'âge révèle, quant à elle, un profil contrasté. Les 50-64 ans présentent le taux de croyance le plus élevé parmi les tranches d'âge étudiées, à 45 %, tandis que les 18-24 ans sont les plus sceptiques, avec seulement 30 % de croyants. Les tranches intermédiaires se situent entre 33 % et 36 %. Ce résultat nuance l'idée selon laquelle les jeunes générations, souvent plus exposées aux contenus paranormaux sur les réseaux sociaux, seraient davantage enclines à ces croyances. Cette persistance d'une croyance significative au sein de la population française s'inscrit dans un contexte où les phénomènes paranormaux occupent une place durable dans la culture populaire, la littérature et les médias. La parapsychologie, non reconnue comme discipline scientifique en France, continue d'alimenter un débat entre sceptiques et curieux. Selon certaines estimations académiques, entre 50 et 70 % des individus développeraient des croyances paranormales au cours de leur vie, ce qui pourrait indiquer que l'adhésion déclarée sous-estime la réalité des expériences vécues. Enfin, les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble. Le segment des répondants originaires des DOM-TOM, dont le résultat se démarque nettement, ne réunit pas un effectif suffisant pour autoriser une interprétation fiable. Ces résultats rappellent que la frontière entre croyance et scepticisme est moins nette qu'il n'y paraît, et que l'adhésion au paranormal recouvre des réalités très hétérogènes selon les profils. La question du rôle que jouent ces croyances dans la construction du sens et dans le rapport à la mort au sein d'une société sécularisée demeure, elle, entièrement ouverte.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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