Société

Publié le

08/11/2025

Croyez-vous en Dieu?

Résultats ajustés

du 06/10/2026 à 07:21

Depuis toujours

Réponses

813

Yes

29%

No

60%

Don't know

11%

Synthèse des résultats

La question de la croyance en Dieu occupe en France une place particulière, dans un pays où la laïcité est un principe constitutionnel fondateur et où le rapport à la religion a profondément évolué au fil des décennies. Interroger les Français sur ce sujet, c'est toucher à la fois à l'intime et au politique, dans une société traversée par des débats récurrents sur la place du religieux dans l'espace public. Le résultat global est net : 60 % des répondants sur Politês ne croient pas en Dieu, contre 29 % qui affirment y croire. 11 % se déclarent sans opinion. On est donc face à une majorité claire d'incroyance, sans pour autant que le tiers croyant soit marginal. La dynamique dominante est celle d'un scepticisme majoritaire, avec une minorité significative de croyants et une petite portion d'indécis. Premier enseignement, l'écart générationnel est l'un des traits les plus saillants de ces résultats. Chez les 25-34 ans et les 35-49 ans, le refus de croire en Dieu atteint 70 %, quand seulement 22 % déclarent y croire. En revanche, chez les 50-64 ans, la proportion de croyants monte à 41 %, et chez les 65 ans et plus à 45 %, avec un rejet de la croyance qui tombe à 41 %. Cet écart générationnel marqué pourrait suggérer que le rapport à la transcendance se transforme d'une cohorte à l'autre, les générations plus jeunes ayant grandi dans un contexte de sécularisation plus avancée. Deuxième enseignement, la variable socioprofessionnelle apporte un éclairage complémentaire. Les inactifs, qui regroupent notamment les retraités et les étudiants, affichent la plus forte proportion de croyants à 37 %, et un rejet de la croyance plus modéré à 51 %. Les CSP+ et les CSP- se rejoignent autour d'un rejet net, à respectivement 63 % et 64 %. Ces résultats pourraient aller dans le sens d'un lien entre statut dans le cycle de vie et rapport à la religion, même si toute interprétation causale resterait hasardeuse. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large : la France figure parmi les pays européens où la proportion de personnes sans appartenance religieuse est parmi les plus élevées. La loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État, pierre angulaire de la laïcité française, a contribué à reléguer la pratique religieuse à la sphère privée. Parallèlement, des formes de spiritualité non institutionnelles se développent, ce qui invite à ne pas confondre incroyance déclarée et absence totale de quête de sens. Les résultats présentés sont redressés pour tenir compte des biais d'échantillonnage. Certains segments sociodémographiques reposant sur des effectifs plus réduits appellent toutefois une lecture nuancée. Au fond, ces données dessinent un pays où l'incroyance est désormais majoritaire, mais où la croyance reste présente, notamment dans les générations plus âgées. La question qui se pose alors est celle de la trajectoire : ce mouvement de sécularisation va-t-il se poursuivre, ou les recompositions du religieux, sous des formes moins institutionnelles, ouvrent-elles d'autres manières de croire ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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