Société

Publié le

08/11/2025

Croyez-vous en Dieu?

Résultats ajustés

du 18/08/2026 à 21:10

Depuis toujours

Réponses

801

Yes

29%

No

61%

Don't know

10%

Synthèse des résultats

La question de la croyance en Dieu touche à l'un des sujets les plus intimes et les plus structurants d'une société. En France, pays de laïcité affirmée depuis la loi de 1905, elle renvoie à des tensions historiques et contemporaines sur la place du religieux dans la vie publique et privée. Interroger les Français sur leur foi, c'est aussi prendre le pouls d'une société en transformation, où les repères religieux traditionnels évoluent sans disparaître entièrement. Les résultats recueillis sur Politês dessinent une image claire d'une majorité de non-croyants. Six répondants sur dix déclarent ne pas croire en Dieu (61 %), tandis que 29 % affirment y croire. Une part non négligeable, 10 %, exprime une incertitude ou préfère ne pas se prononcer. La dynamique d'ensemble est donc celle d'une non-croyance majoritaire, sans pour autant que la question soit tranchée de façon unanime. Premier enseignement : l'âge apparaît comme la variable la plus structurante. Chez les 25-34 ans et les 35-49 ans, la non-croyance atteint respectivement 71 % et 70 %, des niveaux parmi les plus élevés de l'ensemble. À l'inverse, les 50-64 ans et les 65 ans et plus présentent des profils sensiblement différents : 41 % et 45 % d'entre eux déclarent croire en Dieu, contre 47 % et 41 % qui ne le font pas. Ces écarts pourraient témoigner d'une différenciation générationnelle marquée, les générations plus jeunes se montrant nettement moins enclines à la croyance déclarée que leurs aînés. Deuxième enseignement : la situation vis-à-vis de l'emploi semble associée à des différences notables. Les inactifs, qui regroupent retraités, étudiants et personnes sans emploi, affichent une part de croyants plus élevée (36 %) que les CSP+ (27 %) ou les CSP- (25 %). Cette tendance pourrait aller dans le sens d'un lien entre certaines étapes ou situations de vie et une plus grande ouverture à la foi, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Troisième enseignement : les différences entre hommes et femmes restent limitées sur la réponse positive (29 % dans les deux cas), mais on note que les femmes expriment davantage d'incertitude (13 % de « ne sait pas » contre 7 % chez les hommes). Cela pourrait signaler une plus grande hésitation ou ambivalence face à la question chez les répondantes. Ces résultats s'inscrivent dans le mouvement de sécularisation qui traverse la France depuis plusieurs décennies. La baisse tendancielle des pratiques religieuses, l'évolution du rapport à la foi chez les jeunes générations, et les débats récurrents sur la place du religieux dans l'espace public forment un arrière-plan dans lequel ces chiffres prennent tout leur sens. La persistance d'une minorité croyante significative, notamment parmi les générations plus âgées, rappelle que la croyance demeure une réalité sociale vivante. L'enquête repose sur 801 répondants aux données redressées, ce qui confère à l'ensemble une solidité satisfaisante. Les résultats portant sur certains segments géographiques aux effectifs insuffisants ont été écartés de l'analyse afin de garantir la fiabilité des conclusions. Au fond, ces résultats révèlent moins une France homogène face à la question de Dieu qu'une société traversée par des lignes de partage générationnelles et sociales. La question reste ouverte : ces écarts témoignent-ils d'un recul durable de la foi, ou d'un repositionnement de la croyance vers des formes moins institutionnelles et moins déclarées ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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