Société

Publié le

20/10/2025

Croyez vous en Dieu ?

Résultats bruts

du 25/07/2026 à 16:38

Depuis toujours

Réponses

4433

Oui

26%

Non

66%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

La question de la croyance en Dieu est l'une des plus fondamentales qui puisse être posée à une société. Elle touche à la fois à l'intime, au cadre républicain de la laïcité et aux grandes transformations culturelles qui traversent la France depuis plusieurs décennies. Interroger les Français sur ce sujet, c'est tenter de prendre le pouls d'une société en mouvement, entre héritage religieux, sécularisation progressive et recomposition des spiritualités. À l'échelle de l'ensemble des répondants, la tendance est nette : 66 % des répondants sur Politês ne croient pas en Dieu, contre 26 % qui affirment y croire. Les indécis ou ceux qui ne savent pas se prononcer représentent 8 %. La non-croyance apparaît ainsi majoritaire de manière significative, même si un quart des répondants revendique une croyance. Premier enseignement, l'écart selon le genre mérite d'être relevé. Les femmes déclarent croire en Dieu à hauteur de 31 %, soit sept points de plus que les hommes (24 %). Les personnes se définissant comme non binaires se distinguent encore davantage, avec seulement 14 % de croyants et 77 % de non-croyants. Cet écart entre hommes et femmes est cohérent avec ce que l'on observe généralement dans les études sur la pratique religieuse, où les femmes expriment traditionnellement un rapport plus fréquent à la foi. Deuxième enseignement, le facteur générationnel est saillant. La croyance augmente très nettement avec l'âge : elle atteint 40 % chez les 50-64 ans et 48 % chez les 65 ans et plus, tandis qu'elle se situe entre 23 % et 26 % pour les tranches d'âge allant de 18 à 49 ans. Les 15-17 ans font légèrement exception avec 32 % de croyants, ce qui pourrait inviter à des lectures nuancées sur le rapport à la foi en début de vie. Cet écart générationnel pourrait suggérer que la sécularisation s'est accentuée au fil des générations, les plus jeunes étant plus éloignés de la croyance en Dieu, qu'elle soit institutionnelle ou personnelle. Troisième enseignement, les répondants originaires des DOM-TOM se distinguent très fortement du reste du territoire, avec 70 % de croyants, un résultat inverse de la tendance métropolitaine. Parmi les régions métropolitaines, l'Île-de-France présente la proportion de croyants la plus élevée (32 %), devant le Nord-Est et le Sud-Est (26 % chacun), tandis que le Sud-Ouest affiche le taux le plus bas (22 %). Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où, selon plusieurs enquêtes sociologiques, plus de la moitié des Français se déclarent aujourd'hui sans religion. La non-croyance en Dieu ne signifie cependant pas nécessairement l'absence de toute forme de spiritualité : le développement de pratiques comme la méditation, ou de formes de quête de sens hors des cadres religieux institutionnels, témoigne de recompositions plus complexes que le seul clivage croyants/non-croyants. Il convient de préciser que les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées. La structure démographique des répondants, notamment une possible surreprésentation des jeunes adultes, pourrait peser sur les résultats globaux et invite à la prudence dans leur généralisation. La non-croyance apparaît donc comme la position dominante parmi les Français ayant répondu à cette question, avec des variations générationnelles et territoriales notables. La question qui reste ouverte est de savoir si cette distance vis-à-vis de la croyance en Dieu s'accompagne d'une indifférence au fait spirituel ou, au contraire, d'une recherche de sens empruntant d'autres chemins.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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