Société
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 05/10/2026 à 21:10
Depuis toujours
Réponses
4529
Oui
26%
Non
66%
Ne sais pas
8%
La croyance en Dieu reste l'une des questions les plus intimes et des plus structurantes pour une société. En France, pays constitutionnellement laïque depuis 1905, elle occupe une place constante dans le débat public, à l'intersection des identités personnelles, des valeurs collectives et des tensions autour de la place de la religion dans l'espace commun. Selon les résultats recueillis auprès de 4 518 répondants sur Politês, la répartition est nettement tranchée : 66 % déclarent ne pas croire en Dieu, contre 26 % qui affirment y croire. 8 % expriment une indécision. Le non-croire apparaît ainsi largement majoritaire, sans pour autant que la croyance soit marginale, puisqu'un quart des répondants assume une croyance affirmée. Premier enseignement, l'effet de l'âge est particulièrement marqué. Chez les 25-34 ans et les 35-49 ans, le rejet de la croyance atteint respectivement 70 % et 67 %. Les 50-64 ans se distinguent nettement, avec 40 % de croyants, tandis que les 65 ans et plus présentent une répartition quasi équilibrée entre croyants et non-croyants, à 47 % chacun. Ces écarts pourraient suggérer qu'une rupture générationnelle s'est opérée : les cohortes les plus jeunes auraient évolué dans un environnement davantage sécularisé, là où les générations plus âgées seraient restées plus proches d'un rapport traditionnel au religieux. Deuxième enseignement, un écart selon le genre mérite attention. Les femmes déclarent croire en Dieu à 31 %, contre 24 % chez les hommes. Les répondants s'identifiant comme non binaires affichent quant à eux le taux de croyance le plus faible, à 14 %. Ces différences, classiquement observées dans les études sur la religiosité, pourraient aller dans le sens d'un rapport différencié à la spiritualité selon l'identité de genre. Troisième enseignement, la dimension géographique révèle une singularité notable. L'Île-de-France affiche un taux de croyance de 32 %, légèrement supérieur à la moyenne nationale. Ce résultat peut paraître contre-intuitif pour une métropole souvent associée à la modernité sécularisée ; il pourrait aussi être mis en relation avec la forte diversité démographique et culturelle de la région, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Ces résultats s'inscrivent dans une trajectoire historique de sécularisation progressive de la société française. Depuis la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, la France a construit un cadre républicain fondé sur la neutralité du politique vis-à-vis du religieux. Les enquêtes sociologiques disponibles indiquent une baisse tendancielle de la pratique religieuse régulière et une hausse de la proportion de personnes sans religion. Toutefois, la croyance en Dieu, même diffuse et déconnectée de toute pratique institutionnelle, continue de structurer une part non négligeable de la population, notamment parmi les générations plus âgées. Ces résultats sont issus d'un échantillon brut non redressé, ce qui invite à une lecture prudente, en particulier sur les segments dont les effectifs sont plus limités. Au-delà des chiffres, ce sondage pose une question de fond : dans une France où le non-croire est majoritaire, comment les institutions, les débats publics et les politiques publiques prennent-ils en compte la persistance d'une croyance qui, sans être dominante, continue d'habiter une part significative de la population ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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MayMay
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Aztek21
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Lisa
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