Culture et Loisirs
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 22:01
Depuis toujours
Réponses
681
Oui
65%
Non
28%
Ne sais pas
7%
L'hypnose occupe une place singulière dans l'imaginaire collectif : pratique thérapeutique reconnue par une partie de la communauté médicale, elle reste associée dans bien des esprits aux spectacles de scène et à une certaine forme de mystère. Interroger les Français sur leur « croyance » en l'hypnose revient donc à sonder non seulement leur connaissance du sujet, mais aussi leur rapport à des pratiques qui se situent à la frontière de la médecine conventionnelle et des médecines alternatives. Les résultats recueillis auprès des répondants sur Politês révèlent une adhésion majoritaire et relativement nette. Deux tiers des répondants (65 %) déclarent croire en l'hypnose, contre 28 % qui ne le font pas. La part d'indécis reste faible, à 7 %, ce qui suggère que le sujet appelle davantage une prise de position qu'une abstention. Premier enseignement notable : un écart de genre sensible. Les femmes sont 69 % à répondre positivement, contre 60 % des hommes, soit un écart de neuf points. Ce type de différentiel, déjà observé sur d'autres questions touchant aux médecines douces ou au bien-être, pourrait refléter une sensibilité ou une exposition différenciée à ces pratiques, sans qu'il soit possible d'en établir la cause avec certitude. Deuxième enseignement : une progression de l'adhésion avec l'âge. Les 15-24 ans et les 25-34 ans affichent des taux de réponses positives compris entre 43 % et 57 %, nettement inférieurs à ceux des 50-64 ans et des 65 ans et plus, qui atteignent tous deux 72 %. Cet écart générationnel mérite attention : il pourrait suggérer que l'expérience personnelle, qu'elle soit médicale ou liée à l'entourage, joue un rôle dans la formation d'une opinion favorable. Les plus jeunes, moins exposés à des contextes de recours thérapeutique, pourraient par ailleurs être davantage influencés par des représentations issues des réseaux sociaux ou du spectacle. Ces résultats peuvent être mis en perspective avec le statut ambivalent de l'hypnose dans le débat public. D'un côté, des applications thérapeutiques documentées, notamment dans la gestion de la douleur ou l'anxiété périopératoire, tendent à ancrer l'hypnose dans un cadre médical reconnu. De l'autre, l'absence de réglementation encadrant le titre d'hypnothérapeute en France, et les controverses entourant certaines pratiques, alimentent une méfiance persistante dans une partie de la population. Le fait que 28 % des répondants expriment une incrédulité stable pourrait aller dans le sens d'une résistance structurelle à une reconnaissance pleine et entière de cette pratique. Les résultats sont redressés afin de refléter au mieux la structure de la population française. Les résultats portant sur certains sous-groupes sont à interpréter avec prudence en raison de leur taille limitée. Au-delà des chiffres, ce que révèle cette question, c'est peut-être moins une adhésion à une pratique précise qu'un positionnement vis-à-vis d'un domaine encore mal délimité, entre science, thérapeutique et représentation culturelle. La question qui demeure est celle du socle sur lequel repose cette croyance : expérience vécue, confiance dans le corps médical, ou ouverture à des pratiques dont les contours restent flous pour une large partie du public.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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