Société

Publié le

22/11/2025

Croyez-vous en un Dieu ?

Résultats ajustés

du 25/10/2026 à 00:02

Depuis toujours

Réponses

552

Non

51%

Oui

30%

Pas sûr(e)

19%

Synthèse des résultats

La croyance en Dieu est l'une des questions les plus intimes qui soit, mais elle n'en est pas moins traversée par des enjeux collectifs et sociétaux. En France, pays de laïcité, elle se situe au carrefour de la liberté de conscience, de l'histoire religieuse et des transformations culturelles que la société traverse depuis plusieurs décennies. Sur l'ensemble des répondants, une majorité se déclare incroyante : 51 % répondent non à la question, contre 31 % qui affirment croire en un Dieu. 18 % expriment une incertitude. La dynamique d'ensemble est donc celle d'une prépondérance du non-croire, sans pour autant que la croyance soit marginale, et avec une part non négligeable d'indécis qui témoigne de la complexité de la question. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Les tranches d'âge les plus jeunes affichent les taux de non-croyance les plus élevés. Chez les 18-24 ans (133 répondants), 55 % répondent non et 25 % oui. Chez les 25-34 ans (220 répondants), ce rapport est de 60 % contre 20 %. À l'inverse, chez les 50-64 ans (51 répondants) et les 65 ans et plus (15 répondants), les résultats sont nettement plus favorables à la croyance. Ces segments étant de taille réduite, il convient d'y lire une tendance plutôt qu'une certitude statistique. Cela pourrait suggérer que la croyance en Dieu est davantage ancrée dans les générations plus âgées, en cohérence avec une évolution culturelle progressant vers la sécularisation. Deuxième enseignement : des variations selon le statut socioprofessionnel. Les inactifs (138 répondants) se distinguent nettement des autres catégories : 41 % d'entre eux déclarent croire en Dieu, contre 45 % de non. Ce profil contraste avec les CSP+ (271 répondants), où le non atteint 48 % et le oui 30 %, et avec les CSP- (140 répondants), où le non s'élève à 61 %. La catégorie des inactifs regroupe des profils hétérogènes — retraités, étudiants, personnes sans emploi —, ce qui invite à interpréter ce résultat avec prudence. Troisième enseignement : des variations régionales qui méritent attention. Parmi les régions disposant d'effectifs suffisants pour l'analyse, le Nord-Ouest (151 répondants) présente un taux de non-croyance de 61 %. Le Sud-Ouest (76 répondants) affiche quant à lui 67 %, un chiffre à considérer avec davantage de précaution compte tenu de l'effectif limité. L'Île-de-France (116 répondants) présente une répartition légèrement différente, avec 49 % de non et 30 % de oui. Ces résultats s'inscrivent dans une tendance documentée de recul de la pratique et de l'affiliation religieuses en France, amorcée bien avant le tournant du siècle. La laïcité, principe constitutif de la République depuis la loi de 1905, a progressivement instauré un cadre dans lequel la non-croyance est une position aussi légitime que la croyance. Dans ce contexte, le fait que près d'un répondant sur trois affirme croire en Dieu rappelle que la sécularisation n'est pas synonyme de disparition du sentiment religieux ou spirituel. Les résultats recueillis par Politês sont redressés pour mieux refléter la diversité de la population française, ce qui renforce leur solidité d'ensemble. Les segments aux effectifs plus faibles, notamment les tranches d'âge supérieures et certaines régions, appellent toutefois à une lecture plus prudente. Au-delà des chiffres, cette question révèle la coexistence, au sein de la société française, de positions profondément distinctes sur l'une des interrogations les plus fondamentales de l'existence humaine. La question qui se pose en creux est celle des conditions dans lesquelles ces différentes convictions continuent à cohabiter dans l'espace public.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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