Société
Publié le
22/11/2025
Résultats ajustés
du 22/08/2026 à 22:32
Depuis toujours
Réponses
546
Non
51%
Oui
30%
Pas sûr(e)
19%
La question de la croyance en Dieu constitue l'un des marqueurs les plus révélateurs de l'évolution des valeurs dans une société. En France, pays de tradition laïque où la séparation des Églises et de l'État est un pilier constitutionnel depuis 1905, elle prend une résonance particulière. Au-delà du fait religieux lui-même, répondre à cette question engage chacun dans un rapport à la transcendance, à la morale et au sens de l'existence. Sur l'ensemble des répondants, une majorité se déclare incroyante : 51 % des Français interrogés sur Politês répondent non à la question « Croyez-vous en un Dieu ? ». Les croyants représentent 30 % des répondants, tandis que 19 % expriment une incertitude. On est donc loin d'un consensus : si l'incroyance est majoritaire, près d'un répondant sur deux croit en Dieu ou hésite, ce qui témoigne d'un paysage de convictions pluriel et nuancé. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Chez les 15-24 ans, le rejet de la croyance est net, avec respectivement 74 % et 55 % de réponses négatives. À l'inverse, chez les 50-64 ans et les 65 ans et plus, les croyants deviennent majoritaires ou quasi-majoritaires, avec 40 % et 43 % de réponses positives. Ces données pourraient suggérer que l'adhésion à la croyance religieuse est associée à l'avancée en âge — une tendance qui peut s'expliquer aussi bien par des effets de génération que par des effets de cycle de vie, sans qu'il soit possible de trancher entre ces deux lectures. Deuxième enseignement : une légère différence selon le genre. Les femmes se déclarent croyantes dans une proportion plus élevée que les hommes (33 % contre 27 %), tandis que les hommes expriment davantage d'incertitude (24 % contre 14 %). Cet écart, modéré, va dans le sens d'observations classiques sur les pratiques et convictions religieuses selon le genre. Troisième enseignement : la situation d'activité est également associée à des différences notables. Parmi les inactifs, 38 % se déclarent croyants, contre 30 % chez les CSP+ et 24 % chez les CSP-. Ce résultat appelle à la prudence dans son interprétation : la catégorie des inactifs regroupe des profils très hétérogènes — retraités, étudiants, personnes sans emploi —, ce qui rend difficile toute lecture univoque. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large de sécularisation progressive de la société française. Les travaux de sociologie des religions documentent, depuis plusieurs décennies, un recul du sentiment religieux institutionnalisé, accompagné d'une persistance de formes de spiritualité plus diffuses et individuelles. La proportion élevée de réponses négatives chez les jeunes générations pourrait apparaître cohérente avec cette tendance de fond. L'analyse porte sur un échantillon redressé de 545 répondants. La surreprésentation de certaines tranches d'âge dans l'échantillon brut a nécessité un ajustement statistique, ce qui invite à interpréter les résultats par sous-groupe avec une vigilance accrue, notamment pour les catégories aux effectifs plus réduits. Au final, ces données dressent le portrait d'une France où l'incroyance est majoritaire sans être écrasante, et où la croyance demeure une réalité pour une part significative de la population, particulièrement parmi les générations plus âgées. La question qui reste ouverte est celle de la trajectoire : la proportion élevée d'incroyants parmi les jeunes préfigure-t-elle une transformation durable du paysage religieux français, ou s'agit-il d'une posture susceptible d'évoluer au fil des parcours de vie ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8676
Lisa
a demandé
Réponses
8133
Aztek21
a demandé
Réponses
8109