Société

Publié le

22/11/2025

Croyez-vous en un Dieu ?

Résultats ajustés

du 29/06/2026 à 11:55

Depuis toujours

Réponses

532

Non

51%

Oui

31%

Pas sûr(e)

18%

Synthèse des résultats

La question de la croyance en Dieu occupe une place singulière dans le débat public français, à la croisée de la liberté de conscience garantie par la loi de 1905 et d'une société qui a connu, au fil des décennies, une transformation profonde de son rapport au religieux. Interroger les Français sur cette conviction intime, c'est aussi prendre le pouls d'une société en mutation. Sur l'ensemble des répondants, une majorité relative se déclare non croyante : 51 % répondent non à la question « Croyez-vous en un Dieu ? », tandis que 31 % affirment y croire et 18 % se déclarent incertains. La dynamique dominante est donc celle d'une non-croyance majoritaire, sans pour autant effacer une part significative de croyants ni une frange non négligeable d'indécis — ce qui témoigne d'un paysage spirituel loin d'être homogène. Premier enseignement : l'écart générationnel. Les répondants les plus jeunes, notamment ceux âgés de 18 à 34 ans, affichent des taux de non-croyance sensiblement plus élevés, de l'ordre de 55 à 60 %, contre 38 à 36 % chez les 50 ans et plus. À l'inverse, les catégories les plus âgées — les 50-64 ans et les 65 ans et plus — sont les seules à présenter une proportion de croyants supérieure ou égale à celle des non-croyants, avec respectivement 40 % et 43 % de réponses affirmatives. Ces écarts pourraient suggérer un rapport à la foi qui varie selon les générations, les plus âgées entretenant un lien potentiellement plus ancré avec la religion. Deuxième enseignement : la variable socioprofessionnelle. Les inactifs, qui regroupent notamment les retraités, les étudiants et les personnes sans emploi, se distinguent avec 39 % de croyants, contre 30 % chez les CSP+ et 24 % chez les CSP-. Cette dispersion pourrait aller dans le sens d'une hétérogénéité des parcours de vie et des contextes sociaux dans lesquels s'inscrit le rapport à la croyance. Troisième enseignement : les différences entre hommes et femmes sont mesurées mais présentes. Les femmes déclarent croire en Dieu à 34 %, contre 27 % chez les hommes. Les hommes se révèlent en revanche proportionnellement plus nombreux à se dire « pas sûrs » (24 % contre 13 %), ce qui pourrait indiquer une incertitude plus exprimée chez les répondants masculins plutôt qu'un rejet tranché. Ces résultats s'inscrivent dans une tendance de fond documentée en France : depuis plusieurs décennies, la part des personnes se déclarant sans religion ou athées a progressé, tandis que la pratique catholique a reculé. La distinction entre croyance et pratique reste toutefois centrale, la première pouvant perdurer bien au-delà de la seconde. Par ailleurs, la diversification des appartenances religieuses et l'émergence de formes de spiritualité moins institutionnalisées pourraient contribuer à expliquer la part non négligeable des indécis dans les résultats recueillis par Politês. Les résultats présentés sont redressés afin de mieux refléter la diversité de la population française, ce qui renforce leur robustesse globale. Certains segments restent toutefois de taille modeste et appellent à la prudence dans leur interprétation isolée. Ce que révèlent ces données, c'est moins une société résolument athée qu'une société plurielle, traversée par des rapports à la foi très divers selon l'âge, le genre et la situation professionnelle. La question qui reste ouverte est celle de la signification de cette incertitude croissante : traduirait-elle un éloignement durable du religieux, ou l'émergence de nouvelles formes de spiritualité moins codifiées ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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