Société

Publié le

06/06/2025

Diriez-vous que vous avez très confiance, plutôt confiance, plutôt pas confiance ou pas confiance du tout dans la police ?

Résultats ajustés

du 07/08/2026 à 18:07

Depuis toujours

Réponses

907

Très confiance

16%

Plutôt confiance

46%

Plutôt pas confiance

25%

Pas confiance du tout

11%

Ne sais pas

2%

Synthèse des résultats

La confiance accordée aux forces de l'ordre constitue un baromètre sensible de la relation entre les citoyens et l'une des institutions régaliennes les plus visibles de la République. Dans un contexte où les débats sur les pratiques policières, la déontologie et le maintien de l'ordre alimentent régulièrement l'actualité, la question de la confiance dans la police revêt une portée particulière. Globalement, les résultats font apparaître une adhésion majoritaire mais nuancée. Près de six répondants sur dix (63%) déclarent faire confiance à la police, dont 16% lui accordent une très grande confiance et 47% une confiance plutôt modérée. À l'inverse, 35% expriment une défiance, partagée entre ceux qui n'ont plutôt pas confiance (24%) et ceux qui n'en ont pas du tout (11%). La part d'indécis reste marginale (2%). Premier enseignement, l'écart entre hommes et femmes est notable. Les hommes expriment une confiance nette à hauteur de 71% (très confiance et plutôt confiance cumulés), contre 55% chez les femmes. Cette différence s'observe surtout sur les modalités extrêmes : 22% des hommes déclarent faire très confiance à la police, contre seulement 11% des femmes. Ces écarts pourraient suggérer des expériences ou des perceptions distinctes du rapport aux forces de l'ordre selon le genre, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Deuxième enseignement, un écart générationnel marqué apparaît entre les actifs d'âge intermédiaire et les seniors. Les 50-64 ans affichent le taux de confiance le plus élevé (80% au total, dont 30% de très confiance), tandis que les 25-34 ans et les 35-49 ans se montrent sensiblement plus réservés, avec respectivement 52% et 57% de confiance cumulée. Les 25-34 ans enregistrent également le taux de défiance le plus fort (44%). Cette configuration pourrait aller dans le sens d'une perception plus critique de l'institution chez les répondants les plus jeunes, sans qu'il soit possible d'en établir la cause avec certitude. Troisième enseignement, une différence selon la catégorie socioprofessionnelle est également perceptible. Les CSP+ accordent leur confiance à hauteur de 65%, avec 21% de très confiance, contre 53% pour les CSP-, qui comptent aussi davantage de défiance déclarée (44%). Les inactifs se montrent quant à eux proches des résultats globaux, avec 69% de confiance. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la relation entre la police et les citoyens fait l'objet d'attentions renouvelées. Les débats sur la déontologie, les contrôles d'identité, la gestion des manifestations ou encore le rôle de l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) ont alimenté des tensions perceptibles dans certaines franges de la population. Parallèlement, des initiatives de proximité et de communication institutionnelle visent à renforcer le lien entre l'institution et les citoyens. Les données recueillies par Politês sont redressées pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. Certains segments de très petite taille ne permettent pas de lecture statistiquement fiable et n'ont pas été commentés. Au final, la confiance dans la police dessine un tableau contrasté : une majorité de confiance coexiste avec une défiance structurée, qui varie sensiblement selon l'âge, le genre et la catégorie socioprofessionnelle. La question qui se pose dès lors est de savoir si cette configuration reflète des expériences vécues différentes ou des représentations distinctes du rôle attendu des forces de l'ordre dans la société.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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