Société

Publié le

06/06/2025

Diriez-vous que vous avez très confiance, plutôt confiance, plutôt pas confiance ou pas confiance du tout en le président de la République Française en fonction ?

Résultats ajustés

du 28/10/2026 à 03:46

Depuis toujours

Réponses

322

Très confiance

1%

Plutôt confiance

16%

Plutôt pas confiance

21%

Pas confiance du tout

62%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

La confiance accordée au chef de l'État constitue l'un des baromètres les plus directs de la relation entre les citoyens et le pouvoir exécutif. Interroger les Français sur leur niveau de confiance envers le président de la République en fonction, c'est toucher à un indicateur central de la légitimité perçue de l'action présidentielle, au-delà des seules considérations partisanes. Le tableau d'ensemble est sans ambiguïté : la défiance est largement majoritaire. Près de quatre Français sur cinq (82 %) déclarent ne pas faire confiance au président de la République, dont 62 % exprimant une absence totale de confiance. À l'inverse, seuls 15 % témoignent d'une confiance, très faible (1 %) ou plutôt faible (14 %). Les indécis représentent 3 % des répondants, un niveau marginal qui ne modifie pas la lecture d'ensemble. Premier enseignement : la défiance est transversale, mais elle s'accentue avec l'âge. Chez les 18-24 ans, 48 % expriment une absence totale de confiance, un taux déjà élevé. Il monte à 57 % chez les 25-34 ans, à 62 % chez les 35-49 ans, à 66 % chez les 50-64 ans, et atteint 82 % chez les 65 ans et plus. Cette progression régulière avec l'âge pourrait suggérer que les générations plus anciennes, souvent davantage attachées à des repères institutionnels traditionnels, ressentent un écart plus marqué entre leurs attentes envers la fonction présidentielle et la réalité perçue de son exercice. Deuxième enseignement : un écart notable s'observe selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- affichent un niveau de défiance totale de 73 %, contre 57 % chez les CSP+. Si la confiance reste minoritaire dans les deux groupes, cet écart de seize points pourrait aller dans le sens d'une perception plus critique de l'action présidentielle parmi les catégories populaires, possiblement en lien avec les enjeux de pouvoir d'achat et de conditions de vie qui occupent une place centrale dans leurs préoccupations. Troisième enseignement : une variation géographique mérite attention. L'Île-de-France se distingue avec un taux de confiance (très ou plutôt) de 26 %, supérieur à la moyenne nationale. À l'inverse, le Sud-Ouest enregistre le niveau de confiance le plus bas (10 %), avec un taux de défiance totale de 68 %. Ces différences régionales pourraient refléter des réalités socioéconomiques et politiques locales contrastées, sans qu'il soit possible d'en inférer des causes directes. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de fin de second mandat présidentiel, période généralement associée à une certaine érosion de la popularité des chefs d'État. Les données disponibles font état de cotes de confiance présidentielle ayant atteint des niveaux historiquement bas au cours des derniers mois, dans un environnement politique perçu comme instable, marqué par plusieurs changements de gouvernement successifs. Des réformes structurelles contestées, des tensions sociales persistantes et des crises institutionnelles ont pu alimenter ce sentiment de défiance, sans qu'il soit possible d'établir un lien causal direct avec les résultats observés ici. Les données collectées par Politês sont redressées pour refléter au mieux la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. Les variations observées entre sous-groupes appellent néanmoins à une lecture prudente, compte tenu des effectifs propres à chaque segment. Au-delà des chiffres, ces résultats donnent à voir ce qui pourrait être moins une défiance conjoncturelle qu'une posture durable d'une large part de la population vis-à-vis de la fonction présidentielle telle qu'elle est exercée. La question qui se pose alors est de savoir dans quelle mesure cette défiance est attachée à la personne du président en exercice, ou si elle reflète une remise en question plus profonde du rapport des Français à leurs institutions.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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