Politique

Publié le

12/10/2025

Emmanuel Macron est-il le pire président de la Ve république ?

Résultats ajustés

du 23/07/2026 à 22:45

Depuis toujours

Réponses

1556

Oui

57%

Non

28%

Ne sais pas

15%

Synthèse des résultats

La question de l'héritage présidentiel d'Emmanuel Macron occupe une place centrale dans le débat politique français. Demander aux répondants sur Politês s'il est le « pire président de la Ve République » revient à sonder non seulement un bilan, mais aussi un sentiment d'époque, nourri par une succession de crises sociales, économiques et sanitaires. Le résultat global est clair dans son orientation : une majorité de 57 % des répondants répond oui à cette question, tandis que 28 % s'y opposent et 15 % déclarent ne pas savoir. Si le signe majoritaire penche vers une appréciation très critique de la présidence Macron, le résultat ne traduit pas un consensus absolu. Près de quatre répondants sur dix soit ne partagent pas ce jugement, soit restent indécis, ce qui nuance la portée du chiffre. Premier enseignement : l'effet de l'âge est l'un des traits les plus marqués dans ces résultats. Les 15-24 ans se distinguent nettement du reste de la population. Chez les 15-17 ans, seulement 30 % répondent oui, contre 48 % qui répondent non. Chez les 18-24 ans, cette tendance se maintient avec 35 % de oui contre 40 % de non. Ce rapport s'inverse progressivement à mesure que l'âge augmente : à partir de 25 ans, la majorité se forme autour du oui, et elle atteint 76 % chez les 65 ans et plus. Cela pourrait suggérer que le rejet le plus affirmé de la présidence Macron se concentre davantage chez les générations ayant eu une expérience directe d'autres mandats présidentiels, ce qui pourrait aller dans le sens d'un jugement comparatif plus ancré. Deuxième enseignement : les différences selon la catégorie socioprofessionnelle méritent attention. Les CSP- expriment un jugement plus tranché que les CSP+, avec respectivement 61 % et 54 % de réponses positives. Cet écart de sept points pourrait suggérer que les populations aux revenus et aux conditions de vie plus modestes ressentent plus fortement les effets de politiques perçues comme insuffisamment redistributives, même si d'autres facteurs pourraient contribuer à cette différence. Troisième enseignement : les résultats régionaux révèlent une légère hétérogénéité. L'Île-de-France enregistre le taux de oui le plus faible parmi les grandes régions, à 44 %, contre des niveaux allant de 46 % à 54 % ailleurs. Cette singularité francilienne pourrait s'expliquer par un profil socioéconomique et électoral distinct de la région capitale, bien que ce résultat appelle à la prudence dans l'interprétation. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. La qualification de « pire président » a été avancée par plusieurs figures publiques et commentateurs. Les années récentes, marquées notamment par le mouvement des Gilets Jaunes, l'adoption de la réforme des retraites par recours à l'article 49.3 et la crise sanitaire liée au Covid-19, ont alimenté un sentiment durable de défiance envers l'exécutif. Ces éléments pourraient contribuer à expliquer l'orientation des réponses, sans en constituer les seuls déterminants. Les résultats présentés ici sont redressés afin de les rendre représentatifs de la population française, ce qui renforce leur robustesse. La prudence reste néanmoins de mise sur les segments géographiques aux effectifs les plus réduits, comme les DOM-TOM. Au final, ces résultats traduisent moins un verdict définitif qu'un état d'opinion à un moment donné. Le recul du temps permettra d'en affiner la lecture. La question qui demeure ouverte est de savoir dans quelle mesure ce jugement repose sur une évaluation du bilan présidentiel ou sur une appréciation plus globale du style de gouvernance et du contexte de la période.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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