Politique
Publié le
25/01/2026
Résultats ajustés
du 12/08/2026 à 22:25
Depuis toujours
Réponses
718
Oui sans hésiter
1%
Oui probablement
3%
Cela dépend des autres candidats
23%
Sûrement pas
73%
Si Emmanuel Macron pouvait se présenter à un troisième mandat présidentiel, voteriez-vous pour lui ? La question est hypothétique — la Constitution française interdit depuis 2008 tout troisième mandat consécutif — mais elle n'en est pas moins révélatrice. Posée de manière directe, elle mesure moins une intention de vote qu'une disposition générale vis-à-vis du président en exercice et de son bilan. Les résultats recueillis par Politês sont nets. Parmi les répondants, 73 % déclarent « sûrement pas », tandis que 1 % seulement se disent prêts à voter pour lui « sans hésiter ». En ajoutant les 3 % qui répondent « oui probablement », on parvient à 4 % d'intentions favorables explicites. La modalité intermédiaire, « cela dépend des autres candidats », recueille 23 % des réponses, ce qui indique qu'une fraction des répondants n'exclut pas totalement cette option selon la configuration du scrutin. Premier enseignement : le rejet est très largement partagé, et peu différencié selon le genre. Les hommes (74 % de « sûrement pas ») et les femmes (72 %) expriment un niveau de refus quasiment identique. Les femmes sont légèrement plus nombreuses à se dire conditionnellement ouvertes (26 % contre 20 % chez les hommes), mais l'écart reste mesuré. Deuxième enseignement : une nuance générationnelle mérite attention. Les répondants âgés de 15 à 17 ans se démarquent quelque peu du reste des participants, avec 59 % de « sûrement pas » et 35 % de réponses conditionnelles. Ce profil plus indécis pourrait suggérer un rapport différent à la figure présidentielle chez les plus jeunes, peut-être moins ancré dans l'expérience directe des deux mandats. À l'opposé, les répondants de 65 ans et plus affichent le rejet le plus tranché, à 84 %, ce qui pourrait refléter une appréciation plus marquée de l'ensemble de la séquence politique depuis 2017. Troisième enseignement : les variations régionales restent limitées, mais l'Île-de-France se distingue légèrement avec 65 % de « sûrement pas », un niveau inférieur à la moyenne nationale, et 7 % de « oui probablement », le score le plus élevé parmi les régions. Ce résultat pourrait s'expliquer, en partie, par la concentration dans la région capitale de profils socio-économiques historiquement plus proches de la ligne politique portée par Emmanuel Macron depuis 2017. Ces données s'inscrivent dans un contexte où la popularité d'Emmanuel Macron a connu une évolution défavorable au fil de ses deux mandats. Des voix proches de la majorité avaient, à plusieurs reprises, évoqué la possibilité de réviser les règles de limitation des mandats présidentiels, sans que ces discussions n'aboutissent à une quelconque réforme constitutionnelle. L'hypothèse d'un troisième mandat, posée ici comme fiction électorale, met ainsi en lumière un niveau de rejet qui dépasse les seules lignes partisanes. Ce que ces données pointent, au fond, c'est moins une question sur la personne d'Emmanuel Macron qu'une interrogation plus large : dans quel état se trouve, en fin de second mandat, la relation entre les Français et leur président, et quelles dynamiques cela pourrait-il dessiner pour la recomposition politique à venir ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8674
chinaskih
a demandé
Réponses
7551
Victormlrt
a demandé
Réponses
6434