Politique

Publié le

25/01/2026

Si Emmanuel Macron pouvait se présenter à un troisième mandat voteriez vous pour lui ?

Résultats ajustés

du 03/07/2026 à 13:41

Depuis toujours

Réponses

694

Oui sans hésiter

1%

Oui probablement

3%

Cela dépend des autres candidats

23%

Sûrement pas

73%

Synthèse des résultats

La question d'un éventuel troisième mandat présidentiel pour Emmanuel Macron est, dans les conditions constitutionnelles actuelles, sans objet juridique. L'article 6 de la Constitution interdit expressément l'exercice de plus de deux mandats consécutifs. Pour autant, soumettre cette hypothèse à l'opinion publique offre un révélateur utile de la relation que les Français entretiennent avec le chef de l'État à l'approche de la fin de son second quinquennat. Il s'agit moins d'une projection électorale que d'un baromètre d'adhésion. Le résultat est net : 73 % des répondants sur Politês déclarent qu'ils ne voteraient « sûrement pas » pour Emmanuel Macron s'il pouvait se représenter. Seuls 4 % se montrent disposés à le soutenir, dont 1 % « sans hésiter » et 3 % « probablement ». Un quart des répondants (23 %) adoptent une posture conditionnelle, indiquant que leur vote « dépendrait des autres candidats ». La dynamique dominante est donc un rejet ferme et majoritaire, accompagné d'une frange non négligeable qui refuse de se prononcer définitivement en dehors du contexte d'une offre électorale précise. Premier enseignement : le rejet traverse les lignes démographiques classiques. Qu'on observe les hommes (75 % de « sûrement pas ») ou les femmes (72 %), les actifs CSP+ (70 %) ou les CSP- (74 %), les inactifs (77 %), le rejet demeure la réponse largement dominante dans tous les groupes. Cela pourrait suggérer que l'impopularité du Président, si elle varie en intensité, ne se concentre pas sur un profil sociologique particulier. Deuxième enseignement : une variation générationnelle mérite attention. Les 15-17 ans affichent le taux de rejet le plus bas (58 %) et la part de réponses conditionnelles la plus élevée (35 %), là où les 65 ans et plus présentent le rejet le plus fort (83 %) avec très peu d'ambivalence. Les tranches d'âge intermédiaires — 18-24 ans, 25-34 ans, 35-49 ans — affichent des taux de rejet compris entre 69 % et 74 %. On peut émettre l'hypothèse que l'opinion se tranche davantage avec l'âge, les plus jeunes exprimant une incertitude qui pourrait tenir à l'absence d'alternative connue plutôt qu'à une adhésion au Président. Troisième enseignement : sur le plan régional, l'Île-de-France se distingue avec un taux de rejet de 65 %, le plus bas parmi les grandes régions, et une part de dispositions favorables de 8 %. Cette particularité francilienne, régulièrement observée dans les mesures relatives au bilan présidentiel, pourrait refléter des dynamiques socio-économiques et électorales propres à la région capitale. Il convient toutefois de ne pas en tirer de conclusion ferme à ce stade. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le second quinquennat d'Emmanuel Macron a été marqué par plusieurs réformes contestées, au premier rang desquelles la réforme des retraites de 2023, et où des indicateurs de confiance envers le Président ont, selon les données disponibles, atteint des niveaux historiquement bas. L'hypothèse d'un retour en 2032, parfois évoquée dans le débat public, se heurterait en tout état de cause à un socle d'opinion peu favorable dans les conditions actuelles. Les résultats ont été redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce la robustesse des tendances observées à l'échelle globale. Les effectifs de certains segments, notamment les 65 ans et plus ainsi que les DOM-TOM, restent modestes ; les résultats propres à ces sous-groupes appellent donc à la prudence dans leur interprétation. Au-delà du scénario hypothétique qu'elle pose, cette question éclaire l'état du rapport entre les Français et leur Président en fin de mandat. Une interrogation demeure ouverte : dans quelle mesure ce rejet reflète-t-il un jugement personnel sur Emmanuel Macron, ou traduit-il une lassitude plus structurelle à l'égard du pouvoir en place, quelle qu'en soit l'incarnation ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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