Politique

Publié le

31/08/2025

Est-ce une bonne mesure d’interdire le téléphone portable au collège ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 12:49

Depuis toujours

Réponses

645

Pour

84%

Contre

11%

Ne sais pas

5%

Synthèse des résultats

L'interdiction du téléphone portable au collège est inscrite dans le droit français depuis 2018, et progressivement renforcée depuis lors. La question de son bien-fondé continue d'alimenter les débats éducatifs et politiques, à mesure que la mesure s'étend et que ses effets font l'objet d'évaluations. Dans ce contexte, interroger l'opinion des Français sur ce sujet permet de prendre la mesure de son ancrage dans les perceptions collectives. Les résultats recueillis sur Politês sont nets : 87 % des répondants se déclarent favorables à l'interdiction du téléphone portable au collège, contre 9 % qui s'y opposent. Le taux d'indécision est très faible, à 4 %. On se trouve ici face à un niveau d'adhésion particulièrement élevé, qui dépasse les clivages habituels et dessine un quasi-consensus. Premier enseignement : l'écart générationnel constitue l'un des traits les plus saillants de ces résultats. Les 15-17 ans, directement concernés par la mesure en tant que collégiens ou lycéens récents, sont les moins enclins à y adhérer, avec 72 % de soutien et 23 % d'opposition. À l'inverse, les 65 ans et plus approuvent la mesure à 95 %, sans aucune voix contre. Entre ces deux extrêmes, le soutien croît de façon régulière avec l'âge : 79 % chez les 18-24 ans, 80 % chez les 25-34 ans, 91 % chez les 35-49 ans, 90 % chez les 50-64 ans. Ces chiffres pourraient suggérer que la proximité avec l'expérience scolaire — le fait d'être encore élève ou de l'avoir été très récemment — va de pair avec une perception plus nuancée de la mesure. Deuxième enseignement : les variations selon le genre et la catégorie socioprofessionnelle sont relativement limitées. Les hommes soutiennent la mesure à 88 %, les femmes à 85 %, soit un écart modeste. Les CSP+ et les inactifs affichent tous deux 87 %, les CSP- un soutien légèrement inférieur à 84 %. Ces données pourraient indiquer que l'adhésion à cette mesure transcende largement les lignes sociales habituelles. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où l'interdiction du téléphone portable au collège est désormais bien établie dans le droit français, et où le débat politique porte aujourd'hui davantage sur une éventuelle extension aux lycées. Plusieurs responsables politiques ont soutenu publiquement cette extension, et des expérimentations de « pause numérique » ont été lancées à la rentrée 2024. La forte adhésion observée pourrait également refléter une préoccupation croissante autour des effets du numérique sur les jeunes, notamment en matière de concentration scolaire et de cyberharcèlement — deux sujets qui ont gagné en visibilité dans le débat public ces dernières années. Les résultats présentés ont été redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble. Au-delà des chiffres, ce résultat illustre une convergence d'opinion rare sur un sujet éducatif. La question qui reste ouverte est celle de l'application concrète de la mesure et de son efficacité réelle : un consensus d'opinion est-il suffisant pour garantir une mise en œuvre effective et des effets mesurables sur la vie scolaire ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.