Société

Publié le

17/10/2025

Est-ce que faire des enfants est un choix égoïste en 2025 ?

Résultats ajustés

du 30/10/2026 à 20:53

Depuis toujours

Réponses

395

Oui

24%

Non

76%

Synthèse des résultats

En 2025, la question de la parentalité s'inscrit dans un contexte particulier : recul de la natalité, hausse du coût de la vie, questionnements environnementaux et transformation des normes sociales. Demander si faire des enfants constitue un choix égoïste, c'est toucher à la fois aux motivations individuelles et aux représentations collectives d'un acte fondateur. La réponse est nette : 74 % des répondants sur Politês estiment que faire des enfants n'est pas un choix égoïste, contre 26 % qui considèrent que si. L'adhésion majoritaire à l'idée que la parentalité n'est pas un acte d'égoïsme est bien présente, et elle traverse l'ensemble des segments de population. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les femmes sont proportionnellement plus nombreuses à qualifier la parentalité d'égoïste, à 30 %, contre 21 % chez les hommes. Cet écart de neuf points invite à la prudence dans l'interprétation, mais il pourrait suggérer que les femmes, davantage confrontées aux arbitrages concrets liés à la maternité, portent une réflexion plus critique sur les motivations individuelles qui sous-tendent ce choix. Deuxième enseignement : un profil générationnel singulier pour les 65 ans et plus. C'est la tranche d'âge qui exprime le plus haut niveau d'adhésion à l'idée que faire des enfants peut être égoïste, à 40 %, soit un écart marqué par rapport aux autres groupes d'âge qui oscillent entre 18 % et 26 %. Ce résultat est contre-intuitif au premier abord, dans la mesure où l'on pourrait attendre des générations plus âgées une vision plus traditionnelle et moins critique de la parentalité. Plusieurs lectures sont envisageables : une distance temporelle avec le choix lui-même, une sensibilité accrue aux enjeux collectifs, ou encore un regard rétrospectif sur les conditions dans lesquelles ce choix a été fait. Ce segment étant représenté par un effectif limité dans les données collectées, ces résultats méritent d'être considérés avec prudence. Troisième enseignement : un léger différentiel selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- sont 30 % à juger ce choix égoïste, contre 23 % chez les CSP+. Cette différence, modérée, pourrait s'inscrire dans un contexte où les contraintes économiques pèsent davantage sur certains ménages, rendant la question des motivations derrière le projet parental plus prégnante. Ces résultats s'inscrivent dans un moment où le débat sur la natalité est particulièrement vivace. La France a enregistré un solde naturel négatif pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, et les discours politiques sur le redressement démographique coexistent avec des voix qui défendent le droit à ne pas avoir d'enfant. Dans ce contexte, voir une large majorité rejeter l'idée d'un égoïsme lié à la parentalité pourrait être lu comme un attachement persistant à une vision altruiste de cet acte, même si des nuances émergent selon les groupes. Les données ont été redressées pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce la robustesse des tendances globales observées. Au final, la grande majorité des Français interrogés ne perçoit pas la décision de faire des enfants comme un acte égoïste. Les nuances selon le genre, l'âge ou la situation socioprofessionnelle rappellent toutefois que derrière ce consensus apparent, des lectures plus critiques existent. La question qui demeure est peut-être moins celle de l'égoïsme que celle des conditions dans lesquelles ce choix est, ou peut être, exercé librement.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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