Société
Publié le
17/10/2025
Résultats ajustés
du 17/07/2026 à 21:17
Depuis toujours
Réponses
1117
Oui
26%
Non
74%
En 2025, faire des enfants est-il un choix égoïste ? La question, aussi provocatrice qu'elle puisse paraître, touche à des enjeux profonds : évolution des valeurs individuelles, préoccupations écologiques, tensions entre aspirations personnelles et attentes sociétales. Elle s'inscrit dans un contexte où la natalité française est en recul et où les débats sur la parentalité occupent une place croissante dans l'espace public. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une position nette : une large majorité, soit 74 %, estime que faire des enfants n'est pas un choix égoïste. Seul un quart des répondants, 26 %, défend la thèse inverse. Le résultat dessine une adhésion majoritaire à l'idée que la parentalité relève d'un choix légitime, voire altruiste ou simplement neutre sur le plan moral. Premier enseignement notable : un écart entre les femmes et les hommes. Les femmes sont proportionnellement plus nombreuses à considérer que faire des enfants pourrait être un choix égoïste, à 30 %, contre 22 % chez les hommes. Cet écart, sans être spectaculaire, pourrait suggérer que les femmes, souvent plus directement concernées par les contraintes concrètes de la parentalité, portent un regard légèrement plus critique ou plus ambivalent sur les motivations qui sous-tendent ce choix. Deuxième enseignement : la tranche des 25-34 ans, soit les personnes au cœur de l'âge de la parentalité, affiche un taux d'adhésion à la thèse de l'égoïsme identique à la moyenne nationale, à 26 %. Ce n'est donc pas au moment où la question est la plus concrète et personnelle qu'elle suscite le plus de réserves. En revanche, les 18-24 ans se montrent les moins enclins à qualifier ce choix d'égoïste, à 18 %. On pourrait émettre l'hypothèse d'une génération encore distante du sujet, ou davantage portée par une vision positive ou neutre de la parentalité. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles moins favorisées et les inactifs se montrent légèrement plus susceptibles de partager cette perception, à 29 % chacun, contre 23 % pour les CSP+. Sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion causale, ce résultat pourrait être lu dans un contexte où le coût de l'éducation et les contraintes financières liées à la parentalité sont perçus plus concrètement par certains groupes. Cette mise en perspective est d'autant plus intéressante que les débats contemporains sur la parentalité ne se limitent plus aux seules questions économiques. Les préoccupations écologiques, portées notamment par des courants comme celui des « Ginks » ou des couples sans enfants pour des raisons environnementales, ont introduit une nouvelle dimension dans ce questionnement moral. Pourtant, ces arguments semblent peu avoir pénétré l'opinion majoritaire, du moins à en juger par les résultats observés. Les résultats présentés ici sont redressés pour mieux refléter la diversité de la population française. En définitive, les Français semblent largement réfractaires à l'idée que faire des enfants constituerait un acte égoïste, et ce, quelles que soient les générations ou les catégories sociales. La question qui reste ouverte est peut-être celle des motivations : dans quelle mesure ce rejet de l'étiquette « égoïste » reflète-t-il une vision de la parentalité comme engagement collectif, ou simplement comme choix personnel dont la légitimité n'aurait pas à être justifiée ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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MayMay
a demandé
Réponses
8142
Aztek21
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7737
Lisa
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7567