Société

Publié le

17/10/2025

Est-ce que faire des enfants est un choix égoïste en 2025 ?

Résultats ajustés

du 08/09/2026 à 21:18

Depuis toujours

Réponses

1141

Oui

26%

Non

74%

Synthèse des résultats

La question de savoir si faire des enfants constitue un choix égoïste touche à des enjeux profonds sur les motivations individuelles, les normes sociales et les perspectives démographiques. En 2025, alors que la France enregistre un solde naturel négatif pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, cette interrogation prend une résonance particulière, mettant en tension aspirations personnelles et responsabilité collective. Le résultat est net : 74 % des répondants sur Politês estiment que faire des enfants n'est pas un choix égoïste, contre 26 % qui partagent l'opinion inverse. L'adhésion majoritaire à une vision non égoïste de la parentalité est donc bien établie, sans que le consensus soit pour autant unanime. Premier enseignement, un écart de genre notable. Les femmes sont proportionnellement plus nombreuses à considérer la parentalité comme un choix égoïste, à 30 %, contre 21 % chez les hommes. Cet écart de neuf points pourrait suggérer que la perception du coût personnel de la parentalité — plus lourd à porter pour les femmes en termes de carrière, de santé ou d'organisation quotidienne — nuance leur rapport à cette question. Cette lecture reste conditionnelle, mais mérite attention. Deuxième enseignement, une variation selon l'âge. Les répondants de 25-34 ans présentent un taux d'adhésion à l'idée d'égoïsme de 26 %, en ligne avec le résultat global. Plus notable, les répondants de 65 ans et plus se distinguent avec 40 % qui considèrent la parentalité comme un choix égoïste, soit le taux le plus élevé de toutes les tranches d'âge. Ce résultat, contre-intuitif, pourrait s'interpréter de plusieurs façons : une sensibilité accrue aux enjeux environnementaux ou économiques chez certains seniors, ou encore une familiarité plus grande avec des discours critiques sur la parentalité. Ce chiffre doit néanmoins être lu avec prudence, compte tenu du faible effectif de ce groupe. Troisième enseignement, un léger clivage socioprofessionnel. Les CSP- affichent un taux de 30 % de réponses « oui », soit sept points de plus que les CSP+ (23 %). Cela pourrait aller dans le sens d'une perception plus aiguë des contraintes économiques liées à la parentalité chez les catégories socioprofessionnelles moins favorisées, où le coût de l'enfant est potentiellement ressenti comme plus pesant. Ces résultats s'inscrivent dans un débat sociétal plus large. La baisse de la natalité en France, documentée par plusieurs années consécutives de recul des naissances, a réactivé les discours sur la valeur sociale de la parentalité. Les politiques publiques, du « réarmement démographique » évoqué par le chef de l'État aux aides versées par la CAF, témoignent d'une volonté institutionnelle de soutenir la natalité. Dans ce contexte, la majorité des répondants qui rejettent l'idée d'égoïsme associée à la parentalité pourrait refléter une représentation encore largement positive et altruiste de l'acte de faire des enfants. Les résultats ayant fait l'objet d'un redressement statistique, leur robustesse globale est satisfaisante. La prudence s'impose pour la tranche des 65 ans et plus, dont l'effectif est limité. Au fond, les Français apparaissent majoritairement attachés à une vision non égoïste de la parentalité. La présence d'un quart de répondants exprimant le point de vue inverse, avec des variations significatives selon le genre et la catégorie socioprofessionnelle, invite cependant à s'interroger : dans quelle mesure les conditions concrètes de vie façonnent-elles le regard que l'on porte sur ce choix fondamental ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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